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Description
En 1995, monsieur Villeneuve est mobilisé en Croatie. Il nous décrit le camp CANDAT 1 des forces canadiennes ainsi que le genre d’aide apporté à la population civile par nos troupes.
Errol Villeneuve
Né à Sainte-Rose du Nord, Monsieur Errol Villeneuve fait ses études en techniques de laboratoire, mais il se rend vite compte qu’il serait malheureux à « regarder des pipettes et des microbes à longueur de journée ». Il décide donc de changer de vocation et de devenir infirmier. Même s’il travaille déjà à l’hôpital de Chicoutimi, il joint les forces en 1981 pour apprendre l’anglais en pratiquant sa profession. Sa formation de base d’officier se fait à Chilliwack (Colombie-Britannique), puis il travaille dans divers hôpitaux militaires. Lorsque la guerre du Golfe éclate en 1991 il est déployé en Arabie saoudite, puis prend part à l’Opération des Nations Unies pour le Rétablissement de la Confiance en Croatie (ONURC) en 1995.
Transcription
J’ai été déployé en 95, après ça… en Croatie. En réalité, on appelait ça la Krajina, qui était une bande de la Croatie qui était occupée par des Serbes. Puis on était déployé dans un milieu qui était… C’était plus du maintien de la paix qu’on faisait, c’était pas être déployé là dans un milieu de guerre. C’était vraiment plus du maintien de la paix.On faisait un peu d’aide humanitaire mais pas du côté médical. On le faisait… comme on acheminait des… de l’approvisionnement scolaire ou des choses aux Serbes qui occupaient la… cette partie-là de la Croatie. Mais c’est ce qu’on faisait. On faisait vraiment là, plus, plus de l’approvisionnement, donner des cahiers parce que les étudiants… C’était très difficile pour les Serbes de s’approvisionner en fournitures scolaire. Mais moi… on n’ a pas eu… le petit groupe qu’on était, on n’a pas eu à s’impliquer du côté humanitaire.On était confiné… confiné, pratiquement, c’est le cas de le dire, sur un camp qui avait à peu près un demi kilomètre de large par un kilomètre de long, puis on pouvait pas sortir à l’extérieur, puis, même je m’en vais vous dire, pas très, pas très confortable parce que… vu que la… cette partie de la Croatie-là avait été minée beaucoup, beaucoup. Pour pouvoir établir le camp où on était, CANDAT 1, y’avaient enlevé un pied de terre. Mais je sais pas si vous savez, à peu près, le terrain là-bas c’est pas comme ici. Y’a de la terre, mais y’a aussi beaucoup de roche. Donc en passant les bulldozers puis en grattant la terre, y’ont levé toutes ces roches-là. Fait que notre camp, qui s’appelait CANDAT 1, on l’appelait Moon Base Alpha One. On l’appelait la base lunaire Alpha One parce que, parce que ça ressemblait exactement à ça. Y’avait pas de végétation. C’était des roches, du sable, de la poussière, même pas du sable, je dirais de la poussière. Puis… quand il pleuvait, ben la poussière tournait dans une boue qui vous collait après les bottes facilement.Fait que c’était très différent. On a… j’ai peut-être sorti deux, trois fois. Une fois pour aller sur un petit cours à Zagreb, en hélicoptère, puis l’autre fois… où est-ce qu’on était allé… ah, on était allé en R&R, en récréation et… on était allé à Budapest. Ça a été mes deux seules fois que moi j’ai sorti.