Demain ça appartient à personne

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Description

M. Berthiaume parle des pertes chez les soldats et de ses blessures.

Armand Berthiaume

Armand Berthiaume est né en 1925 à Verdun, au Québec. Il a vécu à Pointe Saint-Charles, Cornwall en Ontario et à Longueuil. En grandissant, il a fait partie des cadets de l’air et aimait la boxe. Il s’est porté volontaire en 1944, à 18 ans pour voir du pays. Il a participé à la libération des Pays-Bas.

Transcription

Oui j'en ai perdu, j'en ai perdu plusieurs. Des jeunes, 18 ans, 19 ans. Oui, j'en ai perdu. J'en vois un qui s'était fait blesser dans les jambes et il saignait des deux jambes. Il était hystérique et il disait, il se plaignait contre la religion. Viens me chercher, il parlait à Saint-Joseph, viens me chercher, je ne suis plus bon, viens me chercher. Il était hystérique comme on dit. On en a vu de toutes les sortes. Quand tu fais un tourniquet alentour d'une jambe, la jambe pend, c'est pas des farces ça. Des jeunes. Les vieux de 25-30 ans dans le temps, eux autres c'était pire, ils avaient plus peur que nous autres de la guerre parce qu'ils avaient des enfants. Un gars de 30 ans avait un enfant ou deux. Moi j'étais garçon, je savais que s'il m'arrive de quoi, c'est pas plus grave que ça, je suis fini. Ma famille ça va leur faire de quoi, mais. Intervieweur : Avez-vous été blessé pendant la guerre? Le genou gauche, j'ai été blessé. Le genou droit, j'ai juste une scratch de shrapnel, je ne sais pas si tu connais ça. C'est un morceau d'obus qui a revolé et m'a juste déchiré de là à là. C'est moi, je me suis fait un tourniquet, j'avais pris mon cours de brancardier. La vie ça dure une journée, demain ça appartient à personne.

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