Cavalerie et chars d'assaut

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Description

Narration sur des images d'archives évoquant l'utilisation des chevaux lors de la Première Guerre mondiale et le passage des charges de cavalerie aux chars d'assaut.

Transcription

Le cheval, essentiel à la guerre pendant plus de cinq mil ans, a commencé à tirer sa révérence pendant la Première Guerre mondiale.
À ses débuts, bien qu’on prédisait que les progrès technologiques mettraient fin au combat à cheval, les unités de cavalerie faisaient tout de même partie des stratégies d’attaque de tous.
Mais lors de la bataille de Cambrai en 1917, la première charge de cavalerie des Alliés à se faire faucher par les mitrailleuses des puissances centrales a forcé tout le monde à remettre en question l’utilité du cheval, et vite !
La guerre de tranchées a aussi rendu les chevaux inutiles. Charger l’ennemi, à cheval, dans un labyrinthe d’abris, de tunnels et de barbelé était peine perdue.
Il fallait s’adapter.
Les chevaux ont joué un rôle important, mais à des fins de reconnaissance, pour transporter des messages, tirer des pièces d’artillerie, des ambulances, des wagons d’approvisionnements et des cuisines de campagne dans la boue profonde et sur des terrains accidentés.
Un nouvel engin de guerre allait bientôt remplacer le cheval dans les tactiques des troupes de choc : le char d’assaut.
Les chars d’assaut ne succombaient pas au tir de mitrailleuse.
Ils n’étaient pas atteints d’affections cutanées et n’avaient pas besoin d’hôpitaux vétérinaires.
Leurs carcasses ne causaient pas de maladies.
Ils ne produisaient pas de déchets contribuant à l’insalubrité dans les camps.
Petit à petit, les chars d’assaut ont remplacé les chevaux, mais pas complètement.

Le 30 mars 1918 au Bois de Moreuil, un régiment canadien, le Lord Strathcona’s Horse, a mené l’une des dernières grandes charges de cavalerie de l’histoire contre des positions allemandes supérieures bien protégées par des mitrailleuses.

Les Allemands ont capitulé, mais soixante-quinze des soldats canadiens ont été tués ou blessés.

Symboliquement et, bientôt, à toutes fins pratiques, l’ère du cheval était terminée. L’avenir appartenait au char d’assaut – et aux régiments blindés.

Mais, encore aujourd’hui, nombre de régiments blindés canadiens s’enorgueillissent de leur passé équestre – comme le Lord Strathcona’s Horse (Royal Canadians), l’unité même à avoir mené la toute dernière charge de cavalerie.

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