Peggy Harris

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Affectations

  • Winnipeg (Man.)

Déploiements

  • Op Palladium : BOSNIE
  • Op Athena : Kaboul (Afghanistan)
  • Op Athena : Kandahar (Afghanistan)
  • Op Impact : Koweït
  • Op Calumet : Péninsule du Sinaï (Égypte)
  • Op Aegis : Afghanistan
  • Op Lentus
  • Op Laser

Médailles

  • Étoile de campagne générale, avec deux barrettes – déploiements en Afghanistan
  • Rotation 2 de l’opération ATHENA (Kaboul) en 2003-2004
  • Rotation 9 de l’opération ATHENA (Kandahar) en 2009-2010
  • Médaille du service général – EXPÉDITION Op Palladium-2017
  • Médaille canadienne du maintien de la paix – Bosnie 2003
  • Médaille de l’OTAN Non-article 5 (Balkans) 2003
  • Force multinationale et Observateurs (SINAÏ) FMO 2019
  • Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II
  • Décoration des Forces canadiennes avec agrafe

Peggy Harris

Winnipeg, Manitoba

Des inondations aux lignes de front

Maintenir la paix

En 2018, la caporale Peggy Harris a participé à un déploiement dans la péninsule du Sinaï, en Égypte. Cette expérience a changé le cours de sa carrière.

Originaire de Winnipeg, elle faisait partie d’un groupe multinational chargé de maintenir la paix entre l’Égypte et Israël. Après des années d’opérations à un rythme effréné, son séjour en Égypte lui a paru plus paisible.

« On pouvait deviner l’incidence à long terme de notre contribution », dit-elle.

« Le fait de participer à un projet ayant une incidence aussi durable a donné au déploiement un véritable sens. »

Elle est arrivée pendant la rotation finale.

Au quotidien, son travail était axé sur le maintien de l’ordre, la sécurité, la gestion de la circulation et les enquêtes à l’intérieur des camps et des zones environnantes.

Ses meilleurs souvenirs ne sont pas liés à son travail, mais aux personnes avec lesquelles elle travaillait.

Une expérience d’apprentissage internationale

Travaillant avec des membres de la police militaire de Colombie, de Nouvelle-Zélande, des Fidji et d’autres pays partenaires, elle appréciait l’environnement multinational. Elle a aimé apprendre de nouvelles approches auprès de personnes issues de différents horizons et ce que cela apportait au travail. Elle met encore aujourd’hui en pratique certains de ces apprentissages dans son travail policier.

« Ça m’a vraiment ouvert les yeux, dit-elle. On apprend vite qu’il n’y a pas qu’une seule façon de bien faire son travail. »

Peggy Harris devant une voiture de police ancienne à Winnipeg, au Manitoba.

Durant cette période, elle a pu admirer la beauté naturelle inoubliable de l’Égypte. Elle se souvient parfaitement des eaux bleues limpides et des récifs coralliens éclatants de la mer Rouge.

Elle dit que c’est une expérience qu’elle n’oubliera jamais.

« C’était une expérience unique en son genre. Cela a apporté un équilibre particulier au déploiement, le rendant enrichissant tant sur le plan professionnel que personnel. »

Elle a commencé sa carrière à 26 ans, alors qu’elle venait d’avoir un enfant, sans se douter de ce que lui réserverait sa décision de s’enrôler dans les Forces armées canadiennes.  

Elle travaillait dans un centre de conditionnement physique de Winnipeg à l’automne 2000 lorsqu’elle a aperçu une annonce dans laquelle on cherchait des réservistes à temps partiel pour travailler dans la police militaire.

« Je savais que je voulais travailler comme agente de police, mais j’étais trop jeune pour être embauchée. »

Elle s’est inscrite à l’instruction de base pour avoir un emploi stable, mais elle a fini par rester dans l’armée pendant plus de deux décennies.

La caporale Harris a commencé son instruction au sein du 13e Peloton de police militaire du 1er Régiment de police militaire à Winnipeg, avant d’entrer à l’académie de police, à Borden, en Ontario.

Des opérations nationales aux zones de guerre

Ses premières expériences étaient axées sur les opérations nationales. Elle a notamment servi lors de deux inondations majeures à Winnipeg et plusieurs feux de forêt en Colombie-Britannique et en Alberta. Elle a par la suite soutenu des initiatives nationales telles que l’opération Lentus et l’opération Laser pendant la pandémie de COVID-19.

Si l’Égypte a élargi sa perspective, son déploiement au Koweït l’a approfondie.

Lors de l’opération Impact, elle évoluait dans un environnement beaucoup plus contrôlé où les déplacements étaient restreints. La plupart des militaires étaient confinés à la base pendant toute la durée de l’opération.

Son rôle au sein des forces de l’ordre a évolué vers les enquêtes et le soutien.

« Cela a permis de développer des compétences différentes, explique-t-elle. Il fallait rester concentré, discipliné et efficace dans des limites plus strictes. »

Le Koweït l’a mise à l’épreuve d’une autre manière. Le travail exigeait des routines quotidiennes strictes et une grande attention aux détails. Cela a perfectionné ses compétences d’agente de police militaire.

Peggy Harris attend de partir en patrouille avec le 82e régiment aéroporté au poste de combat avancé NOLEN, à la base américaine de la vallée d’Arghandab, dans la province de Kandahar.

Elle est retournée à la base aérienne de Kandahar en 2021 dans le cadre de l’opération Aegis, en tant qu’officière beaucoup plus compétente et expérimentée.

Ce n’était pas l’Afghanistan où elle avait été envoyée des années auparavant; c’était une évacuation chaotique et imprévisible.

La pandémie de COVID-19 avait provoqué une panique mondiale. Des milliers de familles, de travailleurs humanitaires et de journalistes ont été rapatriés au Canada.

« Les gens arrivaient les mains vides, a-t-elle dit. Ils n’étaient pas rentrés chez eux, ils n’avaient pas fait leur valise. Certains étaient à l’aéroport depuis des jours. » 

En collaboration avec les forces allemandes et les agences canadiennes, elle a contribué au déplacement de plus de 3 700 personnes à travers le système, en leur fournissant sécurité et produits de première nécessité comme de l’eau, de la nourriture et des couches.

« Ils étaient à cran, dit-elle simplement. Et on comprenait pourquoi. »

Ses premiers déploiements ont contribué à façonner la personne qu’elle est devenue dans le monde du travail.

Elle est arrivée à Kandahar pour la première fois en 2003, dans le cadre de la deuxième rotation en Afghanistan, avec l’Unité nationale de contre-espionnage. Leur mission consistait à sélectionner les Afghans qui recherchaient un emploi lucratif dans les bases canadiennes.

« Il n’y avait pas de systèmes définis, explique-t-elle. Nous devions identifier les personnes sans les outils qui sont habituellement utilisés pour ce genre de travail. »

Elle et son équipe ont mis en place des réseaux de renseignement informels en diffusant des photographies, en recoupant les noms et en suivant les personnes au sein des différentes bases de la coalition.

Elle et une collègue, également policière militaire d’Ottawa, en Ontario, ont découvert qu’être une femme leur donnait un accès et des informations inattendus.

« Les hommes afghans manifestaient de la curiosité à notre égard, dit-elle. Ils voulaient parler avec nous. »

Leur curiosité leur a permis d’acquérir de nouvelles connaissances.

Cela a également transformé leur façon de travailler.

Peggy Harris, au centre, de retour d’une patrouille à pied avec la police nationale afghane (ANP) en 2009.

Lors d’affectations ultérieures, la caporale Harris a été appelée à travailler à l’extérieur du périmètre de sécurité, au sein de l’équipe de liaison et de mentorat opérationnel, dans la vallée de la rivière Arghandab en Afghanistan.

Elle a servi comme mitrailleuse lors d’opérations d’escorte de convois, a encadré des policiers nationaux afghans et a évalué des points de contrôle dans certaines des zones les plus dangereuses de la guerre. Les conditions étaient impitoyables, avec une chaleur extrême, et le transport de charges lourdes sous la menace constante d’explosions d’engins explosifs improvisés.

Dans la base, elle s’est fait connaître (et apprécier) pour avoir improvisé un barbecue avec un fût en acier, et pour avoir cuisiné des steaks pour son équipe – une pause bienvenue face aux rations.

Du travail de renseignement et de mentorat en Afghanistan, au maintien de la paix en Égypte, en passant par le soutien aux enquêtes au Koweït et les opérations d’évacuation à Kandahar, chaque mission a nécessité de nouvelles compétences.

Le coût du service

With each deployment, Harris focused on protecting others and adapting quickly to new situations. As many Veterans know, years of physically demanding deployments can leave lasting injuries on body and mind.

In recent years, she has undergone two knee replacements and a hip replacement for service-related injuries.

She is healing from her injuries with support from Veterans Affairs Canada’s programs and services.

“It all made me a stronger person,” she said. “Some of the things I saw, I wish I hadn’t. But that’s what I signed up for.”

Boucler la boucle

Aujourd’hui, la caporale Harris achève sa carrière là où elle a commencé – au sein du 13e Peloton de police militaire, où elle dirige une équipe de 25 personnes.

Elle encadre les jeunes et les encourage à saisir les occasions comme elle l’a fait par le passé.

« Deux membres de mon équipe seront envoyés en Lettonie, déclare‑t‑elle fièrement. Je leur dis : Allez-y! Profitez de cette expérience! »

Quand elle repense à ses vingt années de service, la caporale Harris n’a aucun regret.

« J’ai pu voyager à travers le monde et aider les gens par la même occasion, avec un plaisir renouvelé chaque jour », conclut-elle.

Peggy Harris figure sur l’affiche des Forces armées canadiennes au Moyen-Orient pour 2026.

Avec courage, intégrité et loyauté, Peggy Harris laisse sa marque. Elle est une vétérane des Forces armées canadiennes. Découvrez d’autres histoires.