Menace de grève

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Description

Une fois la guerre terminée, et après plusieurs mois d’attente, les hommes décident qu’ils veulent rentrer au Canada…

Roger Bégin

Alors fonctionnaire, M. Bégin quitte la fonction publique pour s’enrôler dans l’Aviation Royale du Canada (ARC) en 1942. Après un cours d’Anglais à Toronto (Ontario), il est stationné à Jarvis (Ontario) afin d’apprendre son métier de mécanicien en aviation. D’abord aviateur, 2e classe, il obtient le grade d’aviateur-chef juste avant d’être envoyé servir outre-mer. Au Royaume-Uni, il passe quelques mois dans un dépôt des effectifs avant d’être stationné à la base d’aviation britannique de Chivenor, dans le North Devonshire. Là, il entretient les bombardiers anti-sous-marins Wellington de l’escadrille canadienne no 407; « l’escadrille des démons ». Il y entretient assidûment le même avion jusqu’à la fin de la guerre. Il revient au pays au printemps 1946, quitte les forces et réintègre son poste de fonctionnaire.

Transcription

Là y’ont fermé la station. On n’avait plus d’usage du tout là. La guerre en Europe était terminée.Là ils nous ont envoyés sur une autre station dans le… dans le Yorkshire. Là y’ont essayé de nous faire travailler sur des avions, des forteresses volantes, même américaines. Ç’a pas duré longtemps ça, on n’était pas capable. On connaissait pas ça.Après ça, sur les Halifax. Ça, ç’a marché quelque temps.Pis là, une bonne journée, ben là on n’avait plus rien à faire. Là on a contesté, on a passé proche de faire une grève. Imaginez-vous ! Ben, on était rendu à la fin de 45 et… 45 (sic), mois de mai, ouais, pis on était encore en Angleterre, pis on espérait tout le temps nous autres, vu que la guerre était finie, contre le, avec le Japon pis avec les Allemands, qu’ils nous en retournent au pays, mais non, ils nous gardaient encore là, en Allemagne… en Angleterre pour possiblement faire l’occupation. Mais nous autres, on n’était pas intéressé à l’occupation.Fait qu’on avait… y’a eu des menaces de grève faites… En tout cas, ç’a paru à Ottawa, pis le ministre Claxton, qui était le ministre de la Défense, y’est venu nous rencontrer pour nous dire que c’était pas leur intention. Pis là il nous a envoyé des, des dindes pis tout ce que tu voudras là (rires)…Non mais c’est vrai, c’était… on voulait revenir au Canada nous autres, la guerre était finie ! Ils nous gardaient là, là, quasiment à rien faire là, pour… est-ce que il manquait de bateaux ? Ça, par exemple, ça je le sais pas.En fin de compte, une bonne journée, y’ont dit : « Oui, vous vous en allez au Canada. » Au mois de… le 31 de mars 1946 seulement.

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