Frappés par une tempête

La force francophone

Frappés par une tempête

Transcription
Frappés par une tempête On était allés jusque dans le Golfe de Perse, en Iraq, justement où ce qu'il y a les Anglais qui sont à l'heure actuelle, charger l'huile pour ici puis pour les États-Unis. Puis une nuit on a frappé une tempête, ça faisait deux, trois jours que la tempête persistait, puis on a, la compagnie dit, on manque d'huile à New York, Baltimore, puis Portland. Ils ont dit ça presse, ouvre les moteurs. On a dit il fait tempête. On t'a tu demandé si il faisait tempête ou ben si on avait besoin d'huile ici? Alors on a ouvert. À onze heures le soir, bonjour la visite, ça a rentré dedans. Une patente, c'est cinquante tonnes d'eau qui a parti parce que le bateau a rentré dans la mer, ça a rentré sur le deck en avant, (inaudible), en avant, des beam, des h beam de cette grosseur-là, crochis, le (inaudible), il prend l'ancre là-dessus, on le voit sur les choses, arracher pour venir au bord de ça puis tomber, le mât qui est cassé. Alors j'ai dit au capitaine, là, on peut pas rien faire, on aurait du rester là. Virez de bord, on va s'en aller contraire à la mer, puis modéré, puis on va regarder ce qui fait défaut. Fait qu'on a, l'ancrage en avant, le (inaudible) qu'on appelle, on l'a attaché avec des wire puis de swivel. Le mât pareil. Puis le restant ben… Ça fait que quand on est arrivés à New York pour décharger, enlever l'huile qu'on avait, on a dit qu'ils vont nous rentrer au dry dock pour nous réparer. Ils ont poussé à deux places le (inaudible), puis ils ont fait différentes petites choses pour mettre en sécurité puis ils ont dit : (sifflement) « ça presse, retournez-vous en de même ». On a fait trois voyages de même, avant qu'ils réparent. En tout cas, là, la partie d'en avant, là, le (inaudible) qu'on appelle, tu voyais ça c'était pareil comme un… un animal marin qui est sur une plage puis qui est désossé, ça fait une secousse qu'il est là. Tu voyais toutes les membranes de même, tant que ça avait forcé. Fait que la mer, quand tu vois arriver ça la hauteur d'un clocher d'église, je te dis que… ça brasse, ça a affaire à brasser. Le bateau craque… Ah oui, ah oui, ah oui, parce que autrement… parce que les tuyaux ils emmènent l'huile dans les tanks, c'était l'expansion, t'entends ça crrr… crrr… puis le bateau fait ça parce qu'autrement, si il était rigide, ça casserait en deux, il casserait en deux. Parce que j'ai vu des, des battleship, moi, même, il y en a un, dans le milieu de la soudure, c'était pas passé aux rayons x dans ce temps-là, puis à l'arrière, ça pressait. Séparé en deux, ouvert en deux. Les strap avaient des wires qui est pas trop, jusqu'en bas, jusqu'à la quille. Puis là, il va, il va doucement pour arriver à un port. Puis ben souvent il cale là, avec le chargement. Il est trop avarié parce que il y a rien, il y a rien, il y a rien comme ça, la mer…
Description

Le bateau part chercher de l’huile en Iraq pour approvisionner l’Amérique. Sur le chemin du retour, une violente tempête s’abat sur le bateau.

Wilson Dionne

M. Dionne est originaire de Montmagny au Québec. Il s’engage dans la marine marchande lors de la Seconde Guerre mondiale et transporte de la marchandise du Canada aux diverses zones de guerres. Il échappe même à la mort alors qu’un des navires sur lequel il a travaillé est torpillé. Après la guerre, il militera pour la reconnaissance des marins marchands à titre d’anciens combattants.

Catégories
Médium :
Vidéo
Propriétaire :
Anciens Combattants Canada
Durée :
3:42
Personne interviewée :
Wilson Dionne
Guerre ou mission :
Seconde Guerre mondiale
Emplacement géographique :
Irak
Branche :
Marine marchande
Occupation :
Maître d’équipage

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