Description
Voyez la conservatrice Jennifer Gamble présenter des artefacts liés au jour J et abrités au Musée naval d’Halifax
Transcription
Bonjour, je m’appelle JenniferGamble et je suis conservatrice au Musée de la marine d’Halifax. Aujourd’hui,nous allons nousintéresser à quelques-uns des artéfacts du jour J. Au cours des dernièresannées, nous avons eu lachance de recevoir plusieurs artéfacts d’une personne dont le père,HaroldTilley, a pris part audébarquement du jour J. Il était officier de la Marine royale canadienne.Voici une photo de lui. Ce qui est formidable avec la collection d’Harold Tilley,c’est qu’il a écrit une sériede lettres et tenu des journaux de son expérience du jour J. Il étaitcommandant de l’une des pénichesde débarquement le jour des opérations.Mieux encore: voici le casque qu’il portait sur sa péniche de débarquementlors du jour J. Nous sommestrès chanceux, car son nom est encore visible sur le casque, ce qui estfantastique.Regardez ici, on le devine à peine, mais c’est bien son nom indiqué dessus,Tilley. C'est un objet précieuxet nous sommes très heureux de le posséder, car il a réellement été portélors du jour J.L’un des artéfacts les plus importants que nous possédons se trouve ici,l’Opération NEPTUNE. Il s'agitdes véritables ordres opérationnels du jour J. Ce livre souligne ce que lesforces alliées étaient supposéesaccomplir en cette journée, où les troupes étaient censées débarquer, où lesnavires devaient setrouver, et que devaient faire l’Aviation royale canadienne, la Force aériennebritannique et la Marineroyale canadienne. Ce livre comprend tous les détails, y compris l’heure àlaquelle les démineurs ont étédéployés en avance afin de dégager la voie pour les péniches dedébarquement. Tous ces ordres sontprésentés dans cet ouvrage.Après les opérations du jour J, ces ordres auraient dû être détruits, mais lapersonne qui a décidé de lesconserver savait sans doute qu’ils étaient liés à un événement historiqueimportant, et c'est pourquoi ilsont été préservés. Il s'agit de l’un des deux exemplaires dont nousconnaissons l’existence. Tout étaitprêt pour le jour J.Comme vous pouvez le voir, des notes personnelles ont été ajoutées et descorrections ont étéapportées dans les jours précédant le jour J. Il s'agit d’une source depremier plan offrant un superbe témoignage d’une période historique, et il nous permet de constater endétail la planificationminutieuse entourant cette campagne.Voici un album photo personnel qui se trouve en notre possession. Pendant laguerre, de nombreuxmarins étaient munis de petits appareils photo personnels, même si celan’était pas autorisé. Ces petitsappareils photo étaient appelés «brownies». Ils étaient de taille réduite etproduisaient de petitesphotographies. Par conséquent, beaucoup de soldats en étaient équipés, etc'est une bonne chose, carils ont pu documenter des événements importants. Ce soldat a ainsi été enmesure de documenter sonexpérience du jour J.Voici une image du débarquement en Normandie le 6juin. Il a pris une sériede photos de toutes lespéniches de débarquement et de toutes les forces navales alliées sedirigeant vers les côtes normandes.C’est un témoignage tout simplement fascinant!Cela nous permet également de confirmer des détails, comme la présencede ces navires à tel momentainsi que leurs opérations.Ce sont les albums photo personnels que j'ai particulièrementappréciés. Cela nous offre un point de vuedifférent. Il existe de nombreuses photographies officielles en temps deguerre, comme celles-ci parexemple; elles sont très sérieuses, avec des personnes au garde-à-vous oudes photos officielles del’équipage d’un navire. Les photographies très personnelles offrent un autrepoint de vue del'expérience pendant la guerre.Même en temps de guerre, les soldats demeuraient humains; on peut les voirrire et s'amuser; toutn’était pas sérieux en permanence, et c'est agréable de le constaterpar le biais de ces photographies.Un message du gouvernement du Canada.