Attention!
Cette vidéo contient des scènes au contenu graphique qui pourraient choquer, et est réservée à un auditoire averti.
Description
Les services postaux, en temps de guerre, créaient parfois des situations cocasses. M. Arsenault nous fait part de quelques-unes d’entre elles.
Joseph Albert Gérard Arsenault
M. Arsenault est né à Mont-Carmel (Î.-P.-É.) le 8 mai 1919. En 1942, à l'âge de 23 ans, il se rend à Charlottetown pour s'enrôler dans l'armée canadienne. À Kingston, M. Arsenault est affecté à la cuisine du Corps royal canadien des ingénieurs électriciens et mécaniciens. Par la suite, M. Arsenault est envoyé à Brockville pour se joindre au Corps royal canadien des ingénieurs électriciens et mécaniciens avec une troupe de chars d'assaut. Il s'est rendu à Halifax pour prendre le bateau vers l'Angleterre. M. Arsenault est allé en Normandie à la suite du jour J. D'ailleurs, il a passé Noël en Hollande deux années de fil avant de retourner à l'Î.-P.-É. en 1946.
Transcription
Ouais des bons souvenirs, ouais. Toutes sortes de petites choses. Même il y en a un... quand la guerre était fini - non, la guerre était pas fini - il s'en a venu en vacances à l'Angleterre, puis un camion l'a frappé. Il s'avait cassé une jambe. Ben sûr, pas longtemps après, il était à Toronto. C'est de là qu'il venait, Toronto. Une journée - c'était avant Noël - on était en Hollande dans ce temps-là. J'ai eu un paquet. Je rouvre le paquet... un pain tout moisi... puis il était coupé, rouvri, puis il avait une pint dedans, une pint de whisky, ouais.
Intervieweuse : « Ça venait de qui, ça? »
Ça venait de ce gars-là. Paul, Paul était son nom.
Intervieweuse : « C'est surprenant pareil de voir que les choses venaient jusqu'à vous par la poste hein... »
Ouais, parce que on avait... comme moi, j'avais des compagnies de cigarettes, compagnies de tabac. Ils avaient ça d'arrangé pour que quelqu'un de par ici pouvait leur payer un paquet, un gros paquet de cigarettes, puis... donner le nom. Puis ils envoyaient ça. Ça fait que à tous les mois j'avais des cigarettes.
Intervieweuse : « Est-ce que votre famille vous écrivait ou est-ce que vous les écriviez? »
Ah ouais, en ouais.
Intervieweuse : « Oui? Constamment? »
Ah ouais, ouais, ouais.
Intervieweuse : « J'imagine que vous aviez hâte de voir, d'avoir les nouvelles du Mont-Carmel? »
Ah ouais, de Mont-Carmel, ouais. Même quand que j'avais été cinq jours à travailler presque toujours. Mon officier avait ecrit à ma femme.
Intervieweuse : « Parce que vous étiez trop occupé, vous étiez trop pressé? »
Pouvait pas, pouvait pas, pouvait pas écrire, puis j'ai jamais vu la lettre.
Intervieweuse : « Votre épouse est... »
C'est souvent que je pense à ça.
Intervieweuse : « Elle ne vous l'a pas montré? »
Je lui ai demandé, la lettre c'est à moi elle a dit. Je sais pas quoi est-ce qui il y avait dans la lettre.