Coquelicot

Questions souvent posées

À partir de quand peut-on porter le coquelicot tous les jours?

La Campagne du coquelicot et la distribution des coquelicots au grand public débutent officiellement le dernier vendredi d’octobre et se poursuivent jusqu’au 11 novembre. Les présentations de coquelicots au gouverneur général et aux lieutenants-gouverneurs ont habituellement lieu avant la date du début de la campagne.

Le coquelicot de boutonnière peut être porté pendant toute la période du Souvenir et doit être enlevé à la fin du jour du Souvenir. Plusieurs personnes déposent leur coquelicot à la base du cénotaphe, comme geste de respect, à la fin de la cérémonie du jour du Souvenir, ce qui est également acceptable.

Est-il convenable de porter un coquelicot à l’occasion d’activités commémoratives en tout temps de l’année ou faut-il le porter uniquement au cours de la Campagne du coquelicot?

Selon la tradition, le coquelicot ne se porte que durant la période de commémoration annuelle, cependant il peut être porté dans d’autres occasions. Il n’est pas inhabituel de voir des gens porter le coquelicot au cours d’activités commémoratives tenues tout au long de l’année, comme un anniversaire commémorant une bataille importante, un service commémoratif tenu dans le cadre d’un congrès de la Légion royale canadienne, ou d’autres occasions similaires. Par exemple, le coquelicot est souvent porté lors de pèlerinages outre-mer d’Anciens Combattants Canada. Le coquelicot peut également être porté par les gardes de drapeau consacré lors d’un défilé ou par les membres de la Légion qui assistent à un service funèbre d’un ancien combattant ou de l’un de leurs membres. La meilleure approche est de suivre l’exemple des organisateurs de l’activité.

Si vous êtes l’organisateur, vous pouvez demander conseil à la Légion royale canadienne qui supervise la politique et les procédures entourant le port du coquelicot.

Comment le coquelicot doit-il être porté?

La Légion royale canadienne suggère de porter le coquelicot à la boutonnière gauche ou aussi près du cœur que possible.

Anecdotes

  • C’est au cours des guerres napoléoniennes que l’on commença à remarquer le coquelicot, cette fleur mystérieuse qui poussait sur les tombes des soldats morts au combat.
  • Le coquelicot fit une réapparition remarquée au cours du 20e siècle du fait que les sols de la France et de la Belgique étaient devenus riches en calcaire à cause des décombres de la Première Guerre mondiale. Les petites fleurs rouges fleurissaient autour des tombes des soldats comme elles l’avaient fait 100 ans auparavant.
  • En 1915, John McCrae, de Guelph, en Ontario, servit à titre de médecin dans l’artillerie canadienne, et immortalisa ce phénomène dans son célèbre poème In Flanders Fields (Au champ d’honneur, adaptation de Jean Pariseau).
  • Deux jours avant l’Armistice, Moina Michael, une Américaine d’Athens, en Géorgie, lut le poème de McCrae et eut l’idée de porter un coquelicot durant toute l’année en souvenir de ceux qui étaient morts à la guerre.
  • En 1920, une Française, madame E. Guérin, se rendit aux États-Unis et rencontra mademoiselle Michael qui était bénévole au YMCA, à l’Université Columbia. Madame Guérin décida de vendre des coquelicots faits à la main au cours de la période de l’anniversaire de l’Armistice afin d’amasser des fonds pour les enfants pauvres des pays qui avaient été ravagés par la guerre en Europe.
  • En 1921, le feld-maréchal Earl Haig, commandant en chef des armées britanniques en France et en Belgique et principal fondateur de la Légion britannique, entendit parler de l’idée de madame Guérin et encouragea l’organisation du British Poppy Day Appeal (l’appel de fonds de la Journée du coquelicot en Grande-Bretagne) par la Légion en vue d’amasser des fonds pour les anciens combattants pauvres et handicapés.
  • La même année, madame Guérin fit un voyage au Canada et elle convainquit la Great War Veterans Association of Canada (l’association des anciens combattants du Canada de la Grande Guerre et prédécesseur de la Légion royale canadienne) d’adopter le coquelicot comme symbole du Souvenir à l’appui de la collecte de fonds.
  • Aujourd’hui, la Campagne du coquelicot constitue l’un des programmes les plus importants de la Légion royale canadienne. Les fonds provenant des ventes de coquelicots permettent d’offrir une aide financière directe aux anciens membres des forces dans le besoin, et de subventionner l’achat d’appareils médicaux, la recherche, les services à domicile, les établissements de soins, etc.
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