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Villes à l’appui des Forces canadiennes, première partie : Halifax

Dans cette série, nous examinons comment la vie et le travail ont changé dans trois villes du Canada. La première sur la liste : Halifax, en Nouvelle-Écosse.

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Villes à l’appui des Forces canadiennes, première partie : Halifax

Un emplacement parfait

En raison de son emplacement unique, Halifax est devenue l’une des villes les plus importantes de l’effort de guerre du Canada. Trois facteurs ont contribué à cet état de fait :

  1. son port dynamique, doté d’installations de réparation des navires, a joué un rôle essentiel dans les opérations navales;
  2. ses caractéristiques géographiques en ont fait un endroit idéal pour le rassemblement des convois;
  3. à titre de grande ville la plus à l’est du Canada, elle était un point d’embarquement logique pour les troupes qui se rendaient en Europe pendant les deux grandes guerres mondiales.

Un rôle important

Le port est rapidement devenu un important centre de réparation pour les navires endommagés pendant la bataille de l’Atlantique. Tout au long des deux guerres mondiales, la campagne sous-marine des Allemands a pris pour cibles des milliers de navires alliés. Les installations portuaires d’Halifax ont réparé d’innombrables navires endommagés par des attaques ennemies ou les conditions difficiles de l’Atlantique Nord au cours des deux guerres mondiales.

De nombreux avantages naturels et humains ont également fait d’Halifax un port idéal pour le rassemblement de convois. Un mur de quai construit en 1934, à l’intérieur d’un port naturellement abrité, permettait à un grand nombre de navires marchands et militaires de se rassembler en toute sécurité. La disponibilité de carburant provenant d’une raffinerie près de Dartmouth – d’abord construit durant la Première Guerre mondiale – constituait un autre avantage pour les opérations navales qui s’y déroulaient.

Pendant la Première et la Seconde Guerres mondiales, plus de 300 000 soldats canadiens ont embarqué depuis le port d’Halifax à destination de l’Europe. Des convois de troupes quittaient régulièrement le port, et bon nombre d’entre eux quittaient à bord de paquebots de ligne célèbres de l’époque réquisitionnés en temps de guerre. Ces énormes navires, dont les luxueux décors intérieurs avaient été convertis en logements plus modestes, pouvaient transporter des milliers de personnes au cours d’une seule traversée.

Une ville qui n’est plus la même

Ces changements en temps de guerre n’ont pas été sans difficulté. Habituellement une ville modeste et à croissance lente, la guerre a mis Halifax à rude épreuve.

Les milliers de soldats qui se préparaient à l’embarquement, en plus des débardeurs et du personnel des bases militaires voisines, ont épuisé les ressources existantes. Pour de nombreuses familles, il était presque impossible de trouver un logement convenable.

Parmi les autres problèmes, mentionnons les conflits sociaux et les catastrophes pures et simples. Pendant la Première Guerre mondiale, un navire de munitions a explosé dans le port. La boule de feu a tué près de deux mille personnes et détruit ou endommagé des milliers de bâtiments. C’était, à l’époque, la plus grande explosion d’origine humaine de l’histoire. Les efforts de relèvement se sont poursuivis pendant des mois.

Même si elle n’a pas engendré une catastrophe semblable, la Seconde Guerre mondiale a causé de grandes perturbations dans cette collectivité en pleine croissance. Les ressources s’épuisaient, la patience aussi. Même si les demandes associées à l’économie de guerre allaient de pair avec une augmentation des possibilités d’emploi, il y avait parfois des tensions entre la population locale et le personnel militaire qui y était affecté ou qui y faisait escale.

Mais malgré tout, Halifax a continué de grandir et de s’adapter. Les efforts déployés en temps de guerre, combinés à d’autres programmes d’infrastructure, ont aidé la ville à devenir l’un des ports les plus importants du Canada.

Date de publication : 2020-02-10

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