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Description
Après l’école de pilotage, une fois en Angleterre, les pilotes devaient également apprendre les mesures de secours avant d’aller combattre.
Jacques Côté
M. Jacques Côté est né à Joliette (Québec). Il avait 19 ans lorsqu’il s’est enrôlé à Montréal. Il a quitté le Canada pour l’Europe à partir du port d’Halifax en 1943. À son arrivée, il a été cantonné à Bournmouth, en Angleterre. Pilote d’avions Wellington, M. Côté a été affecté au 425e Escadron, qu’on surnommait les « Alouettes », et en 1943 il a été appelé au combat. Il a participé à plus de 32 missions opérationnelles pendant son service. M. Côté est récipiendaire de la Croix du service distingué de l’Aviation en raison de ses exploits comme pilote. Il a sauvé son équipage d’attaques ennemies à plus d’une reprise. En novembre 1944, il a été affecté à Rockliffe (Ontario). M. Côté s’est retiré de l’Aviation royale du Canada en 1945. Il a été courtier jusqu’à sa retraite
Transcription
On a pris des cours tout le temps de notre vie, nous autres. C’est que il nous fallait apprendre tout le rouage de secours, de support qui était installé en Angleterre pour tous les avions, parce qu’il voyageait beaucoup d’avions là bas dans ce temps-là. Puis, on n’était pas habitué à ça là, nous autres. Nous, on était habitué aux 200 milles entre telle et telle place. Mais là-bas, tu décollais d’une place puis t’allais atterrir 30 milles plus loin. Puis, il y avait des avions autour. Puis il y avait des services de sécurité et des services d’urgence. Alors, fallait que tu apprennes ces services-là, avant qu’on te mette en opération. Alors, on a fait ça pendant, oh trois, quatre mois, cinq mois je suppose. On faisait du night flying en plein jour, en plein soleil. On mettait des verres dans une chambre noire. Puis les gars disaient : « Je jure que c’est de la tôle. » C’était supposé d’être la nuit. Alors, là on montait dans l’avion, on nous conduisait à l’avion. Puis dans l’avion, il y avait après le volant, des fluorescents, des sodium lights; on pouvait voir les instruments. On ne voyait que par ça. C’était notre façon de faire du instrument flying. Parce que, les nuits étaient trop courtes. Là on était rendu au mois de mai. Alors, fallait pratiquer ça là.