Les Canadiens en Asie du Sud-Est 1941 - 1945

Introduction

L'action au Schwebo

L'action au Schwebo

La participation canadienne à la Seconde Guerre mondiale dans le Sud-Est asiatique se limita principalement à la participation du Corps d'aviation royal canadien (CARC). Aucune unité de la marine royale canadienne (MRC) n'a servi dans cette région bien que peu de Canadiens aient servi à bord des navires de la Royal Navy.

Deux douzaines d'officiers de l'Armée canadienne furent rattachés à la 14e Armée britannique en Birmanie et au Q.G. du Commandement du Sud-Est asiatique, à titre d'observateurs durant la dernière partie de l'année 1944. De plus, 18 officiers subalternes d'infanterie, prêtés aux Britanniques dans le cadre du programme canadien de prêt afin de suppléer aux pertes de chefs de sous-unités de combat, arrivèrent sur les lieux à l'été de 1945.

Environ 40 Canadiens, dont la moitié était surtout des spécialistes de la langue et d'origine chinoise ou japonaise, ont également servi dans la Force 136, organisme de renseignements britannique qui mena des opérations derrière les lignes japonaises. Ces hommes étaient impliqués dans le recrutement et la formation des partisans autochtones, s'adonnant au sabotage, à l'ambuscade et aux pièges, et au leurre, et transmettant des renseignements au sujet des activités de l'ennemi. Un nombre de Canadiens firent partie de l'Unité de reconnaissance maritime (URM), dans le cadre des opérations combinées, les «hommes-grenouilles de Birmanie», qui étaient à l'avant-garde de la 14e armée pour l'aider à traverser la rivière Irrawaddy, en février et en mars 1945.

Peut-être l'unité canadienne qu'on s'attendait le moins à nous représenter dans le Sud-Est asiatique fut la Veterans Guard of Canada. À l'été de 1944, et à nouveau au printemps de 1945, des contingents des Vétérans servirent de «muletiers», escortant des chargements de mulets en provenance des États-Unis et à destination de l'Inde et, finalement, des jungles d'Assam et d'Arakan où l'on avait grand besoin de ces bêtes pour le transport.

Un Canadien, qui avait quitté la Colombie-Britanniqe à l'âge de 21 ans pour accepter un brevêt d'officier dans l'Armée régulière britannique, mérite une mention spéciale. Il s'agit de Charles Ferguson Hoey, du Lincolnshire Regiment, qui fut décoré de la Croix militaire en Birmanie en 1943 et, par la suite, à titre posthume, de la Croix de Victoria le 16 février 1944, pour sa «bravoure et ses qualités de chef extraordinaires» lors de la prise d'une place forte japonaise.

Les aviateurs canadiens étaient sur le théâtre d'opérations Sud-Est asiatique avant même les premières attaques japonaises en décembre 1941. Lorsque la guerre éclata en 1939, peu de compétences étaient aussi en demande au sein des forces armées alliées que celles associées avec le fonctionnement et l'entretien de la radio, compétences d'une valeur inestimable non seulement en elles-mêmes, mais pour la possibilité d'être transformées en art nouveau et mystérieux qu'était la radiogoniométrie ou le «radar», comme cet art fut appelé par la suite. Vers la fin de 1940, le Canada avait ajouté plusieurs centaines de sans-filistes bien entraînés aux effectifs de la Royal Air Force (RAF). Ces hommes avaient été enrôlés en toute hâte dans le CARC et on les avait envoyés en Angleterre suivre des cours qui les qualifieraient en mécaniciens et opérateurs de radar. Un certain nombre de diplômés en génie électrique avaient également reçu des brevêts d'officiers et avaient été prêtés à la RAF afin de commander ou d'administrer le flot d'unités de transmissions et de radar qu'on constituait sans cesse.

Nombre de ces employés furent alors envoyés outre-mer, au Moyen ou en Extrême-Orient. Vers décembre 1941, environ 50 officiers et 350 non-officiers du CARC faisaient leur service dans le Commandement d'Extrême-Orient. Vers décembre 1941, environ 50 officiers et 350 non-officiers du CARC faisaient leur service dans le Commandement d'Extrême-Orient de la RAF. Un mois plus tard, au moins 35 Canadiens, membres d'équipage aérien, premiers diplômés du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth britannique, furent également affectés à des escadrilles de la RAF dans le Sud-Est asiatique. Dès avril 1942, ce nombre avait plus que doublé, au moment où les Britanniques et les Hollandais étaient chassés de la Malaisie, de Singapour, des Indes néerlandaises (maintenant l'Indonésie) et de la majeure partie de la Birmanie.

Un Catalina de l'escadrille no 413 au Ceylan

Un Catalina de l'escadrille no 413 au Ceylan

Certains de ces Candiens ont piloté des hydravions Catalina fabriqués par la société Consolidated au cours de patrouilles de reconnaissance maritime, occupation qu'on allait devoir bientôt abandonner en grande partie devant la supériorité aérienne des Japonais. La plupart des Catalinas furent ensuite réaffectés aux opérations de bombardement nocurne. Certains pilotes de chasse canadiens accompagnèrent les 50 Hurricanes de la Hawker, en provenance du Moyen-Orient, qui arrivèrent à Singapour le 13 janvier 1942. On s'attendait à ce que les Hurricanes dominent le ciel, mais, malgré leur capacité d'égaler la vitesse de l'ennemi et leur armement plus lourd, ils se révélèrent incapables de suivre les Japonais dans les virages abrupts des duels aériens et un système de contrôle au sol insuffisant ajoutait à ces handicaps. Singapour capitula le 15 février 1942 et deux techniciens canadiens de radar firent partie des 70 000 militaires du Commonwealth qui furent faits prisonniers. Seulement 18 ou 20 Hurricanes (ainsi que 24 chasseurs américains désuets) restèrent pour poursuivre le combat à partir de Sumatra et de Java.

L'attaque de Sumatra par les Japonais débuta le 14 février 1942 par la descente de parachutistes sur les terrains d'aviation de Palembang. Deux pilotes canadiens furent faits prisonniers alors qu'ils étaient à la tête d'une force improvisée d'équipage au sol de la RAF, d'artilleurs de D.C.A. de l'armée britannique et de fantassins coloniaux hollandais, lors de combats corps à corps contre l'envahisseur. Lorsque Java tomba aux mains de l'ennemi le 8 mars 1942, un nombre indéterminé de Canadiens avaient été blessés et 26 avaient été faits prisonniers.

Au-dessus de l'océan Indien

Le front allié s'était maintenant stabilisé le long d'un grand arc qui s'étendait de la province chinoise méridionale de Yunnan, longeait la frontière entre l'Inde et la Birmanie, traversait la baie du Bengale jusqu'au Ceylan, pour ensuite traverser l'océan Indien et se terminer Papouasie-Nouvelle-Guinée. Tout le long de cet arc, les Japonais jouissaient de la supériorité aérienne et ils avaient également une supériorité navale décisive. Reconnaissant cette supériorité, l'amiral britannique sir James Somerville, manoeuvra avec beaucoup de précaution sa flotte composée de vaisseaux disparates et généralement désuets et accepta que la défense du Ceylan, clé de l'océan Indien, serait mieux assurée par la puissance aérienne à partir de bases terrestres.

Une capacité suffisante de reconnaissance aérienne était pour cela une des conditions primordiales afin d'obtenir un avertissement préalable de toute attaque. Ainsi, l'escadrille no 413 du CARC, qui avait été affectée à la protection des convois au large des côtes de l'Écosse, reçut l'ordre de se rendre au Ceylan et fut la première unité canadienne à faire son apparition sur le théâtre du Sud-Est asiatique. Le premier Catalina de l'escadrille no 413 arriva à Koggala, sur la côte sud du Ceylan, le 28 mars 1942 et le second piloté par le commandant d'aviation L.J. Birchall, le 2 avril.

Deux jours plus tard, Birchall et son équipage prenaient les airs afin d'effectuer leur première patrouille en Extrême-Orient. Juste comme ils allaient faire demi-tour pour rentrer à la base, après un vol de 12 heures, ils aperçurent des navires japonais à l'horizon sud. Comme ils se rapprochaient afin d'essayer d'en déterminer le genre et le nombre, ils furent attaqués par des chasseurs qui protégaient le convoi à partir de porte-avions et forcés à se poser sur l'océan. L'équipage réussit toutefois à communiquer avec les défenseurs du Ceylan et à les alerter, ce qui donna à l'amiral Somerville le temps de mettre la plupart de ses navires à l'abri.

Grâce à cet avertissement opportun, lorsque 91 bombardiers japonais, escortés par 36 chasseurs, attaquèrent Colombo le lendemain matin, 42 Hurricanes et Fairey Fulmars les attendaient. Au moins huit des chasseurs britanniques étaient pilotés par des Canadiens, qui remportèrent, entre eux, trois victoires. En fait, les Japonais ne perdirent que sept appareils au total et la RAF, 19, mais ce qui était plus important, ni Colombo ni la flotte ne subirent de dommage important. Quatre jours plus tard, la base navale de Trincomalee subit une attaque et les pertes aériennes furent à peu près égales de part et d'autre, les défenseurs perdant dix appareils et l'ennemi, neuf.

Entre-temps, le pilote canadien L.J. Birchall, et son équipage étaient acclamés comme les « sauveurs du Ceylan ». Birchall reçut la Croix du Service distingué dans l'Aviation pour « avoir donné l'alerte à temps ». Même si l'ennemi découvrit et coula deux croisseurs et un porte-avions, les pertes auraient pu être beaucoup plus grandes si la flotte avait été prise par surprise.

Au fur et à mesure que la crainte d'une invasion s'estompa, l'escadrille no 413 fut affectée principalement aux patrouilles anti-sous-marines et à l'escorte de convois, avec, à l'occasion, des vols de reconnaissance de longue portée vers l'est. On connaissait de grandes difficultés à maintenir les appareils en état de fonctionnement et, dans l'immensité de l'océan Indien, la concentration de sous-marins était très faible. Rarement en apercevait-on, seulement à cinq reprises en presque quatre ans, et les Canadiens ne connurent pas de succès dans leurs attaques. Ils se distinguèrent surtout pour avoir rapporté la position ou sauvé des survivants de navires marchands coulés au cours des quelque 11 000 heures de missions de vol. Enfin, en novembre 1944, le CARC demanda le retour de l'escadrille au Royaume-Uni afin de la transformer en unité de bombardement. Deux mois plus tard, tous les effectifs s'embarquèrent à destination de l'Angleterre, laissant leurs appareils et leur matériel au Ceylan.

La défense de l'Inde 1942-1944

Entre-temps, le long de la frontière de 1 125 kilometre entre l'Inde et la Birmanie, les forces britanniques et japonaises en étaient au point mort depuis le début de la mousson à la mi-mai 1942. Lorsque le temps se dégagea finalement à la mi-octobre, les Japonais entreprirent une offensive aérienne au-dessus des Himalayas contre les bases d'Assam utilisées par l'aviation américaine pour le transport à destination de la Chine. Ils rencontrèrent des Hurricanes du groupe aérien no 224 de la RAF, qui comprenait 30 pilotes canadiens. Au même moment, des bombardiers légers du groupe no 221, qui comptait au moins 60 Canadiens parmi les officiers et les membres d'équipage, s'efforcèrent de couper les voies d'approvisionnement de l'ennemi qui s'étendaient au nord de Rangoon. Le nombre total d'avions en cause était peu élevé, cependant, étant donné la taille du théâtre des opérations, le matériel était relativement primitif et aucune victoire décisive ne put être remportée d'un côté comme de l'autre. La supériorité aérienne fut rarement contestée, car aucune des parties belligérantes ne pouvait réunir une force suffisante pour faire pencher la balance.

Les effectifs du CARC dans le théâtre d'opérations continuèrent de s'accroître. À la fin de 1942, il y avait au moins 1 100 Canadiens en Inde et au Ceylan mais, comme aucune coordination n'était exercée par des autorités canadiennes, personne ne connaissait leur nombre exact. En mai 1943, on autorisa la création d'un Quartier général de zone du CARC qui devint opérationnel en octobre. En juin 1945, un personnel de 191 officiers et non-officiers administraient un contingent canadien de plus de 3 000 hommes.

Inside Burma with the Chindits

Inside Burma with the Chindits

Lorsque les forces terrestres britanniques lancèrent leur première offensive, leur effort prit la forme d'un raid de pénétration de longue portée dans la partie septentrionale de la Birmanie, entrepris par les Chindits du brigadier Orde Wingate, entre février et juin 1943. L'approvisionnement des hommes de Wingate était largué par des appareils Douglas Dakotas de l'escadrille no 31 de la RAF, qui comptait pas moins de sept Canadiens parmi ses équipages. Bien qu'un grand nombre des Chindits furent tués ou faits prisonniers, l'idée d'une pénétration de grande portée fut déclarée un succès. La technique prit de l'expansion en 1944 pour comprendre l'établissement de places fortes semi-permanentes, dans lesquelles on trouverait également des pistes d'atterissage, derrière les lignes japonaises. Cette année-là, la force Chindit, qui comptait trois brigades et comprenait 13 Canadiens à titre d'officiers de liaison des forces aériennes, était chargée des communications radio depuis l'une de ces places fortes.

Les Canadiens jouaient désormais un rôle peu considérable mais important dans presque toutes les activités aériennes dans le Sud-Est asiatique. En 1943, les opérations aériennes s'étaient améliorées, étant donné que des appareils plus modernes, mieux équipés et mieux entretenus, et une plus grande expérience permettaient aux forces aériennes alliées de faire des vols plus réguliers et de soutenir un effort plus intense malgré la mousson.

Les problèmes de logistique représentaient les difficultés les plus graves à surmonter dans la perspective d'une contre-offensive alliée pour reprendre la Birmanie. Il n'y avait pas de voies ferrées directes entre Calcutta, base principale d'approvisionnement de la 14e Armée, et la zone de combat. La seule voie surchargée qui traversait Dimapur et bifurquait par la suite vers le nord en direction de Ledo, était interrompue par un bac ferroviaire pour franchir le fleuve Brahmapoutre. Ce cours d'eau coupait toutes les voies de communication avec les arrières n'ayant aucun pont sur toute sa longueur. Les précipitations qui tombèrent pendant les cinq mois de mousson de l'année atteignirent le chiffre de 500 centimètres, transformant rivières et ruisseaux calmes en torrents déchaînés.

La ligne de front, si on peut se permettre ce terme, serpentait des collines escarpées, sans route et couvertes de jungle, où le transport à dos d'hommes et au moyen de trains de mulets était souvent le seul moyen d'y amener les approvisionnements. Si la 14e Armée devait passer à l'attaque, l'approvisionnement en combustible et en munitions devrait en majeure partie être assurée par la voie des airs. Pour ce faire, il fallait d'abord établir une supériorité aérienne totale et une force imposante d'avions de transport.

L'avance sur Rangoon

C'est durant la saison sèche de 1943-1944 que l'on acquit la supériorité aérienne dans cette région. À ce moment, il y avait plusieurs centaines de bombardiers et de chasseurs (avec plusieurs centaines de Candiens au sein des équipages) qui harassaient les Japonais, dont les effectifs n'étaient plus que de 150 appareils de toutes sortes. Il y avait également quelque 300 appareils alliés de transport sur le théâtre des opérations, mais le général sir William Slim en voulait davantage avant de passer à l'attaque de Rangoon. Le CARC accepta par la suite de renforcer sa capacité de transport aérien en constituant deux escadrilles de transport de moyenne portée en Inde.

Groundcrew du numéro 435 Squadron mettant à rude épreuve pour éjecter fournitures, la Birmanie

Groundcrew du numéro 435 Squadron mettant à rude épreuve pour éjecter fournitures, la Birmanie

Il aurait fallu alors réunir des équipages aériens canadiens qui se trouvaient déjà sur le théâtre des opérations, et d'en faire venir d'autres du Canada et du Royaume-Uni; c'est ainsi que 76 équipages complets avaient pu entreprendre l'instruction sur des Dakotas en vue d'opérations militaires, à la fin de septembre 1944. De plus, 580 membres d'équipages terrestres et employés administratifs canadiens quittaient l'Angleterre par la voie des airs. Le 19 novembre, la 14e Armée entreprit la traversée de la Chindwin, dans sa marche épique vers le sud. Le 20 décembre 1944 et le 15 janvier 1945, les escadrilles nos 435 et 436 du CARC partirent en mission pour la première fois.

Parfois, les avions larguaient leur cargaison du haut des airs, ou ils se posaient sur des pistes courtes et tortueuses, aménagées dans la jungle, dont nombre d'entre elles étaient situées dans des vallées sinueuses qui exigeaient des pilotes, des atterrissages et des décollages très courts. Au moins une fois, il y eut des chasseurs japonais dans les environs, et les Canadiens, à bord d'appareils non armés, durent trouver la fuite dans des manoeuvres à très basse altitude. Deux appareils furent abattus et six membres d'équipage tués dans ces missions de transport.

À la fin de février 1945, il y avait 14 escadrilles alliées de transport en service qui s'adonnaient à des opérations militaires, quatre britanniques (qui comprenaient 225 membres canadiens d'équipage aérien), deux canadiennes et huit américaines, qui transportaient 90 p. 100 des approvisionnements dont avaient besoin 300 000 hommes. D'autres Canadiens faisaient partie d'escadrilles de soutien terrestre. Lorsque les Japonais envoyèrent certains de leurs rares blindés contre une tête de pont sur la rivière Irrawaddy, au sud de Mandalay, les Hurricanes « destructeurs de blindés » de l'escadrille no 20 de la RAF, détruisirent 12 de ces appareils.

Les Liberators, construits par la Consolidated, qui faisaient partie du groupe no 222 de la RAF (dont 372 Canadiens faisaient partie des équipages aériens en mars 1945), étaient également très occupés à freiner le mouvement des navires japonais grâce à une série d'opérations de pose de mines et de bombardement de longue portée qui les mena jusqu'à Sumatra. La plus longue sortie faite dans le Sud-Est asiatique au cours de la guerre en fut une de 24 heures et dix minutes. Elle a été exécutée le 31 juillet 1945 par l'équipage de l'escadrille no 160, composée principalement de Canadiens qui, partie du Ceylan, alla larguer les approvisionnements aux guérillas dans le sud de la Malaisie.

Rangoon, en Birmanie, tomba le 3 mai et les Forces alliées dans le Sud-Est asiatique se préparaient à une attaque contre la Malaisie lorsque, le 6 août 1945, la première bombe atomique fut larguée au-dessus de Hiroshima. Trois jours plus tard, une deuxième bombe sur Nagasaki amenait les Japonais à capituler.

Les deux escadrilles du CARC quittèrent la Birmanie au début de septembre, après avoir accompli, en moyenne, plus d'heures de vol que le chiffre établi d'utilisation intensive des avions de transport. Plus de 1 000 officiers et membres d'équipage aérien du CARC qui servaient dans des escadrilles britanniques en mai 1945, de même que 700 autres qui occupaient divers emplois aux quartiers généraux, dans les unités de radar et de radio, dans les bases et unités d'entretien, commencèrent à être rapatriés en juin, quoique ce n'est qu'en octobre que l'on retira son affectation au dernier homme d'équipage aérien canadien. Les derniers Canadiens à quitter le Sud-Est asiatique furent les membres du quartier géneral de zone, qui abandonna le théâtre des opérations le 15 janvier 1946.

Nous nous souvenons

Les noms de 199 Canadiens sont inscrits sur le Mémorial de Singapour en témoignage de ceux qui n'ont pas de lieu de sépulture connu, et 3 Canadiens sont inhumés dans le cimetière de guerre de Kranji, à Singapour. De plus, 56 morts de guerre canadiens sont inhumés en Birmanie et le nom d'un Canadien est inscrit sur le Mémorial de Rangoon.

Au total, 454 Canadiens sont morts au combat ou de maladie dans le Sud-Est asiatique, du nombre approximatif de 8 000 qui ont servi dans ce secteur.

Récit rédigé par Brereton Greenhous. Pour plus de détails : Melnyk, T.W., Les opérations aériennes du Canada dans le Sud-Est asiatique 1941-1945 (Ministère de la Défense nationale, Service historique, Document occasionnel Numéro 1, 1976)

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