Temps

Transcription

Présentatrice : Vivre à l'extérieur en permanence, à la merci des éléments, n'est pas de tout repos. Avec son temps imprévisible et ses écarts de températures extrêmes, le climat Coréen tourmente nos soldats.

Charlie Rees : Quand on a atterri là-bas, c'était en plein le début de la mousson.
(Lever du soleil)

Edward Patrick Taylor : Durant l'été, quand les pluies de la mousson frappaient, on se faisait vraiment tremper.
(Soldats marchant sous la pluie)

Roland Boutot : Ça tombait là comme des clous pis à un moment donné ça arrêtait au bout de 15 minutes pis il faisait gros soleil, 110, 100 degrés de chaleur. Tabarnouche, ça j'haïssais ça en câline.
(Soldats marchant sous la pluie)
(Soleil brillant après la pluie)

Charlie Rees : Il pleuvait pas toujours des cordes, mais il pleuvait tout le temps.

Jean-Paul Savary : L'eau monte à peu près un pied à l'heure, pis y'a pus rien qui se passe. Tous les ponts disparaissent.
(Soldats dans la rivière)

George W. Elliot : Les abris se mettaient à s'effondrer. Ça rendait vraiment les choses difficiles.

Gérard Dauray : Passer des nuits dans des dugouts pleins d'eau avec une grosse couverte, pis ça c'est, essayer de te réchauffer avec ça.

Roland Boutot : On venait les pieds gros, gros, gros, tout pleins de terre là. T'sais la terre glaise ça colle, hein ? Mais les pieds gros pis ça vient pesant.

Edward Patrick Taylor : Les camions et les armes, on les déplaçait, et ils s'enlisaient.
(Des camions enlisés dans la boue)

Marcel Joanisse : L'hiver est froide en Corée t'sais ? Presqu'aussi froid qu'ici, moins de neige mais c'est presqu'aussi froid qu'ici.
(Des soldats travaillent dans la neige)

Gerald Edward Gowing : Ici, au Canada, on peut toujours ajouter une couche, parce qu'on a ce qu'il faut à la maison, mais on n'avait rien d'autre là-bas.
(Des soldats déplacent de l’équipement dans la neige)

Albert Hugh MacBride : Je n'ai jamais eu si froid de ma vie. Un froid humide, et on portait des pantalons en nylon, qui faisaient shhhh, shhhh, shhhh.
(Scène hivernale en Corée)

Jean-Paul Savary : On n'était pas habillé pour faire des patrouilles parce que c'était un matériel en frottant qui faisait du bruit.

Sheridan "Pat" Patterson : On n'avait pas le matériel qui convenait. On portait nos uniformes d'été, une sorte de combinaison d'exercice kaki.
(Entretient de machinerie dans la neige)

Carl "Herman" Thorsen : Et un pyjama en flanelle en guise de sous-vêtement. Et on avait que des bottes de cuir. Elles n'étaient pas adaptées au pays, elles n'étaient pas assez chaudes, alors les Américains nous en ont procurées.
(Char d’assaut se déplaçant en hiver)

Ronald Guertin : Quand il fait froid là à un moment donné là, y'a pu rien pour réchauffer.

Yvan Paquin : On prend, une boîte de quatre bombes de mortier, qui étaient en métal, pis on se fait un genre de petite fournaise avec ça.

Graham Dixon : On prenait des cartouches d'obus, et on en faisait une cheminée.
(Des soldats font une cheminée)

Jim McKinney : Et si on pouvait piquer un peu d'essence pour allonger le diesel, le poêle brûlait proprement, mais si on brûlait seulement du diesel, le gaz carbonique s'accumulait et de temps en temps, tout explosait et le tuyau du poêle volait en éclats et tout était aussitôt couvert de suie grasse.

Saviez-vous ...

Entre le 10 et le 17 août 1952, des pluies torrentielles détruisent 150 bunkers canadiens lorsque le niveau de la rivière Imjin s’élève de 12 mètres au-dessus de son niveau normal en été.

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