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Ma première aventure

Des héros se racontent

Ma première aventure

Transcription
On était versé à ce qu’ils appelaient OTU (Operational Training Unit). Là, ça commençait être pour vrai. Là, on volait des Wellingtons et on avait l’équipage. C’est là qu’ils nous ont crewed-up... On rencontrait les gars qu’on avait connu à Cap-de-la-Madeleine par exemple, qui étaient devenus des bomb aimers ou navigateurs. Puis on leur demandait : « Veux-tu embarquer avec moi ? » Les gars disaient : « Oui, correct » puis ainsi de suite. Et , on a volé ensemble. Puis là on rencontrait des gars qui revenaient de l’escadrille Alouette qui avait fait un tour d’opération et puis ils venaient comme screens. Ils venaient comme guides et ils nous disaient quoi faire. Ils disaient aux jeunes quand faire ci de même, comment faire ci, comment faire ça, puis ainsi de suite. Et c’est des gars que j’ai vu après en civil et on a fait le OTU. Et après le OTU, il fallait faire un voyage armé, tout armé. On partait pour la France. Un voyage d’à peu près quatre heures, quatre heures et demie. Et on partait par groupes de deux. On envoyait deux vers le nord, deux au centre puis deux vers le sud. Alors, j’étais allé moi vers le sud. Mais c’était notre premier essai, ça. On savait pas, et le type qui est venu avec moi, il a viré de bord... early return. Je le savais pas. Alors on a fait le voyage puis quand je suis revenu il était déjà posté ailleurs. Et en revenant, le navigateur - on avait un navigateur hors pair nous autres... c’était un, un très très bon navigateur... tout le monde le reconnaît. Il me dit : « Jacques, j’suis perdu. » Penses ! J’ai dit : « Tu vas te retrouver. Je suis bien sûr de ça. » Ça fait que ça, je lui parle de ça maintenant et : « Je m’en rappelle pas de ça, moi ? » Moi, je m’en rappelle. Ça fait que : « Je me suis jamais perdu durant la dernière année ? » Alors un moment donné, on retrouve le chemin, puis on a atterri. Puis là, j’appelle à la tour de contrôle, puis le commandant qui répond : « Am I glad to hear you ! » Mais, c’est pas ça, on savait pas d’autres choses. On pensait pas qu’on était tout seul. On atterri, puis là il vient à l’avion puis : « Je suis content de te voir. » tout ça. Il dit... « Un de tes confrères vient de descendre un Junker 88. » Puis un Junker 88 de face, ça ressemble beaucoup, beaucoup à un Wellington. Il dit « J’étais pas mal certain que c’était toi. Mais je suis content que ça soit pas toi. » Ça c’était la première aventure.
Description

Au gré de la description de son premier vol d’essai, M. Côté nous raconte la frousse qu’il a faite à son commandant.

Jacques Côté

M. Jacques Côté est né à Joliette (Québec). Il avait 19 ans lorsqu’il s’est enrôlé à Montréal. Il a quitté le Canada pour l’Europe à partir du port d’Halifax en 1943. À son arrivée, il a été cantonné à Bournmouth, en Angleterre. Pilote d’avions Wellington, M. Côté a été affecté au 425e Escadron, qu’on surnommait les « Alouettes », et en 1943 il a été appelé au combat. Il a participé à plus de 32 missions opérationnelles pendant son service. M. Côté est récipiendaire de la Croix du service distingué de l’Aviation en raison de ses exploits comme pilote. Il a sauvé son équipage d’attaques ennemies à plus d’une reprise. En novembre 1944, il a été affecté à Rockliffe (Ontario). M. Côté s’est retiré de l’Aviation royale du Canada en 1945. Il a été courtier jusqu’à sa retraite

Catégories
Médium :
Vidéo
Propriétaire :
Anciens Combattants Canada
Durée :
3:14
Personne interviewée :
Jacques Côté
Guerre ou mission :
Seconde Guerre mondiale
Branche :
Aviation
Unité ou navire :
425e Escadron, surnommé les « Alouettes »
Grade militaire :
Sous-lieutenant d'aviation
Occupation :
Pilote

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