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Description
Monté à bord de l’Île de France la veille, M. Mimeault se réveille au matin et il est déjà en mer. Il nous fait part de sa traversée et d’une nouvelle surprenante…
André Paul Mimeault
Originaire de la Gaspésie, André Paul Mimeault est né d’une famille modeste. Pour joindre les deux bouts, ses parents sont à la fois cultivateurs, bûcherons et pêcheurs. Il est le seul de sa famille et de son entourage à s’enrôler. Peu de temps après son enrôlement, il traverse l’Atlantique à bord de l’Île de France et passe quelques mois en Angleterre avant d’être envoyé au combat. Un convoi l’amène vers le camp de renfort d’Avellino, dans le sud de l’Italie. Il traverse toute l’Italie et prend part, entre autres, à la bataille de la Ligne gothique. Il traverse ensuite la France pour aller libérer les Pays-Bas. C’est là qu’il se trouve lors de la capitulation des Allemands. Il se porte volontaire pour servir dans le Pacifique, mais les Japonais capitulent avant qu’il puisse s’y rendre. À son retour au pays, il quitte l’armée pour des raisons salariales et devient bûcheron, mais il regrette sa décision et s’enrôle à nouveau sept ans plus tard. Il se porte volontaire pour la guerre de Corée qui se termine avant qu’il puisse y aller. À sa sortie des Forces, en 1974, il est adjudant.
Transcription
La tempête, la tempête ! Moi je pensais… Je venais de Gaspésie, hein. J’en avais vu des vagues. J’avais rien vu. Je regardais ça pis je disais : « C’est impossible, ça se peut pas ! » Des, des… Ça vient de toutes les sens à part ça. En tout cas, les ponts fermés. Le pont ouvert était fermé. Pas le droit d’aller sur le pont. Un bateau comme l’Île de France…Toujours… Après qu’on est parti… J’me souviens pas combien de temps que ça faisait qu’on était parti, trois, quatre jours. Y’ont annoncé les nouvelles dans… su’l bateau. Y’annonce que l’Île de France est coulé avec 14 000 Canadiens à son bord. Aye ! On se regarde. « C’est nous autres ça ? » (rires)C’était pour… c’était pour bafouer les Allemands.