Attention!
Cette vidéo contient des scènes au contenu graphique qui pourraient choquer, et est réservée à un auditoire averti.
Description
Une belle réflexion au sujet des enfants qui jouent à la guerre.
Errol Villeneuve
Né à Sainte-Rose du Nord, Monsieur Errol Villeneuve fait ses études en techniques de laboratoire, mais il se rend vite compte qu’il serait malheureux à « regarder des pipettes et des microbes à longueur de journée ». Il décide donc de changer de vocation et de devenir infirmier. Même s’il travaille déjà à l’hôpital de Chicoutimi, il joint les forces en 1981 pour apprendre l’anglais en pratiquant sa profession. Sa formation de base d’officier se fait à Chilliwack (Colombie-Britannique), puis il travaille dans divers hôpitaux militaires. Lorsque la guerre du Golfe éclate en 1991 il est déployé en Arabie saoudite, puis prend part à l’Opération des Nations Unies pour le Rétablissement de la Confiance en Croatie (ONURC) en 1995.
Transcription
Y’a toujours des choses qui nous touchent. Moi y’a une chose que je me souviens plus particulièrement. C’est en Croatie. J’avais, on faisait ce qu’on appelait le tour des lignes. C’est-à-dire une des rares fois qu’on a réussi à sortir, à sortir du camp. On faisait le tour des lignes et j’avais vu de jeunes Serbes jouer à la guerre, dans un milieu de guerre. Y’avait l’âge de mon garçon, à peu près là, cinq, six ans. Ça, ça m’a… c’est de quoi qui… l’image me reste marquée dans… c’est pas là… c’est pas de quoi qui me… mais quand on m’en parle, je vois l’image clairement. C’est juste une petite chose de même. C’est pas… c’est pas de quoi de grave ou de… C’est juste des petites choses qui nous marquent.Interviewer : Pour eux c’était normale ? Pour eu c’était normal, mais pour moi c’était comme de jouer à la guerre dans un milieu de guerre… Tu te dis... tu penses… Ou les enfants sont tous pareils, ou on n’apprend rien. Un des deux. (rires) J’le sais pas.