Description
Narration sur des images d'archives expliquant l'évolution rapide de l'utilisation des avions lors de la Première Guerre mondiale, d'abord comme moyen d'observation, ensuite comme arme.
Transcription
Renversant de penser que le premier vol des frères Wright a eu lieu en 1903…
Et qu’à la fin de la Première Guerre mondiale, seulement 15 ans plus tard, les avions avaient changé la façon de mener la guerre.
En 1914, les avions avaient une valeur militaire limitée. Les modèles civils fiables n’étaient pas adaptés aux opérations militaires. Les critiques les voyaient comme un moyen de glaner des renseignements sur l’ennemi, mais jamais comme arme offensive !
Pendant les deux premières années de la guerre, les critiques ont eu plus ou moins raison.
Certaines bombes ont été larguées, mais les échecs dépassaient les réussites symboliques.
Les avions étaient chambranlants, les bombes pendaient lâchement des avions, et les armes étaient transportés à bord, parfois dans des étuis. Les combats aériens semblaient donc relever de la fiction.
Mais les nécessités militaires de la guerre ont rapidement fait en sorte que la réalité a dépassé la fiction.
En ce qui concerne la reconnaissance par beau temps, les dirigeables avaient un avantage sur les avions; ils pouvaient rester dans une position fixe pour obtenir de l’information. Mais, quand le brouillard, la pluie ou la bruine s’en mêlaient…
(image of blow up, ground to air)
Par contre, la vitesse croissante des aéronefs signifiait qu’ils pouvaient voler plus près du sol en se risquant moins.
J’ai vu la mitrailleuse antiaérienne allemande tirer… pendant trois quarts d’heure et nos pilotes… continuaient et le ciel était couvert de petits nuages de fumée, qui ne les touchaient jamais.
Cannonier Bertram Howard Cox 60e Batterie de l’Artillerie royale canadienne
Sur une courte période, des bombes et des dispositifs de bombardement plus efficaces ont permis aux bombardiers de s’améliorer. Les aviateurs sont devenus des experts dans la direction des tirs d’artillerie, si les hommes dans les tranchées voyaient des aéronefs ennemis, ils se cachaient. Sinon, c’est une pluie de tirs de gros canons qui les attendait.
Mais ce sont les duels aériens qui illustrent véritablement à quel point les avions et les pilotes évoluaient à cette époque.
Comme la plupart des autres pilotes… dans les airs… je réussissais à peine à me rendre compte qu’il s’agissait de machines réelles et hostiles. J’étais fasciné et je voulais circuler autour d’elles pour pouvoir les admirer.
William « Billy » Bishop As de l’aviation canadienne
Une structure de fuselage plus solide et un empannage perfectionnés ont amélioré la manoeuvrabilité des appareils de combat.
Les mitrailleuses fixées au fuselage aidaient aussi, mais il était si difficile de garder un appareil en mouvement dans sa mire à partir d’un autre appareil que les tirs se faisaient à bout portant, donnant lieu à de spectaculaires ballets aériens lors des combats tournoyants.
Les duels dans les airs étaient sans merci. Les pilotes ne portaient pas de parachutes et il n’était pas question de se rendre.
Et il faisait froid. Très froid.
Le facteur humain ne peut donc pas être écarté. La qualité personnelle de l’aviateur était souvent le facteur décisif dans les combats aériens… même si certains as, modestes, le nient.
Lors des combats, le plus important était de tirer, ensuite, les tactiques de combat, et enfin, la capacité de piloter un appareil.
William « Billy » Bishop As de l’aviation canadienne
Pensez-y. Pendant la courte période de la Première Guerre mondiale, des hommes en avion ont accompli quelque chose qui semblait impossible à peine quatre ans auparavant : les combats entre avions ennemis à des centaines de pieds dans les airs étaient devenus aussi communs qu’une mêlée de baïonnettes entre forces d’infanterie.