Retour au Canada en 1943

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Description

M. Brisebois explique ce qui s'est pasé au retour du raid sur Dieppe et ce qui a motivé son retour au Canada, en 1943.

Antonio Brisebois

Antonio Brisebois est né à Ferme-Neuve, au Québec, le 11 avril 1918. Quelques années plus tard, sa famille est déménagée à Mont-Laurier et c’est là que sa mère est décédée alors qu’il n’avait que 8 ans. Après un certain temps, il a été placé dans un orphelinat à Montréal. Il a terminé sa dixième année. Le travail étant rare, il s’est enrôlé dans l’armée et a fait partie du Régiment des Fusiliers Mont-Royal jusqu’à la fin de la guerre. Après s’être porté volontaire, il a été envoyé outre-mer. Ayant suivi un entraînement intensif en Angleterre, il a éventuellement participé au raid sur Dieppe, en août 1942. Après avoir passé cinq ans outre-mer, il est revenu au Canada, il s’est marié et il a quitté l’armée en 1947. Il a travaillé avec le corps RCEME - Royal Canadian Electrical Mechanical Engineers pendant 25 ans et il a pris sa retraite à l’âge de 60 ans. Il a été récipiendaire de la Croix de Guerre française, C de GF.

Transcription

Puis là, je suis revenu en 43, comme instructeur, au Canada. C’est là, mon premier poste ça a été Montmagny, puis après, bien ça a été l’arsenal des Fusiliers Mont-Royal. Faut pas oublier que l’arsenal des Fusiliers Mont-Royal il y a encore 700 des parades le lundi puis le mercredi. C’est tous des jeunes, tous des élèves d’écoles, puis ci puis ça. Ils ne sont pas appelés eux autres. Moi, j’ai pas connu ça la conscription puis ceux qui ont été appelés. Mais, eux autres, s’ils manquaient deux parades, on envoyait le nom au registraire, puis là il l’appelait. Alors, on avait toujours une bonne, un bon groupe. Mais ils avaient leurs propres sergents, leurs propres caporaux. C’est moi qui après là les a amené tirer le mortier de 3 pouces, puis la mitrailleuse, puis lancer des grenades. C’est parce que c’est tout du monde ça... il fallait qu’ils apprennent ce qu’on avait appris nous autres. Lancer des grenades 36, c’est dangereux, puis tout, ça fait que... Ça c’est quand on allait en entraînement à Farnham, ça surtout. Là, j’étais sergent-major. Admettons que je suis devenu caporal en 40, sergent après Dieppe en 42, sergent-major en 43. Bien oui, de tout l’entraînement, surtout des sous-officiers puis tout ça. Parce que là, bien entendu, eux autres avaient leur propre, c’était de la Réserve. Ils avaient leur propre adjudant-maître puis tout ça. Moi, c’était juste s'il arrivait quelque chose. Moi, c’était surtout pour l’entraînement avec munitions, puis grenades, puis tout ça là.

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