10 décembre 2025
13 h – 15 h (HE)
Réunion virtuelle – Microsoft Teams
Membres du Groupe consultatif sur la santé et le bien être
- Sergent (à la retraite) Michael Blais, Groupe de défense des intérêts des anciens combattants canadiens (coprésident)
- Dave Gallson, Société pour les troubles de l’humeur du Canada
- Sergente (à la retraite) Alannah Gilmore
- Adjudant (à la retraite) Craig Hood, Légion royale canadienne
- Caporale (à la retraite) Victoria Jonas
- Capitaine (à la retraite) Tarik Kadri (coprésident)
- Stewart Madon, Ph. D, Société canadienne de psychologie
- Dr Don Richardson, Association des psychiatres du Canada
Absents
- Sergent (à la retraite) Chuck Isaacs, Aboriginal Veterans Society of Alberta
- Caporal (à la retraite) Dennis MacKenzie, Brave and Broken
- Adjudant (à la retraite) Brian McKenna
- Capitaine (à la retraite) Robert Thibeau, Aboriginal Veterans Autochtones
- Gail Wideman, Ph. D., Cercle canadien du leadership pour les familles des militaires et des vétérans
- Dr Brent Wolfrom, Université Queens
Représentants d’Anciens Combattants Canada
- Tabitha Stubbs, directrice générale p. i. (coprésidente d’ACC)
- Jeff Gallant, gestionnaire, Engagement communautaire
- Amy MacDougald, analyste principale, Engagement communautaire
- Craig DesRoches, gestionnaire de projet/d’initiative, Engagement communautaire
- Charlene Pascal, agente des communications, Engagement communautaire
- Elizabeth Hughes, agente de projet, Engagement communautaire
- Noah Ellis, adjoint aux opérations de projet, Engagement communautaire
- Sharlene Pilon, conseillère stratégique, Services aux vétérans et Gestion du Secteur
Représentant du ministère de la Défense nationale
- Capitaine Wade Brockway, Forces armées canadiennes
Observatrice
- Sonia Poirier, Bureau de l’ombud des vétérans
Mot de bienvenue et reconnaissance des terres ancestrales
La coprésidente d’ACC entame la réunion en souhaitant la bienvenue aux membres du groupe consultatif et en encourageant tous les participants à s’exprimer dans la langue de leur choix. La coprésidente d’ACC procède à la reconnaissance des terres ancestrales. Le groupe accueille deux nouveaux participants et les membres se présentent individuellement sous forme de table ronde. La coprésidente d’ACC rappelle aux membres de s’exprimer à tour de rôle afin d’assurer une communication fluide et une participation équitable. Elle les encourage également à faire des pauses au besoin.
Les coprésidents des membres passent en revue l’ordre du jour et expliquent le déroulement des séances en petits groupes. Ils encouragent les membres à se concentrer sur les sujets retenus en vue de préparer une recommandation qui sera présentée à la ministre.
Les membres du groupe consultatif forment deux petits groupes afin de discuter plus en détail des deux principales priorités du groupe.
Petit groupe 1 : Améliorer la capacité d’accès aux professionnels de la santé et des services sociaux
Le coprésident des membres présente brièvement les sujets de recommandation abordés lors de la réunion précédente. Le groupe discute de l’ordre de priorité des points, en mettant l’accent sur des résultats rapides avant des objectifs plus ambitieux.
Les membres font valoir l’importance de la formation des professionnels (p. ex. : conseillers et psychologues) afin d’améliorer les soins offerts aux vétérans et aux vétéranes, et soulignent les besoins particuliers de ces derniers par rapport à ceux du grand public. Ils proposent une approche progressive pour élargir le réseau professionnel/communautaire.
Le groupe convient du cadre suivant pour les recommandations :
Accès à la santé et au bien-être
- Établir des partenariats avec des organisations reconnues afin de prioriser l’accès aux médecins et aux psychiatres.
- Éliminer la nécessité d’obtenir une recommandation d’un médecin généraliste et permettre aux vétérans de consulter directement, ce qui pourrait réduire leur temps d’attente, et améliorer leur accès aux soins et leurs résultats médicaux.
- Accroître le nombre de personnes autorisées à remplir les formulaires d’ACC et à faire des recommandations.
- Établir des critères cliniques plutôt que des limites strictes pour les traitements financés par ACC.
- Proposer d’accorder aux vétérans un fonds de bien-être annuel qu’ils pourraient utiliser pour des services de bien-être autogérés, tels que la naturopathie, l’équithérapie et un abonnement à une salle de sport.
Élargir le réseau de soutien professionnel pour les vétérans.
- Faire évoluer le processus de formation et le soutien par les pairs pour en faire un cercle de soins.
- Inciter les professionnels à travailler avec des vétérans. ACC offre des programmes de perfectionnement professionnel et de formation continue gratuits ou à faible coût, similaires à ceux qui sont proposés par l’Institut Atlas pour les vétérans et leur famille, qui proposent des formations et des certifications gratuites sur l’ESPT, la gestion de la colère, etc., y compris des crédits de formation continue pour les professionnels.
- Assurer un soutien et suivre une approche par étapes à l’égard des soins – minimiser la surcharge de travail des professionnels de la santé en dehors de leur champ de compétence et de leur domaine d’activité.
Logement
- Suggérer que l’allocation des fonds pour l’initiative Maisons Canada prévoit qu’un pourcentage soit alloué au logement spécialement destiné aux vétérans et aux vétéranes, ainsi qu’à des services de soutien complets, afin de créer des logements sans obstacle.
Petit groupe 2 : Améliorer la disponibilité et la compréhension des soins spécialisés requis en lien avec les expositions des militaires dans l’exercice de leurs fonctions
Le groupe discute de l’exposition professionnelle des militaires à des matières nocives pendant leur service. Les membres reconnaissent que la nature de l’exposition des militaires ne doit pas être comparée à celle des civils, car les conditions sont différentes en ce qui a trait aux niveaux de toxicité, à la durée de l’exposition et à l’intensité de la substance.
Les FAC accordent une grande importance à la protection de la santé physique et mentale de leurs membres, au suivi des expositions potentielles aux dangers et à la réalisation de recherches continues pour comprendre les risques connexes pour la santé. Bien qu’il ne soit pas toujours possible de prévenir toutes les expositions, la question de la meilleure façon d’établir un lien entre les problèmes de santé et le service, que ce soit par causalité directe ou par forte association, est abordée. Les participants soulignent que les recherches canadiennes fondées sur des données probantes, ainsi que les résultats de pays alliés, pourraient contribuer à établir des affections présumées, à l’instar de l’approche adoptée par le Département des Anciens combattants des États-Unis. Les recherches menées par les pays alliés concernant les expositions pourraient également être mises à profit par ACC pour étayer les affections présumées.
Les membres discutent de la nécessité de fournir à ACC une liste des incidents d’exposition opérationnelle à chaque étape de la carrière d’un membre des FAC afin de faciliter le processus décisionnel, car les lacunes en matière de sensibilisation médicale constituent un obstacle à la santé globale des vétérans et des vétéranes.
Compte rendu des séances en petits groupes et discussion sur les prochaines étapes
Après les séances en petits groupes, les membres se réunissent en séance plénière pour présenter un résumé de leurs discussions.
En ce qui concerne l’amélioration de l’accès aux professionnels de la santé, les membres sont favorables à l’ajout d’un identifiant « vétéran » sur les cartes de soins de santé.
La coprésidente d’ACC présente les autres priorités établies lors des réunions précédentes. Les membres discutent des priorités et la conversation porte naturellement sur trois sujets :
- Examiner les normes de soins et formuler des recommandations visant à enrichir les mesures de soutien pour les familles.
- Explorer les besoins à long terme des vétérans et des vétéranes à mesure qu’ils vieillissent.
- Examiner les obstacles auxquels se heurtent les vétérans et vétéranes pour obtenir des soins à domicile et maintenir leur autonomie.
Le groupe discute des suggestions concernant la possibilité pour les gestionnaires de cas d’ACC de suivre une formation spécialisée sur la manière d’apporter un soutien aux familles qui ont perdu des êtres chers à la guerre, et aux familles de vétérans vivants ayant subi des blessures catastrophiques et atteints de troubles de santé mentale graves. Le groupe estime qu’il serait utile de créer au sein d’ACC une unité dédiée aux familles et aux vétérans gravement touchés. Cette unité pourrait aider les familles à surmonter les difficultés liées à la santé mentale et physique grâce à ses connaissances spécialisées.
Les soins de longue durée pour les vétérans relèvent dans la plupart des cas de la responsabilité des provinces et des territoires et pourraient être améliorés, dans la mesure où certains professionnels de la santé ne sont pas équipés pour fournir des soins optimaux aux vétérans et aux vétéranes. De nombreux professionnels de la santé ne disposent pas des soins spécialisés ou de l’expertise nécessaires pour s’occuper spécifiquement des vétérans, ce qui est préoccupant pour l’avenir.
Certains membres suggèrent qu’ACC pourrait envisager de rétablir des établissements fédéraux de soins de longue durée dédiés aux vétérans, éventuellement en s’associant à un organisme externe et en lui fournissant des fonds afin d’améliorer les soins qui sont offerts aux vétérans vieillissants.
Le groupe convient de la nécessité de réévaluer la définition des personnes admissibles aux lits retenus par contrat d’ACC dans les établissements de soins de longue durée.
Un membre soulève en outre la question des équipements spécialisés et des rénovations souvent coûteux qui peuvent être nécessaires pour les vétérans gravement blessés. On suggère qu’ACC se penche sur les limites de dépenses associées à l’adaptation des logements et aux autres éléments nécessaires pour soutenir l’autonomie des vétérans et des vétéranes.
Mot de la fin
La coprésidente d’ACC résume les points clés abordés et les thèmes qui constitueront le fondement de leurs principales recommandations.
Les coprésidents des membres encouragent tous les participants à réfléchir aux discussions d’aujourd’hui et à soumettre leurs commentaires aux coprésidents par courriel.