Reconnaissance des marins marchands

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Description

Longtemps après la guerre, M. de Villers devient un membre clé de la lutte pour la reconnaissance des marins marchands en tant qu’anciens combattants dans la région de Québec.

Paul de Villers

Issu d’une famille de navigateurs, M. de Villers commence sa carrière de matelot dès l’adolescence à bord des bateaux de ses parents. La plupart des navires marchands canadiens ayant été arraisonnés par le gouvernement pour l’effort de guerre, M. de Villers se retrouve donc dans des convois de ravitaillement alliés dès 1943. Il passe les trois dernières années du conflit à bord de divers navires, surtout des pétroliers. C’est à bord – entre autres - des Rideaulite, Point Pelee Park et Yamaska Park qu’il parcourra le Golfe du Saint-Laurent, l’Atlantique, les Caraïbes et les eaux côtières d’Amérique du Sud. Après la guerre, il devient un membre clé de la lutte pour la reconnaissance des marins marchands en tant qu’anciens combattants dans la région de Québec, et il s’adonne à la fabrication de répliques de navires.

Transcription

Ah moi j’m’en suis occupé beaucoup. Ici à Québec, c’est moi qui a pas tout remis ça en marche.Le monument qu’on a à Québec là, ici là, j’ai travaillé là-dedans.Quand je suis rentré dans l’association là, les anciens de la marine marchande, ici à Québec y’avait rien qu’un ou deux qui étaient là-dedans. Mais moi je connaissais beaucoup de monde. Je connaissais tous les pilotes de notre district ou le district de Québec, c’était tous des gars de mon âge, une bonne… Y’avaient tous navigué pendant la guerre, je les connaissais tous, même des gars intimement. Pis j’ai navigué sur la côte, fait que je connaissais les gars de la côte de Gaspé pis la côte nord, j’en connaissais plusieurs. Fait que, un moment donné, ç’a pas été long, j’me souviens j’avais une liste de soixante, soixante-dix gars, anciens combattants de la marine marchande.Pour être reconnu là, ç’a été une bonne bataille. Le gouvernement était contre, la Légion canadienne était contre, il y en avait plusieurs qui étaient contre nous. On n’était pas les bienvenus.À’fin du compte, on a fait une espèce de petite grève de faim à Ottawa là, cinq, six gars, pas plus que ça. C’est des gars de St-Jean (Nouveau-Brunswick) en général. Y’étaient trois, quatre. Ç’a pas duré ben ben longtemps. Mais ça nous a aidé, beaucoup. Ils s’étaient attachés… j’me souviens pas… à Montréal… à Ottawa en quelque part, dans le parlement. Ç’a duré à peu près deux, trois jours, je sais pas trop. Mais ç’a fait… ça avait fait… les gens… comme… avaient réalisé que ça avait existé.Pis les… on a eu deux… y’avait le… une madame… elle était député de St-Jean (Nouveau-Brunswick) elle… Elsie Wayne qu’elle s’appelait la ministre (sic). Elle avait été maire de St-Jean de, de St-Jean (Nouveau-Brunswick) longtemps pis elle était député conservateur. Elle nous a aidés. Elle nous a réellement aidés. Pis y’avait un député libéral, Baker si j’me souviens bien. Y’était de Terre-Neuve lui. C’est les deux seuls politiciens qui se sont avancés, pis y’étaient… qui nous ont réellement aidés pour avancer après ça.Graduellement on a venu à bout d’en gagner à gauche, pis d’en gagner à droite. Pis la Légion, un moment donné, ils se sont mis à mourir eux autres aussi. Un moment donné, y’a besoin, y’avait besoin de membres, fait que là y’étaient contents de nous prendre. (rires)Eux autre y’on eu… la guerre a fini y’ont eu toutes sortes d’affaires, hein. Nous autres on n’a rien eu. Y’ont dit : « Non. » Y’ont dit : « Si on leur donne tous les mêmes bénéfices que les autres… » il dit « on aura pus personne pour naviguer les bateaux. »Ben deux ans après ils les avaient tous vendus. La grosse majorité, ils les avaient tous vendus aux Grecs, etc., pis aux Anglais, j’sais pas.Ç’a été triste.

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