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Description
M. Maisonneuve explique le danger que représentait le canon 88mm allemand, qui produisait un son distinctif.
Paul-Émile Maisonneuve
Monsieur Maisonneuve est né en 1918 à Donnelly, dans le nord-ouest de l’Alberta. Élevé dans une famille canadienne-française, M. Maisonneuve a appris l’anglais dans sa communauté bilingue. Il s’est enrôlé au début de la guerre en septembre 1939 et a servi jusqu’à la fin en août 1945.
Transcription
Intervieweur : Puis quand vous êtes arrivé à Saint-Aubin, en après-midi du 6, comment c'était sur la plage, est-ce que vous vous rappelez ce que vous avez vu sur la plage ?
Ah, c'était un dégât. C'était un dégât. Il y avait encore des morts partout.
Intervieweur : Est-ce qu'il y avait encore de la résistance des Allemands sur la plage ?
Oui, il y en avait encore, puis il y avait des obus. Il faut toujours apprendre à reconnaître le 88 mm. C'était le meilleur canon qu'il y avait, puis c'est les Allemands qui l'avaient.
Intervieweur : Est-ce que vous pouvez nous en parler un peu de ce canon-là, le 88 mm ?
Ils l'avaient dans les blindés, dans les tanks, puis ils l'avaient dans des forteresses. En tout cas, c'est un son qu'on reconnaissait tout de suite. L'obus était traître, aussi. C'est une machine qu'on respectait.
On est pas restés à Saint-Aubin, on s'est en allés à Courseulles et puis de là, on a trouvé notre quartier-maître.
On a pris notre rôle, on était avec le Général, si il voulait envoyer des messages. On avait un bon Général, un nommé Keller.