Calendrier historique - 1953

Événements

Mars 1953

Une autre rotation des troupes canadiennes s'amorce.

30 mars 1953

Les communistes suggèrent que les prisonniers des deux camps qui souhaitent être rapatriés le soient immédiatement après la signature de l'armistice, et proposent que les prisonniers qui ne souhaitent pas être rapatriés soient transférés dans un pays neutre et qu'ils ne soient pas sous la supervision de l'ONU comme l'avait proposé l'Inde quelques mois plus tôt.

10 avril 1953

Le NCSM Crusader retourne sur la côte est de la Corée pour sa dernière mission, qui sera aussi sa plus fructueuse.

14 et 15 avril 1953

En deux jours, le NCSM Crusader détruit trois trains sur la côte coréenne, le plus grand nombre de trains détruit par les forces de l'ONU durant cette guerre.

20 avril 1953

Le plan Little Switch prévoyant le rapatriement des malades et blessés des deux camps est mis en œuvre à Panmunjom.

26 avril 1953

Les négociations de paix reprennent et les discussions avancent rondement.

Dimanche de Pâques en Corée était jour de repos pour les membres du PPCLI, qui n'ont cependant pas dérogé à leur devoir religieux.

2 et 3 mai 1953

Dans ce qui sera la bataille la plus coûteuse pour les troupes canadiennes, les Chinois effectuent un raid contre les positions de la Compagnie C du 3e Bataillon du RCR sur les cotes 97 et 123 tout juste en bordure de la crête située en retrait de la cote 187. Le bataillon, récemment arrivé sur le front, subira 82 pertes — 30 morts, 41 blessés et 11 prisonniers, dont 22 soldats coréens en service au sein du RCR – lorsqu'un fort contingent de soldats chinois rejoint le peloton avancé sur la côte 97, puis poursuit vers le sommet de la crête pour attaquer l'autre peloton qui s'y trouve.

Le Bombardier suppléant Don Cecile vise le canon de 25 livres de la 216e Batterie du 81e Régiment de campagne de l'Artillerie royale canadienne.

8 juin 1953

Une entente intervient entre les délégations de l'ONU et communistes sur les conditions de rapatriement de tous les prisonniers. Ceux qui souhaitent rentrer dans leur pays pourront le faire dès que l'armistice aura été signé. Ceux qui ne souhaitent pas rentrer dans leur pays seront placés sous la garde de la Commission neutre de rapatriement présidée par un représentant de l'Inde. Pendant que les prisonniers seront sous la garde de la Commission, les pays concernés pourront envoyer des émissaires rencontrer les prisonniers pour tenter de les convaincre de rentrer dans leur pays. Après 120 jours, les prisonniers pourront choisir leur destination.

Le Sdt Alvin Doyle, de Saint Joseph d'Alma (Québec), distribue gratuitement des friandises, des livres et des bières aux membres du 3e Bataillon du Royal 22e Régiment.

9 juin 1953

Le gouvernement de la Corée du Sud rejette les conditions de l'armistice. Il réclame plutôt la réunification de la Corée, le retrait des troupes chinoises de la Corée du Nord et la démilitarisation de la Corée du Nord. Le président Rhee affirme que, si les Chinois sont autorisés à rester en Corée du Nord, la Corée du Sud poursuivra le combat jusqu'à ce que les forces chinoises soient repoussées au nord du fleuve Yalu.

10 au 18 juin 1953

Pendant que les négociations se poursuivent, les Chinois lancent une attaque, l'une de leurs attaques les plus intenses des deux dernières années, contre les forces sud-coréennes au centre du pays. Les troupes sud-coréennes subissent plus de 7 300 pertes alors que les pertes de l'ennemi sont évaluées à 6 600.

Des officiers de la Compagnie Baker du 3e Bataillon du PPCLI donnent des instructions avant la patrouille de nuit. De g. à d. : le Lt Robert Farvolden, le Maj Ronnie Roberts et le Lt P. E. Vick.

17 juin 1953

On établit une nouvelle ligne de démarcation.

Le parachutiste Yves Clement, de l’Escadron D des Royal Canadian Dragoons, patrouille la zone démilitarisée.

18 juin 1953

Le président Rhee ordonne la libération de 25 000 prisonniers nord-coréens qui ne souhaitent pas être rapatriés en Corée du Nord et, au bout de quatre jours, il ne reste plus que 9 000 prisonniers nord-coréens. Ce geste du président Rhee compromet les fragiles pourparlers de paix avec les communistes.

24 juin 1953

Les forces communistes reprennent les attaques contre les divisions sud-coréennes.

10 juillet 1953

La Brigade canadienne remplace la 28e Brigade du Commonwealth sur la cote 355.

Des membres de la Compagnie Baker du 3e Bataillon du Royal 22e Régiment, derrière le canon. De g. à d. : le Lt Jean Riffou, les Sdt Fernand Boucher et Normand Dufresne.

11 juillet 1953

Le président Rhee indique qu'il ne rejette plus les conditions de l'armistice.

13 juillet 1953

Les troupes communistes lancent une autre offensive contre les forces sud-coréennes, repoussant celles-ci à six milles à l'intérieur du secteur central. Durant les deux derniers mois des combats, les troupes de l'ONU subissent 52 000 pertes alors que les pertes des troupes communistes sont évaluées à plus de 108 000.

Champs d’honneur du cimetière militaire des Nations Unies.

20 juillet 1953

Le NCSM Athabaskan tire les dernières salves de la Marine royale du Canada durant la guerre de Corée, bombardant les positions chinoises sur le continent près de l'île de Mu.

27 juillet 1953

L'armistice est signé à Panmunjom par les communistes et l'ONU (qui représente le gouvernement sud-coréen) et il doit entrer en vigueur à 22 h.

Dîner de Noël du 3e Bataillon du Royal 22e Régiment.

28 juillet 1953

Les combats cessent avec l'entrée en vigueur de l'armistice. Le cessez-le-feu suit les voies de communication des deux côtés du front, et on établit une zone démilitarisée de 2 000 mètres de chaque côté du front. Le 5 août à Panmunjom s'amorce l'échange des prisonniers au 38e parallèle et, au cours des deux mois qui suivent, les deux camps relâcheront en tout 80 000 prisonniers. De nombreux prisonniers détenus par l'ONU décident de s'établir en Corée du Sud alors que plusieurs centaines de prisonniers détenus par les forces communistes choisissent de demeurer en Corée du Nord.

Le Second Battalion Princess Patricia's Canadian Light Infantry, en zone de combat.

APRÈS L'ARMISTICE

La signature de l'armistice à Panmunjom met fin au conflit armé en Corée. Le pays et le peuple coréen auront payé un lourd tribut pour ces trois années de guerre. Alors que les Coréens entreprennent la reconstruction du pays, les troupes canadiennes restent en Corée du Sud une fois l'armistice signé afin d'aider à la reconstruction et à la logistique des opérations et pour assurer la sécurité. Pour le reste de l'année 1953 et pour une bonne partie de l'année 1954, des troupes fraîches sont envoyées; le brigadier Allard est remplacé par F.A. Clift à titre de commandant de la brigade canadienne, et la rotation des troupes se poursuit. En septembre 1954, la situation étant stabilisée et la Corée du Sud étant en bonne voie de reconstruction, le gouvernement canadien rappelle les deux tiers de ses troupes. Six mois plus tard, le dernier bataillon canadien quitte la Corée, mais un détachement médical reste sur place jusqu'en 1957.

C'est ainsi que se termine la contribution du Canada au rétablissement de la paix en Corée, mais officiellement, les hostilités ne sont pas terminées. Les troupes de l'ONU, principalement sud-coréennes et américaines, sont encore présentes en Corée aujourd'hui. La zone démilitarisée séparant la péninsule coréenne en deux états est toujours en place et elle fait toujours l'objet d'une étroite surveillance.

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