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Description
Madame Boutin raconte qu’elle peut dire, sans connaitre une personne, si elle est militaire ou non, car les gens des Forces ont une manière d’agir et de parler qui leur est caractéristique.
Isabelle Boutin
Madame Boutin a servi en tant que commis de soutien à la gestion des ressources (commis SGR) pour l’Aviation royale canadienne. Elle croit que le sport et la famille militaire l’ont aidée à surmonter les obstacles tels que les difficultés au travail et des problèmes de santé, en lui permettant de s’évader et de s’adapter à ses nouvelles limites.
Transcription
Bien étrangement, moi, ce que j’ai le plus aimé dans les Forces, ce n’est pas autant ma job spécifique, que le dessous, que l’organisation, que la famille, tous les liens qui se créent, les sports qu’on fait ensemble, les qualifications d’armes obligatoires, toutes les qualifications annuelles qu’il faut faire, les chambres à gaz. Toutes ces affaires là, moi je trippais de ça. C’était, je suis une militaire dans l’âme. J’aime ça là. Fait que c’est certain que j’ai aimé mon métier, mais c’est vraiment le tour de toute que j’ai aimé. Fait que c’est ça aussi qui était le deuil quand j’ai perdu ça. Il me reste mon métier encore, mais je n’ai plus le tour.
Intervieweur : Et tous les soldats ils disent toujours la camaraderie, c’est comme une famille. Même quand ils sont ici au pays le Canada. Pour la caméra, des fois c’est difficile de le mettre dans les mots, mais d’être partie d’une famille ou comment débrouiller avec vos collègues?
Je ne sais pas comment expliquer, ça mais je peux juste vous dire que je suis capable de savoir, même en ne connaissant pas une personne, si c’était un militaire, si c’en est un ou pas. Ça se voit, ça se sent. Comme je disais tantôt, on parle le même langage. C’est pas des farces on pourrait sortir un dictionnaire militaire. C’est à ce point-là. La façon qu’on parle, la façon qu’on agit dans différentes situations. Rien que comme ce que je vis présentement avec les Invictus. On est arrivés 90 personnes, 90 personnes de différentes provinces, plusieurs ne se sont jamais vues mais on arrive puis on a l’impression que ça fait 20 ans qu’on s’est pas vus puis on s’est toujours connu. Tu sais, si j’arrive ici aujourd’hui et j’amène 90 personnes civiles, je vais être un peu gênée. On va se parler un peu mais je ne commencerai pas à « eh salut » et une petite bine sur l’épaule. Ce n’est pas comme ça que se passe avec les gens civils, mais avec les militaires c’est ça qui se passe. Ça se crée automatiquement. C’est comme si c’était, c’est vraiment dur à expliquer. C’est vraiment dur à expliquer. Il faut le vivre.