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Barbara Stewart

Barbara Stewart est originaire de la Nouvelle-Écosse. Parmi ses possessions les plus précieuses se trouve un objet de famille très particulier : une cornemuse.

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Barbara Stewart

Barbara Stewart est originaire de la Nouvelle-Écosse. Parmi ses possessions les plus précieuses se trouve un objet de famille très particulier : une cornemuse. Cette cornemuse a appartenu à son père, Ross Stone, qui a été cornemuseur-major au sein des North Nova Scotia Highlanders durant la Seconde Guerre mondiale. Il a joué de cette cornemuse sur la plage Juno – le matin du jour J.

Ross Stone est né le 28 janvier 1913, à Amherst, en Nouvelle-Écosse. Avant la Seconde Guerre mondiale, M. Stone était réserviste dans les Forces armées canadiennes. Quand la guerre a éclaté, il est devenu membre de la Force régulière et a été promu cornemuseur-major. Juste avant de traverser l’Atlantique, M. Stone a commandé sa cornemuse. Lorsqu’il en a finalement eu l’occasion, il s’est rendu à Glasgow pour voir s’il pouvait prendre possession de son instrument. Le sort a voulu que sa cornemuse ne soit pas prête, ce qui lui a donné l’occasion d’en apprendre davantage sur sa fabrication.

Il a joué de cette cornemuse sur la plage Juno – le matin du jour J.

Le matin du 6 juin 1944, M. Stone était le seul cornemuseur-major canadien à jouer de la cornemuse sur les plages de Normandie pendant le jour J. La tradition veut qu’un régiment donne sa cornemuse à un cornemuseur-major en cadeau, et le régiment de M. Ross a respecté cette tradition. Sa fille, Barbara, a encore une note de son colonel disant que, si le cornemuseur-major était resté membre du régiment, les officiers du régiment acceptaient d’assumer les coûts de son instrument.

À la fin de la guerre, M. Stone est redevenu réserviste et a travaillé à la gestion des biens de guerre, à Debert, en Nouvelle-Écosse. Il a pris sa retraite de l’armée à l’âge de 43 ans.

« J’avais une vieille cornemuse qui avait fait la guerre et ça paraissait, dit-elle. Tous les enfants de l’orchestre en avaient une neuve. »

Barbara a commencé à jouer de la cornemuse à l’âge de 13 ans. Elle se rappelle qu’on l’a taquinée à propos de sa cornemuse. « J’avais une vieille cornemuse qui avait fait la guerre et ça paraissait, dit-elle. Tous les enfants de l’orchestre en avaient une neuve. » Mais elle se rappelle avec émotion le jour où elle a eu la chance de jouer de la cornemuse avec l’instrument de son père lors d’un concert. « J’ai astiqué les pièces argentées de la cornemuse de papa pendant trois jours. » Après cela, les autres enfants ont cessé de la taquiner.

Son père a subi une hémorragie cérébrale à l’âge de 43 ans. C’est durant son rétablissement qu’il a commencé à donner des leçons de cornemuse privées à sa fille. « Je suis devenue sa réadaptation, affirme-t-elle. Durant cet hiver-là, il me donnait des cours le soir. On passait du temps ensemble chaque soir, et il m’enseignait quelque chose de nouveau. Puis, c’est devenu notre routine. »

Barbara a suivi les traces de son père pendant des années, puisqu’elle a été cornemuseur-major au sein de l’orchestre 36 Halifax Pipes and Drums, dont elle a récemment pris sa retraite.

On entend encore aujourd’hui le son de cette cornemuse exceptionnelle partout en Nouvelle-Écosse. Barbara est blessée en ce moment, mais elle espère se rétablir rapidement afin de pouvoir continuer à jouer de la cornemuse durant cette année très spéciale.

On entend encore aujourd’hui le son de cette cornemuse exceptionnelle partout en Nouvelle-Écosse.

Pour souligner le 75e anniversaire du jour J et de la bataille de Normandie, Barbara Stewart est l’un de nos Visages de la liberté. Barbara participera également à l’activité commémorative du gouvernement du Canada le 6 juin 2019, à Halifax.


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