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Guerre du Golfe phase 1

Tension dans le golfe Persique

Après l'invasion du Koweït par l'Irak, des membres des Forces armées canadiennes participent à un déploiement dans la région. Ils se joignent à la plus grande coalition internationale de forces militaires depuis la Seconde Guerre mondiale.

Du 2 août 1990 au 14 janvier 1991


Guerre du Golfe

Des voisins inquiets

Situés l'un à côté de l'autre, l'Iraq et le Koweït sont au cœur du Moyen-Orient riche en pétrole. Les deux nations entretiennent des relations tendues. L'Iraq estime que le Koweït devrait faire partie de l'Iraq. Ils ont également fait valoir que le Koweït forait dans des champs pétroliers iraquiens sans autorisation.

Casque de pilote devant un CF-18 sur l’aire de trafic du terrain d’aviation au Qatar. Le 13 novembre 1990. Photo : Ministère de la Défense nationale IWC90-421-24

L'Iraq menace de lancer une attaque

La guerre Iran Iraq des années 1980 avait créé de nouvelles tensions dans la région. Les disputes sur la production pétrolière et les dettes avaient aggravé les relations de l'Iraq avec ses voisins. L'Occident était très préoccupé par la capacité de l'Iraq à restreindre l'accès à une grande partie de l'approvisionnement mondial en pétrole. Les États-Unis et d'autres pays ont commencé à dénoncer les violations des droits de la personne en Iraq.

Saddam Hussein, le chef de l'Iraq, estimait que la communauté internationale était injuste. Les relations diplomatiques se sont détériorées. L'Iraq a menacé ses voisins avec des allégations d'armes biologiques et chimiques. Hussein a rapidement déplacé des dizaines de milliers de soldats à la frontière entre l'Iraq et le Koweït. En réaction, les forces militaires de la région se sont mises sur un pied d'alerte.

À l'attaque

Le 2 août 1990, environ 100 000 soldats iraquiens ont envahi le Koweït. Quelques heures plus tard, les Nations Unies (ONU) ont adopté une résolution condamnant ces attaques. Une coalition de plus de 35 pays, dirigée par les États Unis, s'est rapidement rassemblée pour défendre la liberté. C'était la plus grande union de forces militaires depuis la Seconde Guerre mondiale. Ils ont donné à l'Iraq un ultimatum pour le retrait de ses troupes. L'ONU a également donné l'autorisation d'utiliser tous les moyens nécessaires pour faire respecter cet ultimatum. Tous les pays de la coalition n'ont pas fourni de soutien militaire. Certains ont imposé des sanctions économiques ou suspendu l'aide à l'Iraq pour faire pression sur ce pays du Moyen Orient. Un blocus naval imposé par une flotte de la coalition a permis d'empêcher la navigation vers le régime iraquien. L'opération Desert Shield était le nom de code américain pour le renforcement militaire de la coalition.

Des navires de guerre canadiens procèdent à un ravitaillement en mer alors qu’ils sont en route vers le golfe Persique : (à partir de la gauche) les NCSM Athabaskan, Protecteur et Terra Nova. Septembre 1990. Photo: Ministère de la Défense nationale

Tentatives de négociation

Vers la fin août 1990, Saddam Hussein est apparu à la télévision avec des otages occidentaux. Il a utilisé plusieurs tactiques pour tenter de prendre le dessus dans les négociations avec la coalition. L'ONU et les pays de la coalition exigeaient toujours que les Iraquiens se retirent du Koweït. Dans le cas contraire, les forces de la coalition lanceraient une vaste campagne militaire pour les chasser.

La réponse du Canada

Le 10 août 1990, le gouvernement du Canada a annoncé qu'il offrirait un soutien militaire aux forces de la coalition. La participation des FAC dans la guerre du Golfe s'appelait l'opération Friction. Nos principales contributions militaires ont été nos navires de guerre et nos aéronefs. Le 24 août 1990, les destroyers NCSM Terra Nova, NCSM Athabaskan et le navire ravitailleur NCSM Protecteur ont quitté Halifax pour prendre part à des opérations dans le golfe Persique. Le 8 octobre 1990, les premiers chasseurs à réaction CF 18 du Canada sont arrivés au Moyen-Orient. C'était la première fois depuis des décennies que les forces navales et aériennes canadiennes travaillaient ensemble dans une zone de guerre. C'était aussi la première fois que des Canadiennes servaient dans des rôles de combat pendant un conflit. Plus de 4 000 membres des FAC ont servi pendant la guerre du Golfe. À son apogée, il y avait 2 700 Canadiens dans la région en même temps.

Casemate sur « Bunker Hill », à l'extrémité de la piste de la base canadienne au Qatar. Le 2 décembre 1990. Photo : Ministère de la Défense nationale IWC90-409-28

Quartier général interarmées

Ce fut la première fois pendant la guerre du Golfe que les commandements naval et aérien des FAC se soutenaient mutuellement pendant un conflit. Les commandements ont été unifiés pour la première fois en 1968. En novembre 1990, les FAC ont créé un quartier général interarmées à Manama, au Bahreïn, qui a organisé les efforts militaires du Canada pendant la guerre du Golfe.

Opérations navales et aériennes pendant l'opération Desert Shield

La flotte de la coalition a patrouillé dans le golfe Persique pendant l'opération Desert Shield. Nos navires de combat ont arrêté les vaisseaux qui tentaient d'échapper au blocus. Cinq hélicoptères Sea King ont travaillé avec les navires de combat en accomplissant une variété de tâches.

Le lieutenant-colonel Don Matthews, commandant du 439e Escadron (Desert Cats), se prépare pour une mission. Le 22 février 1991. Photo : Ministère de la Défense nationale ISC91-5385

Les avions de combat canadiens patrouillaient dans les lignes défensives de la coalition, repoussant les avions iraquiens qui s'approchaient trop près. Parfois, nos CF 18 assuraient la couverture aérienne des navires de la coalition. Des avions de transport canadiens ont transporté des militaires ou des marchandises et ont ravitaillé d'autres avions de la coalition en vol.

Feuillet historique

Guerre du Golfe

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