L’histoire de John

John O’Neill et sa femme Tracy parlent de leur expérience concernant la préparation de John à quitter les forces militaires.

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John O’Neill et sa femme Tracy

Les états de service de John O’Neill sont une carte des endroits où les militaires canadiens ont fait une réelle différence au cours des deux dernières décennies. La Bosnie en 1998. Le Kosovo en 1999. L’Éthiopie et l’Érythrée en l’an 2000. L’Afghanistan en 2007 et encore une fois en 2010.

Ces endroits sont toujours évocateurs dans l’esprit des Canadiens, parfois de souvenirs troublants. John y était.

Aujourd’hui, alors qu’il se prépare à prendre sa retraite de l’armée comme adjudant maître (« pas trop mal », dit-il), John porte toujours ces souvenirs en lui, ainsi que les cicatrices physiques que lui ont laissées 24 années de service militaire. Une cheville fracturée pendant un exercice de parachutiste. Un coude brisé pendant un entraînement physique. Une blessure au cou sérieuse subie au cours d’une embuscade en Afghanistan.

Le cheminement mental

Bien que ces traumatismes physiques perdurent, ce sont les blessures émotionnelles qui sont les plus problématiques pour John et sa famille. John a reçu un diagnostic de trouble de stress post traumatique en 2014. Ce diagnostic a été posé il y a quatre ans, mais John croit développer cet état depuis un bon moment.

« Je pense que ça s’accumule tout au long de la carrière. C’est un poids qu’on porte sans s’en occuper. Je ne sais pas vraiment s’il y a un incident déclencheur, dit-il. Il y en a probablement quelques-uns. »

Le parcours jusqu’à maintenant a été une « montagne russe d’émotions » pour John, sa femme Tracy et leurs trois enfants : Keely, 17 ans, Avery, 12 ans, et Ty, 10 ans. Il a continué à travailler pendant environ un an et demi après avoir reçu son diagnostic, a obtenu une promotion et il a été fait membre de l’Ordre du mérite militaire. « Vous vous mettez à penser à toutes sortes de choses. Je vais être libéré du service militaire. J’ai une jeune famille. Mais, une fois que vous avez fait vos recherches et trouvez tout ce qui est disponible et parlez avec Anciens Combattants Canada, vous commencez à comprendre que ce n’est pas la fin du monde, d’être libéré. »

John souligne qu’une intervention rapide est la clé d’une transition réussie. « Il y a beaucoup trop de soldats qui sont aux prises avec ça et il faut intervenir auprès d’eux le plus tôt possible. »

Aide à la famille

Tracy affirme que les familles doivent être mieux outillées pour aider leurs proches à s’adapter à la vie après le service.

« Il est revenu à la maison, mais on ne m’a pas donné l’information dont j’avais besoin pour l’aider, dit-elle. Je ne savais pas ce que je devais faire pour l’appuyer. »

Tracy explique qu’il existe des ressources, qu’elle n’en avait simplement pas connaissance. Par exemple, quand elle a appris que son Centre de ressources pour les familles des militaires local offrait un cours de premiers soins en santé mentale, elle s’est empressée de s’inscrire. « Je ne savais même pas que le SSBSO (soutien social aux blessés de stress opérationnel) existait. Maintenant, j’ai l’impression d’avoir beaucoup de ressources à portée de main, mais c’est le jour où il est revenu à la maison que j’en avais vraiment besoin. »

John rencontre un gestionnaire de cas d’Anciens Combattants Canada pour s’informer des prestations et des services qui sont disponibles pour lui et sa famille en matière d’éducation, de formation et de consultation psychologique, entre autres choses. Tracy et lui ne savent pas ce que leur futur leur réserve à long terme, mais, à mesure que sa retraite approche, John reste positif.

« Passer un instant avec une personne, la laisser vous donner un peu de réconfort, vous dire que vous n’êtes pas seul, ça vous fait chaud au cœur »

En racontant son histoire, John fait partie des nombreux vétérans qui nous aident à améliorer sans cesse nos processus et la façon dont nous diffusons notre information. Nous savons que nous devons en faire plus pour améliorer le soutien offert aux vétérans et aux membres de leur famille. Nous remercions John et Tracy d’avoir fait part de leur expérience et nous espérons que cette histoire aura permis à vous et à votre famille d’en apprendre davantage sur les services disponibles pendant votre transition. Merci John!

Date de publication : 2018-10-10

Sources : John O'Neill, adjudant-maître; SALUT!


portrait de John O'Neill

John O'Neill, adjudant-maître

Années de service : 24

Âge : 42 ans

Groupe : Infanterie

Ville natale : Collingwood (Ontario)

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