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Description
M. Larocque se rappelle son départ de Québec vers Kandahar, en passant par Dubaï. Il raconte ses premiers jours en Afghanistan jusqu’à son arrivée au poste avancé.
Dominic Larocque
Monsieur Larocque est né en 1987 à Salaberry-de-Valleyfield, au Québec. Il s’est enrôlé à 18 ans et souhaitait devenir technicien en recherche et sauvetage dans les Forces armées canadiennes. M. Larocque a servi comme fantassin avec le Royal 22e Régiment et a été déployé en Afghanistan en 2007. L’explosion d’une bombe artisanale lors d’une mission l’a blessé sérieusement, mais il a continué à servir pendant plus de 10 ans, réussissant la plupart des tests physiques, et étant impliqué dans le sport de haut niveau. Il a quitté les Forces armées canadiennes après 13 années de service.
Transcription
Je suis déployé en 2007, je viens d’avoir 20 ans, le 30 juillet, et j’ai été déployé au début d’août, je pense le 2 août, quelque chose comme ça. J’ai été déployé pendant, je commençais mon 5e mois, je crois, jusqu’en fin novembre, en fait, quand j’ai été blessé.
Intervieweur : Est-ce que vous pouvez nous parler du déplacement, partir du Québec, puis vous rendre là-bas, comment ça s’est produit?
Comment s’est produit le voyage, qui était un de mes premiers voyages à vie. Je n’avais jamais vraiment sorti de chez nous, j’avais jamais vraiment vu d’autres pays, d’autres continents. On part du bataillon en autobus, toute l’unité ensemble, on s’en va à l’aéroport de Québec, on embarque dans un avion militaire, civil, mais militaire, puis on est envoyés à Dubaï pour quelques jours, un ou deux jours, le temps de faire la transition. Par la suite on embarque sur un avion militaire Hercule, plus de type, pas combat, mais plus militaire opérationnel, avec tout notre équipement, avec nos armes, prêts pour le combat. On atterrit à Kandahar un ou deux jours après Dubaï. On a passé, encore là, dans le temps, je ne me souviens pas exactement combien de temps, un cours laps de temps à Kandahar, à l’aéroport. Quelques petites formations de base là-bas, côté sécurité sur le camp, un peu la tendance de ce qui se passe présentement là-bas. Après ça on est envoyés, pas au front, on est envoyés sur les postes avancés. Nous on était pas à Kandahar, on était plus au sud, dans le district de Panjwai. On était dans le, communément appelé, le bastion des Talibans.
Intervieweur : Vous avez grandi à Valleyfield, puis vous arrivez en Afghanistan. Est-ce que vous pouvez me parler de votre réaction quand vous arrivez là-bas, quand les portes ouvrent?
J’avais les yeux gros, je veux dire j’absorbais tout ce que je voyais, tout ce que je pouvais assimiler. Voir du désert comme ça pour la première fois, la chaleur. La chaleur, quand on était à Dubaï, on est arrivés le soir, je m’en rappelle, on était dehors après minuit et il faisait en haut de 50 degrés Celsius. C’était du jamais vu! Après ça, à Kandahar, tout est nouveau, à la base, tu voyais plein de nations, tout va très vite. Première mission, ça va tellement vite que tu n’as pas le temps de tout réaliser ce qui se passe, t’es rendu au front. C’est rendu à ton poste avancé, c’est là que tout commence, l’entrainement tout commence, les procédures que tu as pratiqué autant sur le cours de recrue que sur le cours de fantassin, les « shifts » de garde, les patrouilles, les opérations, ça commence là!