Les camarades qui restent

Attention!

Cette vidéo contient des scènes au contenu graphique qui pourraient choquer, et est réservée à un auditoire averti.

Video file

Description

M. Brisebois explique qu'il reste peu de camarades de son regiment qui ont fait le raid sur Dieppe.

Antonio Brisebois

Antonio Brisebois est né à Ferme-Neuve, au Québec, le 11 avril 1918. Quelques années plus tard, sa famille est déménagée à Mont-Laurier et c’est là que sa mère est décédée alors qu’il n’avait que 8 ans. Après un certain temps, il a été placé dans un orphelinat à Montréal. Il a terminé sa dixième année. Le travail étant rare, il s’est enrôlé dans l’armée et a fait partie du Régiment des Fusiliers Mont-Royal jusqu’à la fin de la guerre. Après s’être porté volontaire, il a été envoyé outre-mer. Ayant suivi un entraînement intensif en Angleterre, il a éventuellement participé au raid sur Dieppe, en août 1942. Après avoir passé cinq ans outre-mer, il est revenu au Canada, il s’est marié et il a quitté l’armée en 1947. Il a travaillé avec le corps RCEME - Royal Canadian Electrical Mechanical Engineers pendant 25 ans et il a pris sa retraite à l’âge de 60 ans. Il a été récipiendaire de la Croix de Guerre française, C de GF.

Transcription

La guerre, c’est la guerre. Mettons que tu vas à Londres, mais tu sais là, c’est comme d’autre chose. Ici, on va prendre Montréal, tu vas aller dans le red light, puis à Londres c’est le Soho, qu’ils appellent. Mais là, avant de partir là, en passe, ils t’ont donné de l’argent (inaudible) là, des livres puis tout ça, puis toutes sortes de gadgets. Mais reviens pas avec une maladie vénérienne puis tout ça, par exemple. Mais, c’est ça qui est la guerre. C’est comme ici là, il faut prendre des précautions. Combien de pauvres jeunes, ça revenait puis ça rencontrait n’importe qui, puis tout ça. Comme celui que je te contais là qui était venu à Dieppe puis qui – c’était dans le temps qu’on était à Dieppe – puis il est rentré à l’hôpital avant qu’on parte.

Catégories