Des blindés spéciaux : le Flail et le Crocodile

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Description

M. Maisonneuve parle de deux chars d’assaut spéciaux utilisés en Normandie : le Flail (ou blindé à fléaux) et le Crocodile.

Paul-Émile Maisonneuve

Monsieur Maisonneuve est né en 1918 à Donnelly, dans le nord-ouest de l’Alberta. Élevé dans une famille canadienne-française, M. Maisonneuve a appris l’anglais dans sa communauté bilingue. Il s’est enrôlé au début de la guerre en septembre 1939 et a servi jusqu’à la fin en août 1945.

Transcription

On avait des blindés qui étaient équipés. Il y en a un qui s'appelait le Flail. Ça c'est un cylindre qui tourne en avant du tank, 10 pieds en avant du tank, 12 pieds. Il y a un moteur qui fait virer un cylindre en avant, avec des chaînes après, il y a un marteau au bout de la chaîne.

Intervieweur : C'était pour faire quoi, ça ?

Ça fait sauter les mines et puis ça fait pas de dommages à la voiture.

Intervieweur : Donc ça permettait aux soldats d'avancer.

Puis il y en a un qu'ils appelaient le Crocodile.

Intervieweur : OK, puis ça, c'est quoi un Crocodile ?

Le même tank, le même blindé mais équipé pour le feu. C'est eux autres qui ont eu le plus de succès à vider les blockhaus parce qu'ils envoyaient 2-3 coups sans l'allumer. Et puis là il y avait du gaz de bâti dans, puis là, quand ils envoyaient le 5e.

Intervieweur : Il y avait du feu au bout?

Ça prend tout l'oxygène et les humains crèvent. Les humains se faisaient asphyxier.

Intervieweur : Donc le Crocodile, c'était ?

Un blindé qui peut garrocher, qui peut lancer du feu.

Intervieweur : Et puis c'était une arme efficace contre les blockhaus ?

Ah oui, c'était assez dangereux parce que c'est pas mal explosif ce matériel-là. C'était comme des bidons qui étaient attachés en arrière du tank et puis il y avait 8 pouces d'épais de fonte par-dessus.

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