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Description
M. Cormier se souvient de deux Noëls et partage ces souvenirs lorsqu’il était élève-officier et plus tard alors qu’il était dans le golfe Persique.
Charles Cormier
M. Cormier est né à Moncton le 3 avril 1952. À l'âge de 16 ans, il se joint à la milice et entretient l'idée de devenir officier de char blindé, mais une fois enrôlé pour de bon, il préfère devenir pilote. Après avoir obtenu son brevet de pilote, il est envoyé prendre part à la guerre du Golfe, où il devient pilote d'hélicoptère Sea King. Il y reste jusqu'au jour de la Victoire et revient au Canada le 7 avril 1991. Deux mois plus tard, après 24 ans de service, il quitte les forces et devient inspecteur d'aviation civile pour Transport Canada. Aujourd'hui, en plus de dessiner des plans de procédure d'atterrissage pour les aéroports, il sert également le public en tant que conseiller municipal pour la ville de Dieppe au Nouveau-Brunswick.
Transcription
Je m'en souviens, un Noël, quand je suis revenu pour le congé de Noël, quand j'étais élève-officier au Collège militaire, pour la messe de minuit, on était à Fredericton. À ce temps-là, il n'y avait pas d'église française à Fredericton. Une église Presbytère nous ont passé leur chapelle, c'était vraiment gentil à eux, pour eux de faire ça. J'avais demandé à mon père s'il voulait que je porte mon uniforme. J'avais un uniforme rouge comme les GRC, puis oui, il était fier. Nous sommes allés à la messe de minuit, puis le premier ministre Louis Robichaud était là. Louis et mon père ont grandi ensemble à Saint-Antoine, au Nouveau-Brunswick, il connaissait bien mon père. Il a tapé mon père sur l'épaule et a dit : «Ah, tu as ton soldat pour Noël ! ». C'était bien ! Comme j'ai parlé, comme j'ai mentionné, le Noël, d'habitude, les dimanches, sur un navire militaire, des fois il y a une petite cérémonie religieuse. Des fois, il 6 ou 10 membres de l'équipage qui se rencontrent et disent quelques petites prières, et tout ça. Mais la veille de Noël, il y avait 125 sur le pont de vol. Le navire était en marche, il y avait toute une équipe en service, il y avait 150 ou plus sur le pont, c'était vraiment touchant, vraiment touchant.