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À ce moment-là, elle était recruteuse pour les Forces armées canadiennes (FAC) à Montréal. « Quand je travaillais au recrutement, j’ai été très chanceuse de suivre une formation en affaires publiques et d’acquérir une bonne expérience dans ce domaine, dit Alexandra. Cela m’a vraiment bien préparée à mon travail dans la fonction publique et à y décrocher mon premier emploi comme conseillère en communications du portefeuille des Anciens Combattants. Les compétences que j’ai acquises dans l’armée correspondaient tout à fait. »

Tomber sur le dos...

Originaire d’Halifax, en Nouvelle-Écosse, Alexandra s’est enrôlée dans la Force de réserve en 2003. Elle était encore étudiante à l’Université McGill de Montréal. Elle ne savait pas à quoi s’attendre de l’instruction de base, mais elle a trouvé que c’était toute une expérience. « L’accent est tellement mis sur le travail d’équipe; il est conçu de telle sorte qu’on ne peut réussir que si l’on travaille avec les membres de son équipe pour accomplir les tâches. C’est l’une des choses les plus dures que j’aie jamais faites. » Malheureusement, au cours de l’instruction de base, elle s’est blessée au dos et au cou en faisant une chute sur le béton. Elle a alors commencé la physiothérapie dans l’espoir que ses blessures guérissent.

Dans l’intervalle, Alexandra a travaillé à temps partiel au sein de son régiment – les Canadian Grenadier Guards. Elle collaborait souvent avec le bureau de recrutement. Son équipe se rendait dans les universités et les collèges de la région de Montréal. En 2006, incertaine de ce qu’elle voulait faire après l’obtention de son diplôme, elle a commencé à travailler à temps plein au Centre de recrutement des Forces armées canadiennes. « Le port de l’uniforme est quelque chose de très spécial et j’étais fière de représenter les FAC, de travailler avec le public et de l’informer du travail que nous faisions ». Après des années de physiothérapie, il est devenu évident que les effets de ses blessures au dos et au cou persisteraient. Cette situation a sérieusement limité les rôles qu’elle pouvait jouer dans l’armée et l’a forcée à la longue à quitter le service.

... puis retomber sur ses pieds

Sachant que sa sortie de l’armée était imminente, Alexandra a commencé à chercher du travail au gouvernement fédéral. Le fait qu’elle était déjà bilingue et que le gouvernement reconnaissait la valeur de sa formation en affaires publiques et de son expérience dans les FAC l’a aidée. En 2011, elle a commencé à travailler au Tribunal des anciens combattants (révision et appel). « C’était un virage à 180 degrés. Je suis passée d’un emploi d’enrôlement de personnes – pour la plupart jeunes et en très bonne santé – dans l’armée à un emploi de l’autre côté de la frontière : avec des clients qui sont surtout des vétérans atteints d’invalidités, explique-t-elle. « Grâce à mon expérience et au fait d’avoir de nombreux amis ayant des blessures liées au service, je ressentais beaucoup d’empathie pour ces vétérans. » En 2018, Alexandra a fini par s’orienter vers le travail d’élaboration des politiques à ACC, qu’elle décrit comme « un ministère où il fait bon travailler... les gens qui travaillent ici sont très passionnés par ce qu’ils font ».

Être une femme dans l’armée et dans la fonction publique

Alexandra n’a jamais eu l’impression qu’être une femme constituait un obstacle pour elle dans l’armée. « J’ai travaillé avec beaucoup de personnes merveilleuses – y compris de nombreuses femmes – et j’ai eu une expérience très positive dans les Forces », dit-elle. Quand elle a quitté l’armée, son commandant au Centre de recrutement était une femme. « Elle était un excellent modèle à suivre et elle appuyait fortement mon changement de carrière. » Alexandra a aussi eu une expérience de travail formidable à ACC, où on encourage la diversité. Bon nombre de ses supérieurs ont été d’excellents modèles à suivre pour elle; il s’agissait uniquement de femmes.

Se préparer à la transition avant de quitter les FAC

Alexandra considère que sa transition vers la vie après le service s’est bien déroulée. Elle reconnaît toutefois que son expérience diffère grandement de celle de nombreux autres vétérans et que ce n’est pas toujours facile de s’adapter à la vie après le service. C’est particulièrement vrai pour ceux qui consacrent toute leur vie adulte et leur carrière dans l’armée. Quand on lui a demandé quels conseils elle donnerait à une personne qui se prépare à la libération, elle a répondu : « Les compétences et l’expérience acquises dans l’armée sont transférables à de nombreux emplois dans le monde civil. Il y a de nombreuses possibilités et beaucoup d’organismes et de programmes qui aident à trouver où on veut aboutir. En particulier à ACC. Tout militaire en voie d’être libéré devrait savoir ce que nous avons à offrir pour l’aider à trouver une nouvelle carrière. »

Date de publication : 2020-01-10


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