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À mesure que les villes canadiennes se sont engagées dans les efforts de guerre, leurs populations et leurs industries se sont transformées ou déplacées, parfois de manière spectaculaire. Montréal était l’une des plus grandes villes du Canada durant la seconde moitié du XXe siècle. Elle est située à un endroit stratégique dans le fleuve Saint-Laurent et reliée à un réseau de chemins de fer et de voies de navigation. La métropole a contribué dans une large mesure aux efforts de guerre du Canada durant les Première et Seconde Guerres mondiales.

Dans la deuxième partie de Villes à l’appui des Forces canadiennes, nous voyons de quelles manières la ville s’est adaptée aux chambardements provoqués par les conflits mondiaux.

Une ville divisée par les conflits

Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, Montréal était une ville marquée par des divisions profondes sur le plan culturel et linguistique. Beaucoup de francophones et d’anglophones percevaient la participation du Canada sous des angles très différents. Pour une bonne part, les locuteurs de langue anglaise étaient d’ardents partisans de l’effort de guerre britannique. De leur côté, les locuteurs de langue française montraient plus d’ambivalence. Les journaux en anglais et en français ont publié des débats houleux concernant le rôle du Canada en temps de guerre et la conscription – le service militaire obligatoire. Des manifestations publiques contre ces questions – surtout la conscription – ont également eu lieu tout au long de la guerre.

De plus, Montréal était alors aux prises avec des taux de chômage saisonnier très élevés. Même durant la première année du conflit, lorsque la ville a commencé à signer des contrats de construction navale et à exécuter d’autres travaux liés à la guerre, il n’y avait pas suffisamment de travail pour tous. Toutefois, l’économie de guerre allait bientôt être relancée, et l’emploi a augmenté. Les usines de munitions et les autres industries produisant des matériaux pour l’effort de guerre des Alliés ont procuré des emplois à des dizaines de milliers d’habitants.

La guerre fait rage de nouveau

Dans l’entre-deux-guerres, la Grande Dépression a durement frappé Montréal. Le gouvernement et les industriels ont vite réagi lorsque la guerre a éclaté de nouveau.

Sous l’impulsion du gouvernement fédéral pendant la Seconde Guerre mondiale, nombre d’usines se sont lancées dans la construction de véhicules militaires et d’aéronefs ainsi que la fabrication d’armements. Les usines Angus du Chemin de fer Canadien Pacifique et la Montreal Locomotive Works ont construit des chars d’assaut. À la fin de la guerre, elles en avaient produit plus de 5 200. La Montreal Locomotive Works a également fabriqué plus de 2 000 canons automoteurs Sexton. À Verdun, une collectivité proche de Montréal, l’usine de la Dominion Industries Limited employait des milliers de travailleurs. Étonnamment, cet établissement allait produire plus de 1,5 milliard de munitions pour armes légères pendant que la guerre battait son plein.

Une ville plus unie

À Montréal, les esprits avaient tendance à être moins ombrageux au cours de la Seconde Guerre mondiale que de la Première. Après les moments difficiles de la Grande Dépression dans les années 1930, l’économie est repartie et les nuits de Montréal en faisaient une destination prisée des soldats en permission.

Bien que l’époque fût agitée, Montréal est sortie de la guerre plus forte et dynamique qu’à son déclenchement. Les industries qui avaient prospéré durant les deux guerres ont permis à Montréal de maintenir et de renforcer son statut en tant que l’une des villes les plus importantes du Canada.

Pour en apprendre davantage à propos de l’histoire militaire du Canada et de la perpétuation du souvenir tout au long de l’année.

Date de publication : 2020-02-10


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