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Description
M. Aubé exprime ce qu’il ressent le 11 novembre, lors du jour du Souvenir, spécialement depuis 2009.
Étienne Aubé
Monsieur Aubé est né en 1981 à Drummondville, au Québec. À l’âge de 18 ans, il cherchait une carrière qui le mettrait au défi. Il ne connaissait pas beaucoup la vie militaire mais un ami l’a convaincu de s’enrôler dans les Forces armées canadiennes. Au début, il pensait que partir à l’étranger signifiait aller participer à la guerre. Après deux déploiements en Afghanistan en tant que sapeur de combat, il a compris qu’un rôle principal des Forces est d’aider les personnes marginalisées et de changer des vies. En juillet 2009, M. Aubé a presque perdu la vie quand il a marché sur un dispositif explosif improvisé. En retournant au Canada, il a reçu une aide précieuse du programme Sans Limites, ce qui l’a aidé à relever de nouveaux défis, y compris participer aux Jeux Invictus 2017.
Transcription
Intervieweur : À quoi pensez-vous le 11 novembre, le jour du Souvenir?
En 2009, pour moi, ça a pris un autre tournant ce 11 novembre-là. Au début, je me rappelle, quand j’étais jeune soldat, on se ramassait sur le terrain de parade en 8 rangs, il fait tout le temps froid, il vente tout le temps, des fois il neige un peu, ou il mouille. On attendait que ça passe parce qu’on savait pas trop ce qu’on faisait exactement. Il a fallu la guerre, et qu’on perde des camarades, pour se rendre compte de ce jour du Souvenir, puis finalement se remémorer les vétérans aussi de Corée, de la Deuxième Guerre, de tous les gars, finalement, qui n’ont pas passé au travers, qui ont commis des fois l’irréparable chez eux, parce leur guerre est restée dans leur tête, ils n’ont pas été capables de battre leurs démons. Ces jours du Souvenir là c’est pour honorer tous nos amis qui sont tombés, tous ces inconnus-là qui sont tombés mais qu’on partage la même souffrance des fois.