Conclusions de l’Enquête sur la vie après le service militaire de 2013

Sommaire

Citation: Thompson JM, VanTil L, Sweet J, Poirier A, McKinnon K, Dursun S, Sudom K, Zamorski M, Sareen J, Ross D, Hoskins C, Pedlar D. Canadian Armed Forces Veterans: Mental Health Findings from the 2013 Life After Service Survey. Charlottetown PE: Research Directorate, Veterans Affairs Canada. Research Directorate Technical Report. Charlottetown. 19 March 2015.

Le présent document analyse les conclusions de santé mentale de l’Enquête sur la vie après le service (EVAS) de 2013 réalisée auprès des vétérans des Forces armées canadiennes (FAC). Le but était de produire un document de référence détaillé visant à contribuer aux politiques, aux programmes, aux services et aux recherches pour soutenir la santé mentale et le bien-être des vétérans des FAC après avoir quitté le service. Les objectifs étaient de décrire les besoins quant à la fréquence et la sévérité des problèmes de santé mentale, de relever les caractéristiques des sous-groupes avec ou sans problème de santé mentale, de décrire l’utilisation du service par les vétérans ayant des problèmes de santé mentale et d’établir les éventuelles répercussions des conclusions sur les politiques, les programmes et les services. La première phase de l’analyse en matière de santé mentale jette les bases de la deuxième partie : des estimations plus précises de l’étendue des problèmes de santé mentale et une modélisation multivariable visant à établir les sous-groupes potentiellement vulnérables et les éventuels facteurs de protection chez les vétérans des FAC.

La portée de l’enquête de 2013 (EVAS de 2013) était supérieure à l’EVAS de 2010 en incluant pour la première fois les vétérans de la Force de la première réserve ainsi que les vétérans de la Force régulière qui ont été libérés entre 1998 et 2012. L’EVAS de 2010 a été réalisée auprès des vétérans de la Force régulière qui avaient été libérés entre 1998 et 2007. À l’instar de l’EVAS de 2010, l’EVAS de 2013 était une enquête fondée sur des entretiens téléphoniques assistés par ordinateur menée par Statistique Canada pour le ministère des Anciens Combattants (ACC) et le ministère de la Défense nationale (MDN), en février et mars 2013. L’enquête a été menée auprès d’anciens membres de la Première réserve en service de classe A/B ou en service de classe C qui ont été libérés entre le 1er janvier 2003 et le 31 août 2012 et de membres de la Force régulière qui ont été libérés entre le 1er janvier 1998 et le 31 août 2012 :

  1. Force de réserve, service de classe A/B : Vétéran qui était membre de la Première réserve, qui avait été en service de classe B (service temporaire à temps plein) en plus d’être en service de classe AFootnote 1.
  2. Force de réserve, service de classe C : Vétéran qui était membre de la Première réserve, qui avait été en service de classe C en plus d’être en service de classe A et peut-être en service de classe B. Depuis 2002, le service de classe C n’est autorisé que pour ceux qui sont en déploiement opérationnel au pays ou à l’étranger.
  3. Force régulière : Vétéran qui était membre de la Force régulière. Certains vétérans qui faisaient partie de cette catégorie avaient également servi dans la Force de réserve.

S1. Aperçu des conclusions À FAIRE

La plupart se portaient bien. La plupart des vétérans des FAC qui avaient été libérés de leur service depuis 1998 avaient une bonne santé mentale. La majorité avait une santé mentale jugée de très bonne à excellente, ne souffraient pas de détresse psychologique importante, n’avaient pas de diagnostic de problème de santé mentale, et ne vivaient pas de stress important.

Certains avaient des problèmes de santé mentale. Les conclusions appuient des améliorations constantes aux services de santé mentale offerts aux vétérans des FAC. Les problèmes de santé mentale étaient beaucoup plus fréquents chez les vétérans de la Force régulière et les vétérans déployés de la Force de réserve que dans la population générale canadienne selon le même groupe d’âge et le sexe. Les vétérans de réserve non déployés étaient comme les autres jeunes adultes canadiens. La fréquence des diagnostics de santé mentale était de 24 % chez les vétérans de la Force régulière, de 17 % chez les vétérans de réserve (classe C) déployés, et de 9 % chez les vétérans de réserve (classe A et B) non déployés. L’enquête comprenait également trois mesures de la santé mentale actuelle : 16 % des vétérans de la Force régulière jugeaient leur santé mentale de passable à mauvaise, 13 % avaient une détresse psychologique modérée à grave, et 17 % avaient une qualité de vie significativement réduite en raison de leur santé mentale selon le formulaire abrégé de 12 questions (SF-12) menant au Sommaire de la composante mentale (SCM).

Répercussions et déterminants des problèmes de santé mentale. Ces conclusions appuient l’approche d’ACC à l’égard du bien-être mental en donnant accès à des services liés à différents déterminants de la santé. Les problèmes de santé mentale chez ces vétérans ont été associés à de multiples facteurs biopsychosociaux comme les caractéristiques socioéconomiques, les caractéristiques militaires, les facteurs de stress, la capacité d’adaptation et la satisfaction, l’état de santé physique et la comorbidité, et l’invalidité. La plupart des vétérans ayant un diagnostic de problème de santé mentale avaient un problème physique chronique concomitant.

Caractéristiques des sous-groupes ayant une fréquence élevée de problèmes de santé mentale. Les conclusions ont cerné les caractéristiques des sous-groupes plus susceptibles d’avoir des problèmes de santé mentale. Le risque d’avoir un diagnostic de problème de santé mentale était plus élevé chez les vétérans d’âge moyen que chez les plus jeunes et les plus vieux; chez les femmes; les veufs, les séparés et divorcés; ceux ayant des études autres qu’un diplôme d’études postsecondaire; les sans-emploi et les sans-travail ou ceux qui ne cherchaient pas; ceux qui avaient un faible revenu; et ceux qui avaient l’impression un ajustement difficile à la vie civile. Chez les vétérans de la Force régulière, le risque d’avoir un diagnostic de problème de santé mentale était considérablement plus élevé chez les militaires du rang subalterne suivis par les militaires du rang supérieur, qui ont servi pendant 10 à 19 ans (carrière interrompue), et qui ont été libérés involontairement pour raisons médicales. Environ la moitié des vétérans ayant un diagnostic de problème de santé mentale avaient au moins deux problèmes de santé mentale. L’invalidité évaluée comme une limitation d’activité était plus fréquente chez les vétérans ayant un diagnostic de problème de santé mentale que chez ceux n’en ayant pas. Les problèmes de santé mentale étaient associés à une faible maîtrise de la situation, à un faible sentiment d’appartenance à la collectivité, au stress de la vie personnelle, au stress professionnel, à la l’insatisfaction et au faible soutien social.

Prévention du suicide. Les conclusions appuient les activités de prévention du suicide et cernent les sous-groupes plus susceptibles d’être sur la voie du suicide. Les idées suicidaires étaient plus fréquentes chez ceux ayant un diagnostic de problème de santé mentale et surtout fréquentes chez les clients d’ACC. Les idées suicidaires étaient également fréquentes chez les vétérans ayant entre 40 et 49 ans; chez les femmes; ceux ayant un diplôme autre qu’universitaire; les sans-emploi et ceux incapables de travailler; ceux ayant un faible revenu; ceux ayant obtenu une libération pour raisons médicales; les militaires du rang subalterne, y compris les soldats; ceux ayant un problème physique ou de santé mentale, particulièrement ceux ayant les deux et un degré plus élevé de comorbidité; les invalides; ceux qui n’étaient pas satisfaits de leur vie; ceux recevant des soins à domicile ou dont les besoins n’étaient pas satisfaits en matière de soins de santé. Les idées suicidaires étaient plus fréquentes chez les clients d’ACC, conformément à la fréquence plus élevée de problèmes de santé chez les vétérans qui participent aux programmes d’ACC.

Transition vers la vie civile. Les conclusions appuient la prestation de services aux vétérans ayant des problèmes de santé mentale en transition vers la vie civile. L’adaptation difficile à la vie civile était beaucoup plus fréquente chez ceux ayant un problème de santé mentale au moment de l’enquête que chez ceux n’en ayant pas (62 % par rapport à 26 % des vétérans de la Force régulière, et 59 % par rapport à 17 % des vétérans en service de classe C de la Force de réserve). Parmi les vétérans dont l’adaptation était difficile, plus de la moitié (59 %) des vétérans de la Force régulière avaient des problèmes de santé mentale, tout comme près de la moitié (43 %) des vétérans en service de classe C de la Force de réserve. Les recherches présentent une lacune quant aux facteurs d’influence sur la santé mentale au moment de la transition.

Les participants aux programmes d’ACC. Le personnel d’ACC s’occupe des vétérans ayant des problèmes de santé des plus complexes. La majorité (71 %) des vétérans de la Force régulière ayant un problème de santé mentale participaient aux programmes d’ACC, tout comme près de la moitié (49 %) des vétérans en service de classe C de la Force de réserve ayant un problème de santé mentale. La majorité ayant des problèmes de santé mentale et physique concomitants, une mesure de la complexité des cas, participait aux programmes d’ACC.

S2. Étendue des problèmes de santé mentale

Mesures des problèmes de santé mentale. Dans le présent rapport, l’expression « problèmes de santé mentale » comprend 1) les trois problèmes de santé mentale ayant fait l’objet de l’enquête, 2) d’autres diagnostics de problème psychologique n’ayant pas fait l’objet de l’enquête, et 3) les symptômes sans diagnostic. Cinq mesures simples des problèmes de santé mentale ont été utilisées pour cerner les dimensions de la santé mentale : les problèmes de santé mentale signalés par le vétéran et diagnostiqués par un professionnel de la santé qui ont duré six mois ou plus, l’échelle de détresse psychologique de Kessler en 10 items (K10), une question sur l’auto-évaluation de la santé mentale, le formulaire abrégé de 12 questions (SF-12) menant au Sommaire de la composante mentale (SCM) et le test de dépistage du problème de stress post-traumatique (TSPT) des soins primaires. Les quatre dernières mesures ont révélé l’état de santé mentale actuel ou des derniers mois. Parmi les quatre stades du continuum de la santé mentale des FAC – en santé, en réaction, blessé et malade –, ces cinq indicateurs mesurent les trois derniers stadesFootnote 2.

La plupart se portent bien. La majorité des vétérans des trois groupes avaient une bonne santé mentale. La plupart n’avaient pas de diagnostic courant de problème mental : 76 % des vétérans de la Force régulière, 83 % des vétérans en service de classe C de la Force de réserve (vétérans déployés) et 91 % des vétérans en service de classe A/B de la Force de réserve (vétérans non déployés). La majorité jugeait leur santé mentale comme très bonne à excellente : 62 % des vétérans de la Force régulière, 67 % des vétérans en service de classe C de la Force de réserve et 74 % des vétérans en service de classe A/B de la Force de réserve.

Fréquence des problèmes diagnostiqués. La fréquence des problèmes diagnostiqués (troubles de l’humeur, troubles anxieux ou ESPT) était de 24 % chez les vétérans de la Force régulière, de 17 % chez les vétérans en service de classe C de la Force de réserve (vétérans déployés) et de 9 % chez les vétérans en service de classe A/B de la Force de réserve (vétérans non déployés). Les vétérans de la Force régulière et en service de classe C de la Force de réserve avaient une fréquence plus élevée de troubles de l’humeur, de trouble anxieux et surtout d’ESPT que la population générale canadienne du même âge, et la fréquence était plus élevée que celle établie dans le rapport pour le personnel des FAC en service. Les vétérans en service de classe A/B de la Force de réserve avaient une fréquence beaucoup moins élevée de problèmes de santé mentale et étaient donc plus comme les Canadiens d’âge semblable (39 % avaient reçu leur libération comme recrues). La fréquence des problèmes de santé mentale était si faible que le reste de l’analyse a porté uniquement sur les vétérans de la Force régulière et en service de classe C de la Force de réserve.

Fréquence des problèmes de santé mentale actuels. La fréquence de chacune des mesures des problèmes de santé mentale actuels était plus faible que la fréquence des problèmes diagnostiqués à l’aide de seuils reflétant des problèmes graves de santé mentale : 16 % des vétérans de la Force régulière jugeaient leur santé mentale comme passable à mauvaise, 13 % vivaient une détresse psychologique modérée à grave selon la mesure K10 , et 17 % avaient une qualité de vie considérablement réduite en raison de leur santé mentale selon le formulaire abrégé de 12 questions (SF-12) menant au Sommaire de la composante mentale (SCM). En ayant recours à des seuils plus larges pour y inclure les problèmes de santé mentale récents moins graves, la fréquence de la santé autoévaluée comme bonne, passable ou mauvaise était de 39 %, celle des problèmes mentaux modérés à graves selon la mesure K10 était de 21 %, et celle de la qualité de vie liée à une santé mentale inférieure à la normale (résultat de moins de 50 au SCM du SF-12) était de 33 %.

Fréquence des combinaisons de problèmes de santé mentale diagnostiqués et de problèmes de santé mentale actuels. Des études précédentes des populations civile et militaire ont établi que le nombre de problèmes de santé mentale est plus important que le nombre de diagnostics de problèmes de santé mentale. Les mesures des problèmes de santé mentale actuels ou des derniers mois ne chevauchaient pas complètement les problèmes de santé mentale diagnostiqués. Ceux qui n’ont pas signalé l’un des problèmes diagnostiqués, mais qui avaient un problème de santé mentale selon les quatre autres mesures pourraient avoir eu un des problèmes de santé mentale diagnostiqués sans l’avoir signalé lors de l’enquête, ou pourraient avoir eu d’autres problèmes de santé mentale diagnostiqués, ou des symptômes non diagnostiqués ou sous les seuils.

Les estimations de la fréquence des problèmes de santé mentale à l’aide des combinaisons de problèmes diagnostiqués et d’autres mesures se situent entre 25 et 29 % en ayant recours à des seuils établis pour cerner des problèmes de santé mentale plus importants, et entre 38 et 41 % en ayant recours à des seuils qui incluent les vétérans avec des problèmes de santé mentale moins graves. Par exemple, la proportion de vétérans ayant un diagnostic de problème de santé mentale ou une santé mentale autoévaluée comme passable ou mauvaise était de 26 %, alors que la proportion de vétérans ayant un diagnostic de problème de santé mentale et une santé mentale autoévaluée comme bonne, passable ou mauvaise était de 41 %.

Gravité des problèmes de santé mentale. Les problèmes de santé mentale ont différents degrés de gravité. Parmi les vétérans ayant un diagnostic de problèmes de santé mentale :

  • 30 % présentaient des niveaux de détresse psychologique graves selon la mesure K10 (7 % de la population), alors que 34 % présentaient des niveaux de détresse psychologique faibles selon la mesure K10 qui correspondaient à la catégorie « vraisemblablement bien » (résultat inférieur à 10 sur l’échelle de Kessler).
  • Environ la moitié (55 %) avait une qualité de vie très pauvre en raison de leur santé mentale (résultat inférieur à 40 au SCM) (13 % de la population), alors que 45 % avaient une meilleure qualité de vie liée à leur santé mentale (résultat égal ou supérieur à 40).
  • Environ la moitié (55 %) ont jugé leur santé comme passable ou mauvaise (13 % de la population), alors que 13 % se trouvaient dans la catégorie excellente ou très bonne.

S3. Déterminants et incidences des problèmes de santé mentale

Les problèmes de santé mentale chez ces vétérans ont été associés à différents facteurs biopsychosociaux comme les caractéristiques socioéconomiques; les caractéristiques militaires; les facteurs de stress; la capacité d’adaptation et la satisfaction; l’état de santé physique et la comorbidité; et l’invalidité. Toutefois, l’EVAS de 2013, comme toutes les autres enquêtes menées auprès du personnel des FAC en service et des vétérans, est un instantané d’un point dans le temps (enquête ponctuelle). Alors, bien qu’il soit possible de faire des associations statistiques entre les problèmes de santé mentale et les différents facteurs, aucune conclusion ne peut être tirée sur la possibilité qu’il existe une relation de cause à effet. Les problèmes de santé mentale peuvent avoir une incidence sur les vétérans et leur famille de différentes façons, comme la facilité d’adaptation à la vie civile, les relations sociales, l’emploi, le revenu, la qualité de vie, l’invalidité, les idées suicidaires et l’utilisation des ressources. Toutefois, ces mêmes facteurs peuvent également agir comme des déterminants de la santé mentale, par exemple en contribuant à l’établissement ou à la chronicité des problèmes.

Caractéristiques socioéconomiques. La probabilité d’avoir un diagnostic de problème de santé mentale était plus élevé chez les vétérans d’âge moyen que chez les plus jeunes et les plus vieux; chez les femmes; les veufs, les séparés et divorcés; ceux ayant des études autres qu’un diplôme d’études postsecondaire; les sans-emploi et les sans-travail ou ceux qui ne cherchaient pas; et ceux qui avaient un faible revenu.

Caractéristiques militaires. Chez les vétérans de la Force régulière, le risque d’avoir un diagnostic de problème de santé mentale était considérablement plus élevé chez les militaires du rang subalterne suivis par les militaires du rang supérieur, qui ont servi pendant 10 à 19 ans (carrière interrompue), et qui ont été libérés involontairement suivis par raisons médicales. Il ne semblait pas y avoir d’association avec la branche de service.

Consommation d’alcool et de tabac. L’enquête ne contenait aucune donnée sur les troubles de consommation de substance et la dépendance, mais deux risques bien établis ont été évalués : la consommation d’alcool et de tabac. La fréquence des problèmes de santé mentale était supérieure à la moyenne pour les fumeurs quotidiens, mais pas pour les grands buveurs. Le risque d’avoir un diagnostic d’un des trois problèmes de santé mentale était deux fois plus élevé pour les fumeurs quotidiens ayant un problème de santé mentale comparativement aux non-fumeurs, mais le risque n’était pas élevé pour les grands buveurs ayant un problème de santé mentale comparativement à ceux qui n’étaient pas de grands buveurs. La consommation élevée d’alcool n’est pas une mesure directe de la dépendance.

Santé physique. La comorbidité est la concomitance d’au moins deux problèmes de santé chez la même personne. La comorbidité, et surtout la multimorbidité (trois problèmes ou plus), correspond à une qualité de vie plus médiocre, une invalidité plus prononcée, une plus grande complexité du cas et une utilisation plus importante des services de santé. Environ la moitié des vétérans ayant un diagnostic de problème de santé mentale avaient deux problèmes ou plus : 55 % des vétérans de la Force régulière et 47 % des vétérans en service de classe C de la Force de réserve. La plupart des vétérans ayant un problème de santé mentale avaient un problème physique concomitant : 90 % des vétérans de la Force régulière, 92 % des vétérans en service de classe C de la Force de réserve et 63 % des vétérans en service de classe A/B de la Force de réserve. Inversement, 30 % des vétérans de la Force régulière ayant un problème physique avaient un problème de santé mentale, tout comme 24 % des vétérans en service de classe C de la Force de réserve et 12 % des vétérans en service de classe A/B de la Force de réserve.

Invalidité. Les quatre types de limitation d’activité mesurés dans l’EVAS de 2013 étaient plus fréquents chez les vétérans ayant un diagnostic de problème de santé mentale que chez ceux n’en ayant pas. Le risque d’avoir un problème de santé mentale était considérablement plus élevé chez ceux qui avaient une limitation d’activité, de 4 à 5 fois plus élevé (vétérans en service de classe C de la Force de réserve et ceux de la Force régulière) chez ceux dont l’activité était limitée en raison de la douleur et l’inconfort, jusqu’à 8 fois plus élevé pour les activités restreintes dans le cadre de la vie quotidienne; jusqu’à 11 et 9 fois plus élevé pour ceux nécessitant de l’aide avec au moins une activité de la vie quotidienne; et jusqu’à 12 et 20 fois plus élevé pour ceux souffrant de détresse psychologique qui perturbe leur vie. En interprétant ces chiffres, il est important de se rappeler que les problèmes de santé physique chroniques étaient concomitants chez la grande majorité des vétérans ayant un problème de santé mentale.

Stress, capacité d’adaptation et satisfaction. Les six mesures du stress, de la capacité d’adaptation et de la satisfaction, correspondaient de façon importante, et sans surprise, à la présence de problèmes de santé mentale diagnostiqués : risques plus élevés de problèmes de santé mentale chez ceux qui ont un faible sentiment d’appartenance à la collectivité, une faible maîtrise de la situation, de l’insatisfaction à l’égard de leur vie, beaucoup de stress; ceux qui ont vécu du stress au travail au cours de la dernière année, et ceux qui étaient insatisfaits de leur principale activité durant la dernière année. Le risque d’avoir un problème de santé mentale était plus élevé chez ceux qui avaient une faible maîtrise de la situation, de l’insatisfaction à l’égard de leur vie, et extrêmement ou assez de stress dans leur vie.

Soutien social. Les vétérans ayant un diagnostic de problème de santé mentale avaient une moins bonne impression de leur soutien social.

Idées suicidaires. Dans la dernière année, des idées suicidaires étaient présentes chez 5 % (IC de 95 %, 4 à 7 %) des vétérans de la classe C de la Force de réserve et chez 7 % (6 à 8 %) des vétérans de la Force régulière, et étaient plus fréquentes chez ceux qui participaient aux programmes d’ACC. Les idées suicidaires étaient plus fréquentes chez les vétérans ayant un diagnostic de problème de santé mentale; et également chez ceux âgés de 40 à 49 ans; les femmes; ceux ayant un diplôme autre qu’universitaire; les sans-emploi et ceux incapables de travailler; ceux ayant un faible revenu; ceux ayant obtenu une libération pour raisons médicales; les militaires du rang subalterne, y compris les soldats; ceux ayant un problème physique ou de santé mentale, particulièrement ceux ayant les deux et un degré plus élevé de comorbidité; les invalides; ceux qui n’étaient pas satisfaits de leur vie; ceux recevant des soins à domicile ou dont les besoins n’étaient pas satisfaits en matière de soins de santé.

Pratiques exemplaires. La plupart des vétérans en service de classe C de la Force de réserve et de la Force régulière avaient une assurance-maladie complémentaire (médicaments sur ordonnance, soins dentaires, lunettes). Les différences entre les vétérans ayant un problème de santé mentale et ceux n’en ayant pas étaient minces. La plupart des vétérans en service de classe C de la Force de réserve et de la Force régulière avaient un médecin. Par ailleurs, le recours aux soins à domicile était considérablement plus fréquent chez les vétérans ayant un problème de santé mentale que chez ceux n’en ayant pas. Les problèmes de santé mentale sont communs chez les vétérans qui ont recours aux services d’ACC : 47 % des clients de la Force régulière avaient un diagnostic d’un des trois problèmes de santé mentale dont il était question dans l’enquêteFootnote 3, tout comme 50 % des clients en service de classe C de la Force de réserve.

Participation aux programmes d’ACC. La majorité (71 %) des vétérans de la Force régulière ayant un problème de santé mentale participaient aux programmes d’ACC, tout comme près de la moitié (49 %) des vétérans en service de classe C de la Force de réserve ayant un problème de santé mentale. Le personnel d’ACC s’occupe des vétérans ayant des problèmes de santé des plus complexes, mesurés comme la comorbidité des problèmes de santé mentale et physique. Une proportion importante des clients des trois principaux programmes d’ACC avaient un diagnostic d’un des trois problèmes de santé mentale : 47 % dans le programme de prestations d’invalidité, 84 % dans le programme de réadaptation et 60 % dans le Programme pour l’autonomie des anciens combattants.

Une bonne partie de l’état de santé des clients d’ACC n’est pas représentée par les données administratives : parmi les vétérans ayant un diagnostic d’un des problèmes de santé mentale, environ les deux tiers (65 %) recevaient des prestations d’invalidité d’ACC pour un diagnostic psychiatrique, alors que plus d’un tiers (35 %) n’en recevaient pas. Environ les deux tiers des vétérans de la Force régulière, dont un problème de santé mentale avait été signalé lors des entrevues de transition avant leur libération, avaient un problème de santé mentale dans l’enquête; 63 % du personnel de la Force régulière qui a été libérés entre 2006 et 2012 avaient participé à une entrevue de transition, tout comme 12 % des vétérans en service de classe C de la Force de réserve.

Adaptation à la vie civile. Parmi les vétérans dont l’adaptation était difficile, plus de la moitié (59 %) des vétérans de la Force régulière avaient des problèmes de santé mentale, tout comme près de la moitié (43 %) des vétérans en service de classe C de la Force de réserve. La difficulté d’adaptation était plus fréquente chez les vétérans ayant un problème de santé mentale au moment de l’enquête que chez ceux n’en ayant pas (62 % par rapport à 26 % dans la Force régulière, et 59 % par rapport à 17 % dans la classe C de la Force de réserve).

S4. Répercussions

Le tableau ci-dessous résume les répercussions dans deux domaines : les politiques, les programmes et les services, d’un côté; et la recherche, de l’autre. La santé de la population et la prestation de soins subissent des répercussions. Les conclusions du présent rapport contribuent à une autre analyse des données de l’EVAS de 2013 pour avoir une meilleure idée de la santé mentale et du bien-être des vétérans des FAC et pour informer les chercheurs qui planifient de nouvelles études visant à combler le manque de connaissances sur la santé mentale des vétérans.

Constatation Répercussions sur les politiques, les programmes et les services Répercussions pour la recherche
La plupart des vétérans de la Force régulière et de la Force de réserve se portaient bien en ce qui a trait à l’emploi, au revenu, à la satisfaction à l’égard de leur vie et à la santé mentale. La majorité des vétérans vont bien, ce qui va à l’encontre de la perception erronée du public qui croit que la plupart ne vont pas bien. Bon nombre des vétérans ayant des problèmes de santé chroniques vivent bien. Trouver les facteurs qui favorisent la bonne santé mentale chez les vétérans des FAC.
La fréquence des problèmes de santé mentale chez les vétérans était plus grande que dans la population générale. Favorise la prestation de services de soins de santé mentale et de réadaptation efficaces, ainsi que l’amélioration de ces services et des déterminants sociaux de la santé mentale. Besoin constant de recherche sur les déterminants de la santé mentale chez les vétérans.
Les vétérans en service de classe C de la Force de réserve (déployés) étaient plus comme les vétérans de la Force régulière que les vétérans de la Force de réserve non déployés ou que la population générale. Les vétérans déployés de la Force de réserve semblent avoir plus besoin de service de soutien, dans la même mesure que les vétérans de la Force régulière. Les deux groupes pourraient être combinés pour faire l’objet de quelques analyses.
Les vétérans en service de classe A/B de la Force de réserve en général étaient jeunes et en santé et souffraient relativement moins de problèmes de santé mentale. Ils avaient très peu recours aux services d’ACC. Plus d’un tiers (39%) avaient été libérés comme aspirants. Les réservistes en service de classe A/B avaient généralement besoin de soutien en santé mentale dans la même mesure que les jeunes adultes canadiens d’âge semblable de la population générale. D’autres études pourraient concentrer des ressources sur les vétérans déployés de la Force de réserve (en service de classe C) et les vétérans de la Force régulière.
Bon nombre de vétérans ayant un diagnostic de problème de santé mentale n’avaient pas de problème de santé mentale important dans le moment (détresse psychologique, santé mentale autoévaluée comme mauvaise ou mauvaise qualité de vie en raison de la santé mentale). Les vétérans ayant un diagnostic de problème de santé mentale n’avaient pas tous besoin d’un niveau élevé de service de soutien. Utiliser des mesures de l’état de santé mentale actuel conjointement avec les problèmes de santé mentale diagnostiqués pour mesurer les problèmes de santé mentale de la population.
Bon nombre de vétérans ayant un problème de santé mentale (détresse psychologique, santé mentale autoévaluée comme mauvaise ou mauvaise qualité de vie en raison de la santé mentale) n’avaient pas de diagnostic à cet égard. Le problème de santé mentale de certains vétérans pourrait ne pas avoir été reconnu ou diagnostiqué. Chez d’autres vétérans, les symptômes, qui se trouvaient peut-être sous les seuils, ont néanmoins une incidence sur leur qualité de vie et pourraient évoluer en maladie mentale. Une autre analyse ayant recours à des combinaisons de mesures de la santé mentale permettra de mieux clarifier les besoins des vétérans des FAC en matière de santé mentale.
Étant donné qu’il s’agissait d’une étude de prévalence, les fluctuations de la gravité des problèmes de santé mentale au cours de la vie d’une personne sont inconnues. Il est difficile de cibler la prestation de mesures de soutien au cours de la vie d’un militaire après le service; d’où l’importance des services individualisés. Les études longitudinales en cours de planification clarifieront l’évolution naturelle des problèmes de santé mentale des vétérans au cours de leur vie.
Des caractéristiques socioéconomiques et problèmes de santé physique multiples ont été associés aux problèmes de santé mentale chez les vétérans dans les analyses. Repère les sous-groupes de vétérans des FAC ayant des taux plus élevés de troubles mentaux. Favorise les programmes et les services qui améliorent le bien-être des vétérans en ciblant de multiples déterminants de la santé mentale, y compris les services de santé physique et mentale et les déterminants sociaux (études, emploi, revenu et soutien social). Déterminer l’efficacité relative de la prestation de mesures de soutien liées aux déterminants socioéconomiques de la santé dans la gestion de la santé mentale chez les vétérans. Des analyses multivariables qui expliqueraient le facteur de confusion clarifieraient le rôle relatif des déterminants et des répercussions possibles des problèmes de santé mentale chez les vétérans des FAC.
La fréquence des problèmes de santé mentale était plus élevée chez les vétérans d’âge moyen que chez les plus jeunes ou les plus vieux. Permet de cibler les ressources en repérant les groupes d’âge. Les études longitudinales en cours de planification clarifieront les changements dans les besoins en matière de santé mentale chez les vétérans au cours de leur vie.
Les femmes vétérans de la Force régulière étaient 1,6 fois plus susceptibles que les hommes d’avoir au moins un diagnostic de problème de santé mentale, et d’autoévaluer leur santé mentale comme passable ou mauvaise. Permet d’établir les femmes comme groupe cible pour les programmes et la prestation de services. Les échantillons de femmes sont de petite taille dans les enquêtes menées auprès des vétérans, ce qui restreint les conclusions qui peuvent être tirées des déterminants de la santé mentale chez les femmes vétérans.
Le risque d’avoir un diagnostic de problème de santé mentale était plus élevé chez les vétérans qui avaient un diplôme autre qu’universitaire, qui n’avaient pas d’emploi et qui avaient un faible revenu. Constitue une preuve pour les programmes qui visent à améliorer le bien-être grâce à des mesures de soutien aux études, à l’emploi et au revenu. Tenir compte de l’état de la santé mentale et des limitations d’activité liées à la santé mentale dans les études sur l’emploi et le revenu chez les vétérans des FAC.
Le risque d’avoir un problème de santé mentale était plus élevé chez les militaires du rang que chez les officiers. Il pourrait y avoir d’importantes différences dans les types de mesures de soutien requis par les militaires du rang au moment de leur transition vers la vie civile. Mieux comprendre pourquoi les problèmes de santé mentale sont plus fréquents chez les vétérans des FAC qui ont obtenu leur libération comme militaires du rang.
Le risque de signaler une difficulté d’adaptation à la vie civile était dix fois plus élevé chez les vétérans de la Force régulière ayant un diagnostic de problème de santé mentale au moment de l’enquête, et huit fois plus élevé chez les vétérans déployés de la Force de réserve. Suggère l’importance de favoriser le bien être mental au moment de la transition dans la promotion d’une bonne santé mentale à long terme. Clarifier les facteurs d’influence du parcours de vie sur la santé mentale des vétérans des FAC depuis leur transition jusqu’à plus tard dans leur vie.
Les recherches présentent une lacune quant aux facteurs d’influence sur la santé mentale au moment de la transition. Preuve de supports de transition est largement anecdotique. Besoin de recherche en santé mentale durant la transition.
Parmi les trois quarts des vétérans de la Force régulière qui ont eu un emploi civil, un sur six avait un diagnostic de problème de santé mentale, un sur quatre avait une qualité de vie sous la moyenne en raison de sa santé mentale, un sur douze avait une détresse psychologique moyenne à grave et un sur dix évaluait sa santé mentale comme passable ou mauvaise. Penser à offrir des mesures de soutien aux vétérans employés qui ont des problèmes de santé mentale. Évaluer l’attachement à la population active chez les vétérans des FAC ayant un problème de santé mentale.
Les problèmes de santé mentale étaient de plus en plus fréquents chez les vétérans sans emploi, qui ne travaillaient pas et qui étaient incapables de travailler. Étant donné qu’une mauvaise santé mentale est liée au fait de ne pas avoir de rôle professionnel, les mesures incitatives et de soutien visant à promouvoir la santé mentale pourraient jouer un rôle dans le retour à l’emploi des vétérans. Établir des stratégies efficaces visant à optimiser la santé mentale entourant l’emploi.
Les diagnostics de problème de santé physique étaient très communs chez les vétérans ayant un problème de santé mentale : 90 % chez les vétérans de la Force régulière, 92 % chez les vétérans déployés de la Force de réserve et 63 % chez les vétérans non déployés de la Force de réserve. La promotion de la santé mentale exige de porter de l’attention à la santé physique et mentale dans les politiques, les programmes et les services. Attire l’attention sur l’importance des soins primaires et des soins collaboratifs multidisciplinaires. Penser à la santé physique dans le cadre des études sur les déterminants, les répercussions et la gestion des problèmes de santé mentale chez les vétérans des FAC.
La probabilité d’avoir un problème de santé mentale était beaucoup plus élevé chez les vétérans qui présentaient des facteurs de stress élevé, des difficultés d’adaptation, un soutien social perçu comme faible, et différents facteurs d’insatisfaction. Cette conclusion soutient l’importance de soulager le stress, d’améliorer les capacités de maîtrise de la situation et d’adaptation, et d’améliorer la satisfaction par le soutien social, la consultation, la réadaptation et le soutien pour les déterminants sociaux de la santé. Il faut tenir compte d’importants facteurs de confusion dans les analyses multivariables. D’autres recherches sont nécessaires pour comprendre la causalité et pour déterminer des moyens efficaces de trouver une solution à ces facteurs pour favoriser le bien-être mental.
Le risque d’avoir un problème de santé mentale était 8 à 11 fois plus élevé chez les vétérans qui avaient une limitation d’activité dans des sphères importantes de leur vie et qui avaient besoin d’aide dans des activités de la vie quotidienne que ceux qui n’avaient pas ces facteurs d’invalidité. Dirige l’attention sur les problèmes de santé physique et mentale dans les efforts d’atténuation de l’invalidité. Tenir compte de la santé mentale dans les études sur l’invalidité chez les vétérans.
Un vétéran sur cinq de la Force régulière et en service de classe C de la Force réserve ayant un diagnostic de problème de santé mentale a eu des idées suicidaires dans la dernière année. Renforce l’importance d’offrir des soins efficaces en matière de santé mentale. Déterminer les facteurs qui influencent le suicide chez les vétérans des FAC.
Un vétéran des FAC sur huit qui participe aux programmes d’ACC a eu des idées suicidaires dans la dernière année. Cette conclusion n’est pas surprenante étant donné que les vétérans recherchent l’aide d’ACC concernant les problèmes de santé chroniques, mais elle renforce l’importance de participer à des activités efficaces de prévention du suicide. Évaluer l’efficacité des activités de prévention du suicide pour les vétérans ayant un problème de santé chronique et une invalidité.
Dans une grande proportion, les vétérans attribuaient leurs problèmes de santé mentale au service militaire. Évaluer la portée du programme et offrir des séances de communication efficaces sur la relation des problèmes de santé mentale avec les facteurs en place avant le service militaire par rapport aux facteurs en place après le service. Déterminer la relation entre le service militaire et la santé mentale après le service.
Les vétérans qui participent aux programmes d’ACC ont des problèmes de santé mentale supérieurs à ceux mentionnés dans les données administratives des prestations d’invalidité d’ACC. Les données administratives des prestations ne brossent pas un portrait complet de la santé mentale des clients d’ACC. Renforce l’importance de mener des études sur toute la population.
Chez les clients d’ACC, il y avait une association entre la présence d’un problème de santé mentale dans l’entrevue de transition avant la libération et la présence d’un diagnostic de santé mentale dans l’enquête après la libération. Les conclusions de l’enquête peuvent servir à avertir les responsables de l’examen préalable que les résultats de la transition risquent d’être médiocres. Laisse croire que les conclusions de l’entrevue de transition pourraient jouer un rôle dans d’autres recherches. Une recherche longitudinale est nécessaire pour clarifier l’évolution naturelle des troubles mentaux chez les vétérans des FAC.
La plupart des vétérans de la Force régulière et en service de classe C de la Force de réserve ayant un diagnostic de problème de santé mentale avaient un médecin. Souligne l’importance d’inclure les médecins de famille et les médecins généralistes dans les services d’ACC et de les avertir des problèmes de santé des vétérans. Un lien avec les bases de données provinciales donnerait une idée des soins de santé offerts dans les systèmes de soins de santé provinciaux.
La plupart des réservistes de la Force régulière et de la classe C ayant un diagnostic de santé mentale avaient une assurance-maladie. Ceux qui n’ont pas d’assurance pourraient avoir besoin d’autres mesures de soutien. Pourrait être utile dans l’évaluation des résultats des programmes d’ACC.

S4. Pistes d’interprétation

Les conclusions du présent rapport décrivent la santé et le bien-être des trois sous-groupes de vétérans des FAC.

  • Étant donné que cette étude de prévalence avait des contrôles limités des facteurs de hasard et de confusion, la prudence est de mise avant de conclure qu’il y a des différences ou des similarités entre les groupes alors qu’il n’y a pas d’ajustement des différences d’âge, de sexe et d’autres caractéristiques et que les résultats du test d’hypothèse ne sont pas publiés.
  • L’EVAS de 2013 était une enquête ponctuelle, il est donc impossible de tirer des conclusions causales de cette étude seule, y compris des effets du service militaire ou des programmes du MDN, des FAC ou d’ACC sur le parcours de vie à long terme des vétérans.
  • Il faut être prudent avant de tirer des conclusions sur la présence de facteurs de « risque » et de « protection ». La méthodologie statistique déductive comme l’établissement d’un modèle de régression sera nécessaire pour contrôler le facteur de confusion, soit les effets mutuels conjoints des caractéristiques et des indicateurs, et parce qu’il s’agit d’une analyse transversale, la causalité ne peut être insinuée.
  • Les conclusions ne peuvent servir à faire des généralisations sur tous les vétérans, parce que l’enquête ne portait que sur ceux ayant obtenu leur libération entre 1998 et 2000 (Force régulière) et entre 2003 et 2012 (Force de réserve).

S5. Prochaines étapes

Cette analyse descriptive des conclusions de l’EVAS de 2013 sur la santé mentale a permis d’obtenir des données précieuses sur l’étendue, les déterminants et les répercussions de la santé mentale des vétérans de la Force de la première réserve et de la Force régulière qui ont quitté le service depuis 1998. D’autres analyses en cours permettront d’approfondir les connaissances sur la santé mentale et le bien-être de ces vétérans pour contribuer aux politiques, aux programmes et aux services visant à soutenir les vétérans des FAC.

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