Document d'information

Les efforts déployés par les quelque 50 000 Canadiens qui servirent dans l'Aviation royale canadienne (ARC) et la Royal Air Force (RAF) au cours des opérations du Bomber Command sur les territoires occupés d'Europe représentent l'une des plus importantes contributions de notre pays au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Lorsque le Canada s'engagea dans le conflit, le 10 septembre 1939, l'ARC était la plus petite branche militaire de notre pays. Or, à la fin de la guerre, elle était la quatrième force aérienne en importance parmi les puissances alliées. Environ 250 000 braves Canadiens et Canadiennes servirent dans l'ARC, dont bon nombre au sein du Bomber Command.

Le Canada joua aussi un rôle crucial dans le Programme d'entraînement aérien du Commonwealth britannique, que suivirent plus de 135 000 aviateurs de divers pays alliés ici même au pays. Ces hommes en vinrent à former le pilier du Bomber Command, notamment les Canadiens qui servirent dans les escadrons du Groupe de bombardement no 6, le seul groupe non britannique à avoir servi dans le Bomber Command.

Au cours des premières années de la Seconde Guerre mondiale, l'Allemagne occupait la grande majorité de l'Europe continentale. Malgré qu'il ait fallu beaucoup de temps aux Alliés pour rassembler les nombreuses ressources dont ils avaient besoin pour libérer les pays occupés, ils ne mirent pas fin aux combats pour autant. Au contraire, ils entreprirent une campagne aérienne, bombardant des cibles tactiques et stratégiques en Allemagne et sur l'Europe occupée dans le but de réduire la capacité industrielle et militaire de l'ennemi. La campagne de bombardements causa d'énormes dommages aux ressources allemandes et contribua énormément à la dernière poussée vers la victoire de la Seconde Guerre mondiale.

Les hommes qui servirent dans le Bomber Command furent exposés à des risques plus élevés que n'importe quel autre soldat prenant part aux combats. Pendant la majeure partie de la guerre, la durée normale d'une période de service dans ce commandement était de 30 sorties de combat. Le danger était tel qu'environ la moitié des membres de tous les équipages ne parvinrent pas à la fin de leur mission. Malgré de lourdes pertes, le Bomber Command réussit à assurer une circulation constante des avions au-dessus des cibles ennemies, dont les sous-marins U-boot, les docks, les chemins de fer et les villes industrielles en Allemagne, ainsi que les cibles ennemies dans les territoires européens occupés de la Norvège à la France.

La vie à bord d'un bombardier n'était pas des plus faciles. En règle générale, l'équipage d'un bombardier quadrimoteur normal, comme le Halifax et le Lancaster, comptait sept hommes. Ces derniers devaient travailler en équipe et sous de grandes pressions lors des sorties nocturnes. La nervosité s'emparait d'eux lorsque le bombardier vrombissant chargé de tonnes de bombes et de plus de 6 000 litres de carburant d'aviation extrêmement inflammable prenait son envol.

En haute altitude, ils devaient endurer des températures sous le point de congélation et composer avec des masques à oxygène parfois gelés. Les Allemands les attendaient dans le ciel nocturne d'Europe. Munis de puissants projecteurs et de batteries de DCA, ils guettaient leurs cibles, transformant le ciel en véritable averse d'obus. Les vols n'étaient pas de tout repos, car voulant éviter le feu ennemi, le pilote devait effectuer des descentes en vrille et avait souvent du mal à reprendre le contrôle. Sortir d'un avion endommagé était tout un exploit et de nombreux Canadiens qui réussirent à se sortir indemne d'un avion abattu en territoire ennemi furent faits prisonniers de guerre.

Les femmes ont elles aussi joué un rôle dans le Bomber Command. Au cours de la guerre, les membres de la division féminine de l'Aviation royale canadienne (ARC) furent stationnées en Angleterre. Bien qu'elles n'aient pas participé au combat à proprement parler, elles effectuèrent d'importantes tâches au sol, notamment en assumant les fonctions de codeuses et d'opératrices de radios ou en établissant la position des aéronefs.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Groupe de bombardement no 6 avait effectué plus de 40 000 sorties. Près de 8 000 décorations pour acte de bravoure furent remises aux membres d'équipage de ce groupe, dont deux aviateurs, le Sous-lieutenant d'aviation Andrew Mynarski et le Chef d'escadron Ian Bazalgette, reçurent la Croix de Victoria, l'honneur le plus élevé décerné à un Canadien pour courage exceptionnel.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la population du Canada se chiffrait à seulement 11 millions d'habitants. Malgré cette faible population, plus d'un million d'hommes et de femmes vinrent grossir les rangs de l'armée à la défense de la paix et de la liberté. Néanmoins, de toutes les branches de l'armée dans lesquelles un Canadien pouvait s'enrôler au cours de la Seconde Guerre, peu étaient aussi dangereuses que le Bomber Command de la Force aérienne. En tout, près de 55 000 aviateurs des forces alliées, dont environ 10 000 Canadiens, périrent dans des accidents survenus au cours de leur entraînement, dans le ciel européen ou dans des camps de prisonniers de guerre.

Pour obtenir un complément d'information sur les héros du Canada morts au combat, consultez le Mémorial virtuel de guerre du Canada.

Pour en apprendre davantage sur les sacrifices et les exploits des anciens combattants et des vétérans canadiens en temps de guerre, de conflit ou de paix, consultez le site Web d'Anciens Combattants Canada.

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