Une terre à bois et un habit

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Description

Après la guerre, certains anciens combattants sont surpris par ce que leur retour au Canada leur réserve.

Adélard Thibault

M. Thibault s’enrôle à 18 ans. Il est formé comme fantassin au Québec et au Nouveau-Brunswick avant d’être envoyé en Angleterre, où il poursuit sa formation tout en remplissant des tâches de garde et autres besoins opérationnels. En juin 1944, il débarque sur la plage de Bernières-sur-Mer et survit au jour J. Blessé à Carpiquet, il se retrouve convalescent en Angleterre, mais se sauve de l’hôpital et retrouve son régiment, en France, par ses propres moyens. Connu de ses camarades et ses supérieurs comme « le tanant », c’est lui qui mène les hommes de son peloton quand les commandants sont blessés ou tués. À l’Escaut, comme tant d’autres des « rats d’eau » canadiens, il perd presque ses pieds à l’humidité. Remis, il poursuit le combat à travers la Belgique et les Pays-Bas jusqu’à la fin de la guerre.

Transcription

Après la guerre, quand j’ai été déchargé, ils me donnaient 2 500$ pour tout ce que j’ai fait. Avec 2 500$, ils m’envoyaient sur une terre à bois en Abitibi.J’ai dit au sergent qui m’a donné ça : « Mange d’la m… »« Ah ! » Il dit : « On dit pas ça à un supérieur. »J’ai dit : « J’ai été plus haut que toi. » (rires)Ça été ses dernières paroles. (rires) « Passez. Au prochain. » Y’est là qui me regarde : « T’as les deux yeux, t’as les deux oreilles, tu comprends, tu vois clair, pis tu marches. »Fait que j’étais fourré.Et pis ils te donnaient une carte. « Va-t-en chez Paquette à Québec, pis va t’habiller. Tout ce que tu penses que t’as besoin. »Tu présentes ta carte en rentrant, pis tout ce que t’as besoin chez Paquette, tu l’as. Pis pas des prix de guenille là t’sais, du bon prix, du bon linge, autrement dit.Assez bon linge, il m’a duré cinq ans mon habit ! (rires)

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