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Description

Après avoir passé quelques jours à Valcartier et subi un examen médical, M. McDuff attend des instructions pour son départ outre-mer.

Germain McDuff

M. McDuff est né le 26 septembre 1921. Il s'est enrôlé avec le Régiment de la Chaudière le 24 juin 1940, à Westmount, au Québec, alors qu'il avait 18 ans et qu'il était célibataire. M. McDuff est très jeune lorsque son père quitte le foyer familial pour aller vivre ailleurs. M. McDuff passe quelques jours à La Citadelle de Québec, ainsi qu'à Valcartier où il subit son examen médical et poursuit un peu d'entraînement. Il se rend ensuite à Halifax où il s'embarque sur un paquebot pour l'Angleterre. Là-bas, il s'entraîne de façon intensive pendant deux ans. Il fait le débarquement en Normandie et participe à plusieurs batailles contre les Allemands en France et en Belgique. Il reste en Europe jusqu'en juin 1945. À son retour au Canada, il trouve un emploi chez un ancien employeur. Il y travaillera pendant 47 ans.

Transcription

Ma journée était faite. Je me suis viré de bord, puis là j'ai dit, on va aller de l'autre côté, aller visiter les alentours. Puis durant que je tournais aux alentours pour regarder ici et là, si je reconnaîtrais pas un gars que je connaitra - y'en avait qui s'étaient enrôlés avant moi dans mon bout - je pensais bien les rencontrer mais j'en ai pas vu. On était peut-être 1400 dans ce temps-là. Fait que, mais là par le haut-parleur qu'il y avait au camp, c'est-à-dire il y avait comme un genre de clairon qui sonnait, c'était plutôt comme un genre d'appel; le gars, mon voisin, a dit : « C'est parce qu'ils ont un message à passer. » Là ils ont averti que, ils demandaient des volontaires pour le lendemain, ils avaient besoin de 16 volontaires pour le lendemain. Ça fait que ça a resté là. Moi, j'ai dit à mon caporal de section, de peloton qui était là, qui était - je me rapportais à lui quand j'avais besoin de quelque chose - il m'a dit, il dit : « Si tu as besoin de quoi, dis-moi le. » J'ai dit : « C'est correct. » Il dit : « Là, tu vas aller te coucher. Ils t'ont montré ta tente? » J'ai dit : «Ils ne me l'ont pas montré encore, ils m'ont désigné quel bout.» Il dit : «Viens, je vais te la montrer. » Il dit : « Tu as deux Italiens avec toi. » Fait que quand j'ai arrivé dans la tente, les deux Italiens étaient là, ils disent : « On vient de signer, on est appelés pour partir demain. Là, on s'en va, aller faire l'examen du médecin. » Ça fait que moi j'ai dit au sergent qui les accompagnait, j'ai dit : « Moi, si vous voulez avoir un volontaire, moi je suis prêt. Je me suis enrôlé pour aller de l'autre bord, puis faites ça vite, moi je suis prêt. » Ça fait qu'il m'a regardé en riant. J'ai pas réentendu parler après, par après. Le lendemain matin à 9 h, j'étais sur le champ avec les gars, les soldats. Ils se préparaient à les placer dans les différents pelotons qu'ils avaient désignés là. Ça fait que là ils ont demandé deux volontaires. Là, j'ai dit : « Je l'ai dit hier au sergent, j'ai dit moi j'en suis un, je suis prêt, moi. » Là y'ont dit : « C'est correct, viens t'en. » Là, y'en a un autre qui a suivi, un nommé Vervette; je m'en rappellerai toujours. Les deux gars en question qui ont débarqué de...ils n'ont pas passé l'inspection du médecin, c'était les deux Italiens. Ils avaient attrapé une dose de morpions. En bon genre de soldat, c'était ça. Ça fait que là, ils ont commencé à me faire barouetter pour le vrai là. Là, ça été moi tout de suite chez le médecin parce que là, la draft était prête. Fait que moi je prenais la place d'un...les deux qui étaient partis. Fait que là, j'ai dit, okay, passe l'examen, puis là il dit en joke, un vrai joke, il dit, le docteur il dit : « Sors ça puis montre-nous ça. » J'y montre. Il dit : «Tousse, tousse. » J'ai dit : « Qu'est-ce que vous faites là? » Il dit : « Ça c'est parce que, on s'aperçoit, si t'avais une dose avec une demoiselle quelconque là on va voir par ça. » Ça fait que moi, j'ai dit : « Bien, j'en ai pas moi de demoiselle, j'ai pas eu le temps. J'ai dit : là écoutez, je suis arrivé hier soir, avant hier, ça fait que...» C'est comme ça que ça a commencé. Finalement j'ai embarqué.

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