Dix faits en bref sur... la bataille de l’Atlantique

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  1. La bataille de l’Atlantique commença le 3 septembre 1939, lorsqu’un sous-marin allemand naviguant à l’ouest de l’Irlande fit couler le SS Athenia. Des 1 400 passagers et membres d’équipage à bord du navire à passagers qui faisait route vers Montréal, 118 (dont quatre Canadiens) périrent.
  2. Les sous-marins allemands (appelés U-boot) représentaient la principale menace pour la flotte marchande et les forces navales des Alliées. Les U-boot pouvaient rester au large de leur port d’attache pendant trois mois ou plus et ils transportaient des torpilles et posaient des mines. Ils avaient un effet dévastateur sur le transport maritime. Pendant le mois de juin 1941, plus de 500 000 tonnes de marchandises furent détruites par des U-boot.
  3. Le premier convoi transatlantique de la guerre quitta Halifax pour le Royaume-Uni le 16 septembre 1939. Il était escorté par des croiseurs britanniques et par deux contre-torpilleurs canadiens, le NCSM St. Laurent et le NCSM Saguenay.
  4. Un convoi typique de 40 navires pouvait faire 10 colonnes de largeur et compter quatre navires par colonne. Il était dirigé par un vaisseau amiral qui avait à son bord le commodore du convoi. Idéalement, le vaisseau amiral était escorté par des bâtiments de guerre patrouillant à bâbord et à tribord. Les transports de munitions et les pétroliers, chargés de carburant hautement explosif, se trouvaient à l’intérieur du convoi.
  5. Les routes de convoi de l’Atlantique Nord et du passage de Mourmansk jusqu’au nord de la Russie virent les plus grandes pertes de navires et d’équipages, mais les flottes marchandes n’étaient en sécurité nulle part, que ce soit près des côtes d’Amérique du Nord, dans l’Atlantique Nord, dans l’Atlantique Sud, en Méditerranée, dans les Antilles, dans l’océan Indien ou dans le Pacifique.
  6. Au début de la guerre, la Marine royale du Canada comptait 13 navires et 3 500 marins. À la fin de la guerre, elle était la troisième marine en importance des pays alliés avec ses 373 navires et ses plus de 110 000 marins (tous des volontaires), dont 6 500 femmes qui s’étaient enrôlées dans le Service féminin de la Marine royale du Canada. Les avions du Commandement aérien de l’Est de l’Aviation royale canadienne, des équipages de l’Aviation royale canadienne affectés au RAF Coastal Command (commandement de l’aviation côtière de la Royal Air Force) et des navires de la Marine royale du Canada contribuèrent à faire couler 50 U-boot.
  7. La Croix de Victoria fut décernée à titre posthume au capitaine d’aviation David Hornell, qui rencontra un U-boot naviguant à la surface au nord des îles Shetland en juin 1944. Atteint par des tirs antiaériens, son appareil en flammes était agité par des secousses violentes. Malgré tout, Hornell réussit à détruire le sous-marin ennemi et à poser sur l’eau son avion endommagé. L’avion sombra peu après et les huit membres d’équipage s’accrochèrent pendant 21 heures à un canot pneumatique jusqu’à l’arrivée des secours. Deux membres d’équipage, dont David Hornell, moururent de froid.
  8. La flotte marchande subit de graves pertes de navires et d’équipages. À la fin de la guerre, les torpilles, les mines et les obus de l’ennemi avaient eu raison de quelque 72 navires marchands canadiens. Les tempêtes en mer, les accidents opérationnels et les défauts structuraux firent eux aussi des ravages. Le Livre du Souvenir de la Marine marchande énumère les noms des quelque 1 600 marins marchands canadiens qui périrent en mer pendant la guerre, dont huit femmes.
  9. Quelque 2 000 marins de la Marine royale du Canada furent tués pendant la guerre, la plupart dans la zone de la bataille de l’Atlantique. En tout, 752 membres d’équipage aérien de l’Aviation royale du Canada perdirent également la vie dans ce théâtre d’opérations.
  10. La bataille de l’Atlantique se poursuivit tout au long de la Seconde Guerre mondiale en Europe, qui prit fin officiellement le 8 mai 1945 (le jour de la Victoire en Europe).
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