Description
M. Boudreau a terminé son entraînement mais il est retenu à Fredericton pour enseigner l’entraînement de base aux nouveaux. Sa santé est grandement affectée et sa chance de participer activement à la guerre aussi.
Paul Boudreau
Paul Boudreau est né au Nouveau-Brunswick à Sainte-Anne-de-Kent dans une grande famille. Il a été élevé sur une ferme et travaillait dans les bois comme bûcheron. Il s’est engagé dans l’armée pour aider la famille à subvenir à ses besoins. Il a fait sa formation militaire de base à Fredericton au Nouveau-Brunswick et étant un bon artilleur, il a été retenu pour instruire les recrues. Malheureusement, sans casque protecteur, il a perdu une partie de son ouïe et sa vue a été affectée lors d’entraînements en chambres à gaz. Cela a eu pour conséquence que, le moment venu, il n’a pas pu aller au front.
Transcription
Donner sa santé à l’arméeQuand j’ai fait mon training, j’étais sharp shooter, pis c’est pour ça qui m’avont pris pour montrer aux autres comment tirer l’fusil. Ben, y avait… tu vas apprendre que le bren gun c’était un fusil, que tu allais su’ la gâchette, pis c’était un magazine qui virait. Ça virait… À tous les cartouches, ça virait, ça virait, jusqu’à temps qu’y ait plus d’cartouches dedans. Pis c’était pas tranquille ça là pour mes oreilles. Le rifle non plus, l’revolver non plus, tout’ les fusils étaient bad. On aurait dû avoir de quoi su’ les oreilles. On n’avait pas.Le soir ça continuait dans ma têteCa f’sait tout l’temps du train, tout l’temps du train. J’entendais tout l’temps un coup d’fusil.Les chambres à gaz sans masqueÀ la guerre, c’tait mieux tu rentrais là avec pas d’masque là. Tu l’avais là, là. Ben, fallait rien qu’tu le mettes quand qu’t’en avais d’besoin. Y fallait « trainer » pour ça. Pis là, j’ai vu qu’j’avais mal aux yeux, pis j’avais pas les yeux pour traverser d’l’autre bord. Pis j’avais pas la santé d’traverser d’l’autre bord à cause que… J’ai rentré là A-1 et j’ai sorti… la dernière catégorie. C’est le temps d’aller à la guerrePis là, ça a venu que j’entendais plus d’une oreille. Pis j’pouvais p’us faire quoi c’que y auriont voulu que j’fasse dans l’armée. Mais j’avais l’choix d’rester dans l’armée. Y m’auriont donné un autre stripe pour travailler j’sais pas où. Mais j’ai pas « farfiné » avec ça, j’ai sorti au bout de trois ans.
Catégories
Donner sa santé à l’armée
Médium
Video
Propriétaire
Veterans Affairs Canada
Guerre ou mission
Seconde Guerre mondiale
Emplacement géographique
Canada
Personne interviewée
Paul Boudreau
Branche
Armée
Unité ou navire
Le Corps royal d'intendance de l'Armée canadienne
Military Rank
Caporal
Occupation
Instructeur en artillerie
Durée
2:01