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Description
M. Lehoux parle de la camaraderie qui se développe dans les Forces.
Antoine Lehoux
Monsieur Lehoux est né en 1993 à Thetford Mines, au Québec. Dès son tout jeune âge, il écoutait des films sur l’armée et était inspiré par les valeurs militaires. Il s’est enrôlé à 16 ans et rêvait de faire carrière dans les Forces armées canadiennes. En raison de son jeune âge, M. Lehoux s’est d’abord entrainé comme réserviste, poursuivant ses études. Un grave accident lors du jour du Souvenir en 2013 l’a contraint à quitter les Forces armées canadiennes après 5 années de service.
Transcription
Intervieweur : Avez-vous fait de l’entrainement à toutes les saisons?
Oui, j’ai fait de l’entrainement à toutes les saisons. C’est sûr que l’hiver, c’était mois des gros entrainements, je te dirais que c’est plus l’été et puis printemps, automne, le gros de l’entrainement, surtout dans la réserve. Pour les réguliers, il y a les Rafales blanches, qui est un exercice militaire hivernal d’envergure. Pour ma part, ce que j’ai fait comme chose l’hiver, c’est plus des exercices de survie. On partait dans le bois toute la fin de semaine, il fallait faire nos cabanes, on avait des patrouilles à faire aussi.
Intervieweur : Est-ce que c’est possible de me parler de la camaraderie au sein de votre groupe?
La camaraderie au sein des Forces armées canadiennes c’est quelque chose d’unique, je te dirais, c’est sûr, tu la retrouves ailleurs aussi dans certains sports, mais on passe des moments assez « tough », dans l’armée souvent, surtout lors des entrainements, ça fait en sorte que les gars, on se tient vraiment soudés. C’est quelque chose qui est assez unique. Tu peux rencontrer une personne au début d’un été, et à la fin de l’été, ça peut être ton meilleur ami, juste du fait que vous avez partagé des moments assez intenses ensemble. La camaraderie est vraiment incroyable dans les Forces armées. Il y a toujours eu des gars et des femmes au sein du régiment où j’étais. Honnêtement, ça ne faisait pas réellement de différence. C’est un camarade comme un autre, peu importe que t’es un gars ou une fille, on avait les mêmes tâches à effectuer. Il n’y a pas vraiment de discrimination par rapport à ça dans les Forces armées canadiennes, en tout cas pas où est-ce que j’étais. C’était vraiment pareil, je te dirais, l’interaction entre le gars et les filles.