Casemates et bestioles

Attention!

Cette vidéo contient des scènes au contenu graphique qui pourraient choquer, et est réservée à un auditoire averti.

Video file

Description

M. Trudeau nous parle un peu des casemates et des bestioles qu’on y trouvait parfois.

Charles Émile Trudeau

Quand il était jeune, le père de M. Trudeau lui disait qu’il serait incapable d’être militaire. Il joint donc les Forces par goût mais aussi pour défier son père. Il devient caporal d’infanterie et a l’occasion de former les hommes. Lorsque la guerre de Corée est déclarée, il n’est pas envoyé outre-mer immédiatement. Il fera partie de la dernière rotation, celle qui assiste à la fin des hostilités. Après la guerre de Corée il quitte l’Armée et y revient quelques années plus tard. Ne voulant plus être fantassin, il s’enrôle alors à titre de technicien en approvisionnement au sein du Royal Canadian Ordnance Corps. C’est à ce titre qu’il part pour l’Égypte dans le cadre de la Première Force d'Urgence des Nations Unies (FUNU 1).

Transcription

D’abord, les premiers temps c’est pas agréable. T’sais quand t’es habitué à le luxe pis aux couvertes pis toute qu’est-ce tu voudras…Là moi j’avais pris le trou d’un ancien gars qui était là. J’avais une can en métal qu’on transportait des rondes de munitions dedans, avec un tuyau qu’on avait fait. On prenait du kérosène, on mettait ça là-dedans pis on se réchauffait avec ça.Une journée… (rires) j’me rappelle encore… j’ai eu réellement peur. J’étais parti tard pour aller faire mon poste d’observation pis c’était dans nuit. Fait que j’avais laissé mon sleeping bag sur le… ce que j’appelais mon spring moi. C’étaient des morceaux qui tiennent les fils barbelés là des… pis on roulait des fils alentour de ça pis on se faisait comme un spring t’sais. J’arrive dans mon dugout, je m’assis. D’un coup mon, mon, mon, voyons, mon sac de couchage il se met à danser. Fait que j’ai sorti, croyez-moi. Là je le regardais pis ça dansait toujours mais on voyait rien. On réussi à sortir le sac de couchage, le prendre par le bout, le sortir, pis c’était un serpent qui était à peu près long… Pas un dangereux mais moi je le savais pas dans ce temps-là. Mais un serpent ! Fait que…Des surprises de même on en a eu. La première fois que j’ai vu un caméléon, j’ai eu peur aussi. Pis on a pogné une autre bibitte, j’ai jamais su le nom. On était dans nos quartiers, on était en repos fait que là c’est des quartiers t’sais plus convenables. Fait qu’on était couché un soir… Un matin, je me lève, je regarde à terre, y’a un tas de poussière à peu près gros de même dans le milieu de la place. « Quecé ça ? » Je viens me pencher pour le ramasser le mettre dans la poubelle, ça part c’t’affaire-là ! (rire) Pis ça c’est la seule défense, ils me l’ont expliqué. Ils me l’avaient dit le nom, mais je m’en rappelle pus.

Catégories