On ne peut pas oublier la Seconde Guerre mondiale

Attention!

Cette vidéo contient des scènes au contenu graphique qui pourraient choquer, et est réservée à un auditoire averti.

Video file

Description

M. Doiron parle des commandos et à quel point ils étaient efficaces à se déplacer sans faire de bruit.

Edgar Doiron

M. Doiron est né à Shippagan au Nouveau-Brunswick. Son père était pêcheur et il passait ses vacances à ramasser des huîtres et des bleuets. De 14 à 19 ans, il a travaillé sur des chantiers. Lorsque vient le temps de s’enrôler, l’armée vient recruter à l’église de Shippagan. M. Doiron et ses amis s’y rendent sans le dire à leur famille. Petit et léger, le jeune Edgar Doiron doit convaincre les médecins qu’il est assez fort et qu’il prendra du poids afin d’être accepté. Seul de sa famille ayant traversé en Europe, il a participé à des batailles importantes en France, en Belgique et en Hollande, dont le jour J. Ses récits sont souvent touchants et portent à réflexion.

Transcription

À Leopold canal, les Allemands avaient fait un tunnel en dessous et puis on était juste deux toute une nuit. Quand tu entendais que l'autre avait jeté une grenade, il ne fallait pas tirer du fusil parce que, quand ils entendaient du bruit, ils garochaient une grenade. Si c'était lui, j'avais peur, je me suis dit il va venir. Parce que on en avait nous autres aussi, mais eux autres aussi ils en avaient des commandos. Des commandos, c'était, ils avaient des couteaux, des couteaux que tu pèses dessus et ça ouvrait tout de suite.

Intervieweur : Un couteau avec une lame qui ouvre.

Oui qui s'ouvre tout de suite et puis tu pouvais être aux côtés ici puis avoir une grosse pile de paille sec ou des feuilles sèches. Ils venaient à toi et tu entendais pas ça, absolument rien. Il te pouvait te pogner à la gorge, te paralyser, te couper la gorge puis se sauver. Ça, les Canadiens l'ont fait aussi.

Intervieweur : Il y avait des commandos des deux côtés ?

Ah oui.

Intervieweur : Est-ce qu'il y en avait du North Shore ?

Moi je travaillais avec un, le commando, l’entraînement qu'il avait, puis il m'avait fait coucher dans, il était venu et j'avais rien entendu puis la manière qu'il me poignait j'étais complètement paralysé. Il disait que si ça arrivait, il leur coupait la gorge puis il se sauvait parce qu'il pouvait avoir un Allemand avec lui, ou crier. La Deuxième Guerre mondiale, c'était une guerre qu'on ne peut pas oublier jamais. Il faudrait pas que le monde l'oublie non plus.

Catégories