Protection relative des véhicules blindés

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Description

M. Vachon décrit les moyens déployés par les insurgés pour augmenter la force des engins explosifs à la mesure des véhicules blindés.

Jean Vachon

Jean Vachon est né à Thetford Mines, au Québec, en août 1970. Enfant, il a toujours souhaité devenir un soldat. Il s’est enrôlé en 1989 à 18 ans et a été déployé entre autres en Allemagne, dans le golfe Persique, en Yougoslavie et en Afghanistan.

Transcription

I : Vous parlez des véhicules, puis des engins qui ont explosé en patrouille, à pied. Est-ce qu’on est plus sécuritaire dans un engin blindé?
JV : Pas pantoute. C’est pour ça qu’il y a bien du monde qui aimait mieux être à pied. Parce qu’à pied, au moins, je sais pas, il y a une mentalité que t’as un contrôle. En véhicule, si t’es pas le chauffeur, tu subis, tu es en arrière, dans la boite. T’as pas de contrôle là.
I : L’effet de la déflagration ?
JV : C’était aussi dangereux l’un que l’autre, parce qu’il y a beaucoup, beaucoup de décès ou de graves accidents, c’est dans les véhicules.
I : Donc on est pas plus protégé dans ?
JV : Pantoute, parce que nos véhicules étaient faits d’une telle manière, ils ont commencé à faire des IED. Le Canada a développé avec les Américains d’autres affaires, ils on fait plus de blindage, bien aux autres ont fait plus gros. Fait qu’eux autres leurs bombes artisanales étaient encore plus grosses, plus de choc, fait que le véhicule…
I : C’est un cercle vicieux ? On ajoute du blindage.
JV : Oui, on ajoute du blindage, ils font plus gros. Puis plus gros, bien le blindage, ça fait rien. Puis même si t’a pas de morceaux, le choc est tellement gros là-dedans, il y a même un des Major, un moment donné est décédé, c’est parce que son truck a flippé. C’est gros ce qu’ils font.

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