La ligne de front et le repos

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Description

M. Doiron se rappelle qu’il passait plus de temps au front qu’au repos.

Edgar Doiron

M. Doiron est né à Shippagan au Nouveau-Brunswick. Son père était pêcheur et il passait ses vacances à ramasser des huîtres et des bleuets. De 14 à 19 ans, il a travaillé sur des chantiers. Lorsque vient le temps de s’enrôler, l’armée vient recruter à l’église de Shippagan. M. Doiron et ses amis s’y rendent sans le dire à leur famille. Petit et léger, le jeune Edgar Doiron doit convaincre les médecins qu’il est assez fort et qu’il prendra du poids afin d’être accepté. Seul de sa famille ayant traversé en Europe, il a participé à des batailles importantes en France, en Belgique et en Hollande, dont le jour J. Ses récits sont souvent touchants et portent à réflexion.

Transcription

Intervieweur : Habituellement, vous passiez combien de jours sur la ligne de front puis combien de jours au repos ?

Des fois c'était quatre jours, puis des fois c'était plus.

Intervieweur : Quatre jours et quatre nuits sur la ligne de front ?

Ah oui, c'était jour et nuit. Et puis il manquait toujours de soldats. Quand on s'en allait, ils nous faisaient des douches dans des granges à l'eau froide, ah, cibole. Puis ils nous donnaient un habit neuf.

Intervieweur : Vous aviez combien de jours de repos ?

Le repos c'était une journée, deux jours le plus.

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