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Enfants affamés

Transcription

Présentatrice : Souvent laissés à eux-mêmes pour assurer leur propre survie, les orphelins de la guerre de Corée et toutes leurs souffrances ébranlent le moral de nos soldats.

Antoine Côté : Chaque fois qu'on s'arrêtait dans un village, des enfants sortaient de partout et de nulle part.
(Photo d’un soldat agenouillé souriant à quatre enfants coréens)

Charles Trudeau : On garrochait une sandwich pis les enfants se garrochaient là-dessus pis ils mangeaient.
(Photo d’un groupe d’enfants derrière une haute clôture en grillage. Devant la clôture, un soldat qui remet ce qui semble être de la nourriture)

Paul-Émile Pomerleau : Quand on jetait nos vidanges, ils venaient. Des enfants de 3, 4 ans qui venaient chercher nos restants... Ça c'était l'enfer. C'était l'enfer.
(Photo d’un groupe d’enfants formant un arc de cercle)

William Chrysler : La population civile crevait de faim... On voyait des petits enfants, des petits, ils étaient là, à vous tendre la main. Ils étaient affamés.
(Photo d’un enfant coréen se cachant la figure avec ses bras, assis sur un soldat au milieu d’un champ)

Luther Ferguson : Ils étaient tous affamés, gelés et mourants.

Stuart Reitsma : Ils nous suivaient parce qu'ils savaient qu'ils auraient une paire de chaussettes… quelque chose à se mettre sur les mains... un vêtement... quelque chose à manger.
(Photo d’un soldat avec des enfants coréens au pied d’une colline)
(Photo de deux jeunes enfants coréens)

Antoine Côté : Les enfants, sans doute des orphelins, étaient pauvrement vêtus, affamés, et quêtaient de la nourriture. Nous on leur lançait nos rations C. On leur lançait tout ce qu'on pouvait.
(Photo d’un enfant coréen, une pièce de tissu déchirée sur ses épaules, tenant une canne de métal dans les mains, regardant un soldat)
(Photo d’une Coréenne versant du liquide dans un bol, deux enfants sont assis derrière une table, à leur côté deux soldats)

William Chrysler : J'ai donné mes rations je ne sais pas combien de fois. Presque tout le monde les donnait. Vous ne pouviez pas manger en regardant ces tout petits enfants au ventre gonflé mourir de faim, avec leurs bras maigres. Ils n'avaient absolument rien à eux.
(Photo de huit enfants coréens assis autour d’une petite table de bois qui mangent)

Luther Ferguson : Je me rappelle avoir lancé une friandise à un enfant qui me regardait droit dans les yeux. On pouvait lire l'espoir dans ses yeux, tu sais, il se disait « peut-être que ces types-là peuvent m'aider ». Il a attrapé la barre de chocolat, mais avant qu'il ait pu en faire quoi que ce soit, d'autres garçons, plus costauds, la lui ont pris des mains, et il ne s'est pas défendu. Il s'est couché là, et il est mort. Il avait juste assez de force pour attraper la friandise, mais... Je peux encore le voir...


Saviez-vous ...

Selon les estimations, les forces communistes comptent jusqu’à
1 150 000 hommes, les trois quarts d’entre eux étant Chinois.

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