
Comme tant d’autres personnes emportées par l’enthousiasme et le patriotisme que la Première Guerre mondiale (de 1914 à 1918) a d’abord suscités, les jeunes Canadiens de race noire étaient désireux de servir le roi et le pays. À l’époque, cependant, l’attitude et les préjugés de plusieurs personnes responsable de l’enrôlement militaire faisait en sorte qu’il était très difficile pour ces hommes de joindre l’Armée canadienne. Malgré les obstacles, quelques-uns des Canadiens de race noire ont réussi à s’engager pendant les premières années de la guerre. Mais les Canadiens de race noire voulaient avoir la chance d’apporter leur contribution, et ils firent pression sur le gouvernement pour qu’il leur permette à eux aussi de servir.
Membres du 2e Bataillon de construction, 1917.Le 5 juillet 1916, le 2e Bataillon de construction a été formé à Pictou, en Nouvelle-Écosse – la première grande unité militaire noire de l’histoire canadienne. Le recrutement a eu lieu à travers le pays et plus de 600 hommes ont finalement été acceptés, la plupart de la Nouvelle-Écosse, ainsi que d’autres en provenance du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario, de l’Ouest, et même certains des États-Unis. L’aumônier du Bataillon noir était le révérend William White, qui avait également joué un rôle de premier plan dans la création de l’unité. Il a reçu le grade de capitaine honoraire – le premier et le seul rares officier noir à chargé de servir dans l’Armée canadienne pendant la guerre.
Le bataillon ségrégué a été chargé d’un rôle de soutien sans combat. Après son service initial au Canada, le bataillon monte à bord du SS Southland à destination de Liverpool, en Angleterre, en mars 1917. Ses membres sont envoyés dans la partie est de la France plus tard en 1917, où ils ont servi honorablement avec le Corps forestier canadien.
À cet endroit, ils ont aidé à fournir le bois nécessaire à l’entretien des tranchées sur les lignes de front, ainsi que participé à la construction des routes et des chemins de fer. Après la fin de la Première Guerre mondiale en Novembre 1918, les hommes ont navigué jusqu’à Halifax au début de 1919 pour revenir à la vie civile et l’unité a été officiellement dissoute en 1920.
Outre les membres du bataillon noir, environ 2 000 Canadiens de race noire, comme James Grant, Roy Fells, Seymour Tyler, Jeremiah Jones et Curly Christian, étaient déterminés à servir sur les lignes de front et ont réussi à joindre les unités régulières, ils se sont distingués en donnant un service qui a valu à certains d’entre eux des médailles de bravoure.
Les Canadiens de race noire ont également apporté des contributions importantes sur le front intérieur. Ils ont aidé à remporter la victoire en travaillant dans des usines qui fabriquaient les armes et les fournitures nécessaires aux soldats qui se battaient à l’étranger, et en prenant part à des activités patriotiques comme des collectes de fonds pour l’effort de guerre.
De nos jours, le service spécial du « Bataillon noir » et d’autres Canadiens de race noire qui ont combattu pendant la Première Guerre mondiale est commémoré comme une pierre angulaire de la fière tradition du service militaire des Noirs dans notre pays.