Mémorial canadien à la colline 62
(Bois du Sanctuaire)

La restauration et l’entretien du Mémorial canadien à la colline 62 (Bois du Sanctuaire) auront lieu de manière intermittente sur une base continue jusqu’au mois de mars 2020. Les visiteurs pourront tout de même visiter le monument pendant cette période, mais l’accès à certaines zones pourrait être restreint afin d’assurer la sécurité des visiteurs et des travailleurs. Ce travail est un élément important de l’engagement continu d’Anciens Combattants Canada à préserver et à protéger les ressources culturelles canadiennes importantes.

Mémorial canadien à la colline 62 (Bois du Sanctuaire)

Le mémorial canadien à la colline 62 (Bois du Sanctuaire) est un bloc de granit blanc du Québec, pesant près de quinze tonnes. Ce bloc se dresse au centre d'un vaste cercle de pelouse au sommet de trois terrasses paysagées, dont chacune est ornée de massifs de roses flamboyantes en saison, et porte cette inscription :

ICI AU MONT SORREL ET SUR LA LIGNE HOOGE-ST. ÉLOI LES CANADIENS COMBATTIRENT POUR LA DÉFENSE D'YPRES AVRIL - AOÛT 1916

Du sommet des marches qui conduisent au mémorial canadien à la colline 62 (Bois du Sanctuaire), le visiteur, s'il jette un regard vers le bois du Sanctuaire et Maple Copse le long du large éperon de la crête de l'Observatoire, peut voir à l'horizon le clocher de l'église d'Ypres, cinq kilomètres à l'ouest. Un grand nombre de pierres tombales canadiennes dans les cimetières de Maple Copse et du cratère de Hooge, tout près, portent une date du mois de juin 1916.

Prélude à la bataille de la Somme (1916)

Le mémorial est un hommage au sacrifice et aux faits d'armes des soldats canadiens lors des combats meurtriers livrés durant cinq mois pour empêcher un ennemi opiniâtre de s'emparer des quelques derniers kilomètres carrés encore aux mains des Alliés en Belgique.

Avant de s'engager dans la funeste campagne de la Somme, les Canadiens participèrent à des attaques locales dans le secteur méridional du saillant d'Ypres- s'étendant de Saint-Éloi jusqu'au nord-ouest de Hooge sur la route Ypres-Menin -dans le but de tenir les Allemands occupés.

La 2e Division reçut son baptême de feu à la bataille de Saint-Éloi, sur un terrain déchiqueté de trous d'obus et de cratères inondés. Les Canadiens, qui portaient pour la première fois le nouveau casque d'acier, subirent mille trois cent soixante-treize pertes pendant treize jours d'attaques et de contre-attaques confuses pour s'emparer de six cratères de mines.

Le baptême du feu de la 3e Division fut encore pire. Le matin du 2 juin, les Allemands montèrent une attaque pour déloger les Alliés des positions qu'ils occupaient au mont Sorrel, situé juste au nord de la route reliant Ypres à Menin. Déclenchant le plus violent bombardement jamais connu des troupes canadiennes, l'ennemi anéantit des portions entières de tranchées et les garnisons qui s'y trouvaient. Des corps humains, même les arbres du bois du Sanctuaire, étaient projetés dans les airs par les obus. Littéralement boutés hors de leurs positions, les hommes de la 3e Division résistèrent désespérément, mais furent finalement submergés par l'infanterie allemande. À la tombée du jour, l'avance ennemie était enrayée, mais trois hauteurs stratégiques, le mont Sorrel, ainsi que les cotes 61 et 62, étaient perdues. Une contre-attaque déclenchée le lendemain matin par les Canadiens échoua. Le 6 juin, les Allemands lancèrent une nouvelle attaque après avoir fait exploser quatre mines sur le front canadien et s'emparèrent du village de Hooge situé sur la route de Menin.

Le lieutenant-général sir Julian Byng, nouveau commandant du Corps canadien, résolut alors de reprendre le mont Sorrel et la cote 62. II donna l'ordre à la 1re Division commandée par le major-général Currie de monter une attaque, qui cette fois serait soigneusement préparée et bien appuyée par de l'artillerie. Après un violent bombardement, les fantassins se lancèrent à l'assaut dans l'obscurité, le 13 juin à 1 h 30 du matin; il pleuvait et ventait. L'attaque, bien planifiée, s'avéra payante et les Canadiens reprirent les hauteurs perdues le 2 juin. Tel qu'il fut plus tard consigné dans le British Official History, la première attaque de quelque envergure, organisée et menée par les Canadiens, fut couronnée d'un succès complet. Les positions reprises par les Canadiens continueraient de faire partie de la ligne des Alliés devant Ypres jusqu'aux attaques massives des Allemands au printemps de 1918.

Toutefois, les pertes furent lourdes : le Corps canadien subit 8,430 pertes au Mont Sorrel.

Indications routières

Vue aérienne du Mémorial canadien à la colline 62 (Bois du Sanctuaire)

Le mémorial canadien à la colline 62 (Bois du Sanctuaire) est situé à environ 30 km au nord de Lille, 3 km à l'est d'Ypres, 25 km à l'ouest de Courtrai et 230 km au nord de Paris. Vous pouvez vous rendre à Ypres en train ou en autobus. Les stations se situent l'une à côté de l'autre au centre de la ville. Le mémorial se situe à environ 5 km des stations. Vous pouvez vous y rendre en autobus en direction de Menin (ligne 722, bar 1) et descendre à l'arrêt Bellewaerde. Vous devez alors marcher à peu près 10 minutes de l'arrêt d'autobus jusqu'au mémorial. Vous pouvez également vous y rendre en prenant un taxi à partir des stations, au coût d'environ €8 pour un voyage aller-retour. Vous pouvez également louer une bicyclette à la station de train à un coût approximatif de €5 par jour, €11 par semaine ou €17 par mois.

Nota : Le coût d'un taxi indiqué plus haut est basé sur un voyage aller-retour sans période d'attente. Si vous désirez que le taxi vous attende pendant que vous visitez le site, vous devrez payer €20 l'heure. En Belgique, Ypres est Ieper, Gand est Gent, Menin est Menen, Roulers est Roeselare, Courtrai est Kortrijk et Lille est Rijsel.

Si vous vous déplacez en auto, veuillez suivre les directions suivantes :

Nota : Les limites de vitesse en Belgique sont de 50 km/h dans les villes et les zones résidentielles, d'habitude de 90 km/h sur les routes secondaires (mais ceci varie à certains endroits) et de 120 km/h sur l'autoroute. Soyez au courant de la règle accordant la priorité de la droite et de la présence des voies de cyclisme qui ne sont généralement pas marquées. Ces voies sont parallèles à la route et, souvent, elles ne sont pas séparées de la route.

À partir de Paris ou de l'aéroport Charles de Gaulle ou d'Arras, suivez l'autoroute A1 en direction de Lille. En vous rapprochant de Lille, vous allez prendre la N17 vers Roulers. Conduisez environ 20 km et prenez la N8 vers Ypres. Sur la route Ypres/Menin, conduisez environ 12 km, puis tournez en direction du sud après le panneau indicateur traditionnel d'un mémorial canadien dans la voie du Canada (avenue Maple). Le monument se trouve à la fin de la voie. Cela vous prendra environ 2,5-3 heures pour vous rendre au mémorial.

À partir d'Ypres, suivez la N8 (voie Menin) et conduisez environ 3,5 km. Tourner en direction du sud après le panneau indicateur traditionnel d'un mémorial canadien dans la voie du Canada (avenue Maple). Le monument se trouve à la fin de la voie. Cela vous prendra environ 15 minutes pour vous rendre au mémorial.

À partir de Courtrai, suivez la N8 et conduisez environ 23 km. Tourner en direction du sud après le panneau indicateur traditionnel d'un mémorial canadien dans la voie du Canada (avenue Maple). Le monument se trouve à la fin de la voie. Cela vous prendra environ 40 minutes pour vous rendre au mémorial.

À partir de Lille, suivez la N17 en direction de Roulers et continuez sur ce chemin pour environ 17 km. Presque immédiatement après avoir traversé la frontière, prenez la N8 en direction d'Ypres. Continuez sur cette route pour environ 15 km. Tourner en direction du sud après le panneau indicateur traditionnel d'un mémorial canadien dans la voie du Canada (avenue Maple). Le monument se trouve à la fin de la voie. Cela vous prendra environ 50 minutes pour vous rendre au mémorial.

Monuments commémoratifs en Belgique

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