Mémorial canadien à Passchendaele

Mémorial canadien à Passchendaele

Sur les pentes surplombant les paisibles champs qui, aujourd'hui, forment la vallée de la Ravebeek, ce mémorial canadien de champ de bataille se dresse à l'endroit même de la « ferme de la crête » où les soldats canadiens se heurtèrent à l'une des plus violentes résistances qu'ils connaîtraient pendant la guerre. Un gros bloc de granit canadien, érigé dans un bosquet d'érables et entouré d'une basse haie de houx, porte cette inscription :

APRÈS AVOIR FRANCHI SOUS UN FEU MEURTRIER LA REDOUTABLE FONDRIÈRE QU'ÉTAIT ALORS CE VALLON, L'ARMÉE CANADIENNES' EMPARA DE CETTE CRÊTE ET S'Y MAINTINT OCTOBRE - NOVEMBRE 1917

Du centre de ce parc commémoratif, on peut voir la silhouette effilée du clocher rebâti de l'église d'Ypres, qui se détache au bout d'une longue allée d'arbres.

Passchendaele (automne de 1917)

Après la victoire à Vimy, les Canadiens continuèrent leurs opérations dans la région d'Arras pour détourner l'attention des Allemands du front français et de l'offensive projetée dans les Flandres. Au cours d'une bataille qui dura du 15 au 25 août, ils s'emparèrent de la côte 70, hauteur stratégique dominant l'approche nord de Lens, et protégèrent la partie ouest de la ville. Le Corps canadien perdit à cette occasion neuf mille cent quatre-vingt-dix-huit hommes. Cependant, il gagna énormément de terrain et contrecarra les plans de l'ennemi, qui prévoyait envoyer de nouvelles troupes dans les Flandres.

Plus au sud, l'offensive française déclenchée en Lorraine par le général Nivelle fut un véritable désastre. Perdant quelque deux cent mille hommes, l'armée française connut toute une série de mutineries qui la paralysèrent pendant des mois.

En juillet, sir Douglas Haig, commandant des forces britanniques, déclencha dans les Flandres son offensive, qui devait aussi tourner au désastre; son plan était d'effectuer une percée et de s'emparer des bases sous-marines aménagées par l'ennemi sur la côte belge. L'offensive avait eu un heureux prélude à Messines en juin, mais cette réussite locale fut suivie d'un retard de plusieurs semaines.

La seconde et véritable étape de l'offensive débuta par un bombardement d'artillerie d'une rare violence, qui non seulement alerta l'ennemi, mais aussi troua et pulvérisa le champ de bataille. Des pluies diluviennes tombées la nuit même transformèrent vite le terrain en un bourbier impraticable. Montant péniblement à l'assaut, les troupes britanniques se virent infliger des pertes effroyables par les mitrailleuses allemandes installées dans des casemates de béton.

Pendant les quatre mois suivants, les gains sur le front d'Ypres furent négligeables. Au début d'octobre, bien qu'aucun des principaux objectifs ne fût tombé et que les forces britanniques fussent au bord de l'épuisement, Haig décida de tenter une nouvelle attaque. Le Corps canadien reçut l'ordre de prendre la relève des forces décimées d'Anzac dans le secteur d'Ypres et de se préparer à prendre d'assaut Passchendaele.

Après avoir inspecté le terrain transformé en bourbier, le général Currie protesta auprès de Haig, estimant que c'était envoyer les hommes à la boucherie. Ses objections ne changèrent rien et l'attaque fut préparée avec le plus grand soin. Au cours d'une série d'assauts déclenchée le 26 octobre, vingt mille soldats pris sous un feu nourri avancèrent pouce par pouce, cratère par cratère. Puis, le 30 octobre, les Canadiens attaquèrent Passchendaele même, avec deux divisions britanniques. Ils atteignirent les abords dévastés du village par un violent orage et, cinq jours durant, tinrent ferme, souvent dans la boue jusqu'à la taille, sous une pluie d'obus. Le 6 novembre, lorsqu'arrivèrent des renforts, quatre assaillants sur cinq y avaient laissé la vie. En prévoyant seize mille pertes, Currie avait hélas vu juste. Les Canadiens avaient trouvé leur Golgotha à Passchendaele. Pas moins de neuf Croix de Victoria attestent la détermination héroïque et l'habileté avec lesquelles les soldats canadiens participèrent aux âpres combats de Passchendaele.

Indications routières

Vue aérienne du Mémorial canadien à Passchendaele

Le mémorial canadien à Passchendaele est situé à environ 40 km au nord de Lille, 16 km à l'est d'Ypres, 25 km à l'ouest de Courtrai et 240 km au nord de Paris. Vous pouvez vous rendre à Ypres en train ou en autobus. Les stations se situent l'une à côté de l'autre au centre de la ville. Le mémorial se situe à environ 17 km des stations. Vous pouvez vous y rendre en autobus en direction de Roulers (ligne 64A Roulers) et descendre à l'arrêt du village de Passchendaele. Le mémorial se trouve à environ 800 mètres de l'arrêt de l'autobus. Vous pouvez également vous y rendre en prenant un taxi à partir des stations, au coût d'environ €30 pour un voyage aller-retour. Vous pouvez également louer une bicyclette à la station de train à un coût approximatif de €5 par jour, €11 par semaine ou €17 par mois.

Nota : Le coût d'un taxi indiqué plus haut est basé sur un voyage aller-retour sans période d'attente. Si vous désirez que le taxi vous attende pendant que vous visitez le site, vous devrez payer €20 l'heure. En Belgique, Ypres est Ieper, Roulers est Roeselare, Passchendaele est Passendale, Courtrai est Kortrijk et Lille est Rijsel.

Si vous vous déplacez en auto, veuillez suivre les directions suivantes :

Nota : Les limites de vitesse en Belgique sont de 50 km/h dans les villes et les zones résidentielles, d'habitude de 90 km/h sur les routes secondaires (mais ceci varie à certains endroits) et de 120 km/h sur l'autoroute. Soyez au courant de la règle accordant la priorité à droite et de la présence des voies de cyclisme qui ne sont généralement pas marquées. Ces voies sont parallèles à la route et, souvent, elles ne sont pas séparées de la route.

À partir de Paris ou de l'aéroport Charles de Gaulle ou d'Arras, suivez l'autoroute A1 en direction de Lille. En vous rapprochant de Lille, vous prenez la N17 vers Roulers. Conduisez environ 22 km et prenez alors la A19 en direction d'Ypres. Conduisez environ 10 km et prenez la direction du nord sur la N303. Conduisez environ 8 km et vous arriverez au village de Passchendaele. À partir de l'église située au centre-ville, prenez la direction sud-ouest sur la rue Canadalaan; pour accéder au site du mémorial, suivez les panneaux traditionnels noir et blanc ornés d'une feuille d'érable. Cela vous prendra environ 2,5-3 heures pour vous rendre au mémorial.

À partir d'Ypres, suivez la N332 en direction de Zonnebeke. Continuez sur ce chemin pour environ 8 km, puis prenez la direction du nord sur la N303. Conduisez encore 8 km et vous arriverez au village de Passchendaele. Allez sud-ouest de l'eglise au centre du village. Afin d'accéder le mémorial, suivez les signaux traditionnels noirs et blancs avec une feuille d'érable. Cela vous prendra environ 20 minutes pour vous rendre au mémorial.

À partir de Lille, suivez la N17 en direction de Roulers. Conduisez environ 22 km et prenez alors la A19 en direction d'Ypres. Conduisez environ 10 km et prenez la direction du nord sur la N303. Conduisez environ 8 km et vous arriverez au village de Passchendaele. Allez sud-ouest de l'eglise au centre du village. Afin d'accéder le mémorial, suivez les signaux traditionnels noirs et blancs avec une feuille d'érable. Cela vous prendra environ 50 minutes pour vous rendre au mémorial.

À partir de Courtrai, suivez la A19 et continuez sur cette route pour environ 15 km. Tournez vers la N303 en direction du nord. Conduisez environ 8 km et vous arriverez au village de Passchendaele. Allez sud-ouest de l'eglise au centre du village. Afin d'accéder le mémorial, suivez les signaux traditionnels noirs et blancs avec une feuille d'érable. Cela vous prendra environ 40 minutes pour vous rendre au mémorial.

Monuments commémoratifs en Belgique

Date de modification :