Description
Narration sur des images d'archives évoquant les bouleversements qui ont marqué le recrutement et l'entrainement des aviateurs canadiens lors de la Première Guerre mondiale et l'importance des Canadiens dans les succès de la Royal Air Force (RAF).
Transcription
Quand la guerre a éclaté, en 1914, le Corps d’aviation du Canada comptait trois hommes et un appareil.
À la fin de l'année, ce premier essai d’une force aérienne nationale avait… piqué du nez.
Nous avons essayé de nouveau en 1916 mais à la fin de la guerre, en 1918, nous n’avions toujours pas de force aérienne.
Comment nous sommes nous retrouvés avec autant de pilotes et d’as de l’aviation ? !
Et bien, bon nombre de Canadiens ont servi dans le British Royal Flying Corps, le Royal Naval Air Service et la RAF - la Royal Air Force.
Mais, au début, on ne recrutait que les hommes avec un permis d’aviation valide et les aviateurs devaient payer eux-mêmes leur formation.
Cette idée n’a pas volé bien haut.
Bientôt, il fallait plus de pilotes que les écoles d’aviation civile britanniques et canadiennes ne pouvaient fournir.
C’est pourquoi, en 1917, le Royal Flying Corps a ouvert trois postes d’entraînement au Canada, soit à Borden, à Deseronto et à North Toronto.
En un éclair, le Canada est devenu l’un des principaux endroits dans le monde où les pilotes étaient formés.
Quand les États Unis ont commencé à participer à l’effort de guerre, on a déménagé deux de ces établissements à Fort Worth, au Texas, mais au début de 1918, la Royal Air Force est rentrée au Canada et a investi encore davantage dans les unités d’entraînement avancé.
À la fin de la guerre, après seulement 21 mois au Canada, la RAF avait réussi à recruter plus de 16 000 membres et à former au delà de 3 000 pilotes.
Même si l’espérance de vie d’un pilote pendant la guerre était d’environ trois semaines, ces Canadiens ont servi avec habileté et bravoure.
Des 27 pilotes des forces alliées ayant remporté plus de 30 victoires au combat, dix étaient Canadiens et trois ont remporté l’honneur le plus important en matière de courage, la Croix de Victoria.