Ma Corée

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Description

M. Dauray nous dresse un bref portrait des moments marquants de son séjour en Corée.

Gérard Dauray

Gérard Dauray a toujours voulu être dans l’Armée. Sur ces photos d’enfance, il fait déjà le salut militaire ! Avec cinq oncles militaires qui lui racontent leurs aventures, il pense à s’enrôler dès l’âge de treize ans. Alors qu’il travaillait pour l’industrie forestière dans la région de l’Outaouais, M. Dauray s’enrôle au sein de la Force spéciale mise sur pied pour la guerre de Corée. Il fait sa formation de base à Valcartier et sa formation avancé à Fort Lewis (Washington) avant de faire une traversée de 14 jours vers l’Asie. Mitrailleur Bren pour le Royal 22e Régiment, il participe à plusieurs patrouilles, occupe maintes positions, prend part à la bataille de la cote 355 et développe des problèmes d’oreilles. Après la guerre, il quitte momentanément l’Armée pour y revenir après à peine six mois. Entre 1953 et 1955 il fait parti des forces d’occupation de l’Allemagne. Il revient ensuite au pays pour devenir parachutiste, mais ces problèmes d’ouïe l’en empêche et il quitte alors définitivement l’Armée.

Transcription

L’action que j’ai vue c’est le… c’est quand j’ai arrivé sur la… une des montagnes… la 227, à côté de ça y’avait la 355. C’est une des plus grosses montagnes qu’y’a là. C’est là que une partie de ma compagnie, j’pense un peloton de ma compagnie qui, qui a été pris par les, par les Chinois là. Moi j’étais plus loin un peu, mais ça c’est passé su’un autre p’tite montagne que nous autres y’a pas pu nous faire rien à nous autres, mais y’ont… ils n’ont faite. J’ai une couple de mes camarades que… qui sont morts là… T’sais mais…Ils n’a qui ont été su’des, su’des patrouilles. Et puis y’ont pas r’venu. Moi aussi j’en ai faite des patrouilles, j’ai faite… J’pense j’en ai faite dix patrols qu’y’appellent des Standing Patrol. C’est une patrol que on était à peu près huit hommes, pis on s’en va dans le No Man’s Land, pis là ben observer.J’me rappelle d’avoir faite, d’avoir faite… pris une montagne qu’on l’avait… on avait parti le matin pis ils l’avaient shellé eux autres avec l’aviation pis ces affaires-là. Et pis là nous autres on était su’l bord en bas pis on l’a montée. Pis quand qu’on l’a montée là, eux autres les Chinois avaient des… des grenades avec des… t’sais… avec comme des poignées en bois là t’sais là ? Pis ils garrochaient ça, deux, trois. Pis y’en a, y’en a qui ont tombées proche de moi là, t’sais veux dire. Mais a fallu… on l’avait un bon, un bon caporal. « Envoye, on monte ! on est pas pour rester dans le milieu d’la montagne. Si on reste dans le milieu de la montagne, on va se faire tuer pareille ! faut monter ! » Bon. Mais là y’en restait pas tellement gros après qu’y’a eu l’aviation et puis que… Quand qu’on l’a monté en haut y’avait quequ’un qui, qui vivait encore, mais ceux qui les ont vus, ils les ont tués. On a pas pris personne de prisonnier là.Mais mon séjour là-bas y’a pas été trop… comment je dirais ben ça, c’est… le genre de vie qui, qui, qui se passe là que c’est pas la même chose que, que nous autres, t’sais. C’est un pays que quand qui, qui tombe d’la pluie, on en a pour des deux semaines puis c’est… oui on en a ! Et puis… passer des nuits dans des dugouts pleins d’eau avec une grosse couverte pis ça c’est… essayer de te réchauffer avec ça là. Ouais mais je crois qu’on l’était endurçi à ce que… quecé qu’ont pouvait endurer là là. J’pense que… t’sais on était… on l’a été beaucoup bien entraîné à Valcartier.

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